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Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t671-POUR-QUELQU-UN-QUI-SE-RECONNAITRA.htm
salamo 3alaykom
pour les personnes lise al curan karim qui cherche qlq qui metrise riwayat warsh je suis la pour t'aide
harogato
salam
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t670-al-curan-karim-riwayat-warsh.htm
A quand l’interdiction des groupes paramilitaires de l’extrême-droite juive qui sévissent en France ?
Cela continue et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Des groupes terroristes comme le Betar et la Ligue de Défense Juive (LDJ), qui s’entraînent militairement dans des locaux connus de la police, et qui agressent régulièrement des manifestations pacifistes ou se livrent à des ratonnades, sont tolérés par le gouvernement français malgré leur dangerosité. Ils suscitent nécessairement la formation de bandes constituées de jeunes qui en ont assez de se faire attaquer et qui ne demandent qu’à en découdre. Crier à l’antisémitisme quand un jeune nervis juif, qui a plusieurs agressions à son actif, se fait à son tour rouer de coups, c’est couvrir une fois de plus les agissements de ces groupes violents au lieu de de prendre la seule mesure qui s’impose : l’interdiction !
Ci-dessous un article pertinent d’Olivier Bonnet, journaliste indépendant qui épingle sur son blog les réactions des politiques et des médias qui crient comme d’habitude à l’antisémitisme, pour mieux cacher la réalité des faits. Déjà en avril 2002, un de ces nervis juifs avait poignardé un commissaire de police qui tentait de s’opposer à une ratonnade organisée par le Betar et la LDJ, place de la République à Paris. Ce policier soigné pendant plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital Saint-Antoine, avait dû retirer sa plainte contre le jeune nervis qui l’avait agressé et qui avait été arrêté. Une intervention des plus hautes instances juives en sa faveur avait permis de relâcher ce terroriste, et le commissaire avait été muté dans une autre région.
On apprenait il y a quelques mois que ce même dangereux raciste, qui était allé se faire oublier en Israël, avait égorgé un chauffeur de taxi palestinien à Jérusalem, question de se "faire un arabe".
La liste des agressions commises en France depuis plusieurs années par les nervis de Bétar et de la LDJ serait trop longue à dresser : militants blessés, locaux saccagés, appels au lynchage... La police la connait parfaitement, mais elle obéit aux ordres du gouvernement : ne pas intervenir. Le sentiment d’impunité est tel, de ce fait, chez ces bandes de voyous fascistes qu’ils se permettent même d’aller menacer et narguer, à l’intérieur du Palais de Justice de Paris, leurs victimes quand elles portenet plainte !
Donc, Rudy Haddad, présenté comme un pauvre petit juif à kippa, qui ne faisait de mal à personne, est en fait une victime de ses propres exactions. Il est connu des services de police pour différentes agressions, notamment au sein du parc de Bercy que le maire de Paris, Bertrand Delanoe, a choisi de transformer en terrain d’affrontements, en affichant des portraits géants à la gloire de trois soldats de l’armée d’occupation israélienne.
Ci-dessous un article pertinent d’Olivier Bonnet, journaliste indépendant qui épingle sur son blog les réactions des politiques et des médias qui crient comme d’habitude à l’antisémitisme, pour mieux cacher la réalité des faits.
A noter : Olivier Bonnet sera à la librairie Résistances (http://www.librairie-resistances.com ) mercredi 2 juillet prochain à 19 H 30 pour la présentation de son dernier livre : "Sarkozy, la grande manipulation".
"Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique
Où il est question de l’agression d’un jeune juif, présenté d’abord comme victime innocente, tabassé parce que porteur d’une kippa, avant que l’on ne s’aperçoive que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Rudy H. est-il proche du Betar et de la Ligue de défense juive ? Que sont ces groupuscules ? Comment son agression s’est-elle déroulée ? Les médias ont-ils été manipulés ? Pourquoi les politiques se sont-ils empressés de crier à l’antisémitisme ? Enquête.
Il y avait aussi des actions plus musclées, comme la protection des manifestations. On débarquait en scooter, casques sur la tête. On encerclait les opposants à nos idées et, à coups de matraque ou à mains nues, on les tabassait. J’ai participé à plusieurs actions dont la presse a parlé. Aujourd’hui, à cause de ça, je suis sous contrôle judiciaire pour violence en réunion" : ainsi parle Mickaël Tolédano, ancien membre du Betar, interviewé par le site Recherches sur le terrorisme. Le Betar ? Un mouvement de jeunesse ultrasioniste effectivement connu pour ses pratiques violentes. Le jeune Rudy H., laissé sur le carreau dans le coma, le 21 juin dernier, après avoir été tabassé square Petit, dans le XIXè arrondissement de Paris, en était-il proche ? Oui, d’après Le Figaro : "Selon des sources informées, il est proche de la Ligue de défense juive comme du Betar, ce dont se défendent ces mouvements". La LDJ, c’est le Betar en pire : cette organisation est interdite, car considérée comme terroriste, aux États-Unis et même jusqu’en... Israël ! Qu’elle soit autorisée en France ne lasse du reste pas d’étonner. Un de ses militants, Anthony Attal, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour sa participation à l’agression de quatre étudiants d’extrême gauche de l’Association générale des étudiants de Nanterre, perpétrée le 30 décembre 2003 à l’intérieur même du tribunal administratif de Paris. Un autre de ces extrémistes, du Betar - les frontières entre les deux groupuscules sont poreuses -, Joseph Ayache, a été pour sa part condamné en août 2004 à quatre mois de prison ferme pour agression raciste (celle de militants pro-palestiniens et d’organisations pacifistes juives, lors d’une manifestation devant le siège de la délégation palestinienne en France à Paris). Le président du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouloud Aounit, fut lui aussi agressé le 13 novembre 2003. Signalons également les attaques contre l’intellectuel d’extrême droite Alain Soral en 2004 (dans une librairie où il dédicaçait son livre) et contre l’humoriste Dieudonné en 2005 (dont on pense par ailleurs ce qu’on veut). Pire, le 7 avril 2002, en marge d’une manifestation organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France "contre le terrorisme et l’antisémitisme avec Israël pour la paix et sa sécurité", un policier avait été poignardé, un crime attribué à un membre du Betar, jamais interpellé. Des scènes de ratonnades se sont aussi déroulées dans le sillage de la manifestation du 26 février 2006 en hommage à Ilan Halimi, assassiné par Fofana et le "gang des barbares". Le 15 mai dernier encore, 25 nervis de la LDJ ont agressé 5 personnes fermant le Centre international de culture populaire, où est par exemple domiciliée l’Union Juive française pour la paix, au terme d’une conférence sur la Palestine. Voyez le genre d’énergumènes. Mais à ce stade de l’enquête, restons prudent à propos de la fréquentation ou pas par Rudy H. de ces groupuscules extrémistes.
Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il était "connu des services de police", suivant la terminologie usuelle : il a été interpellé, en compagnie de deux camarades, pour "violences volontaires avec arme par destination" (son casque de scooter) et placé en garde à vue à la suite d’une manifestation en faveur des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah organisée en décembre dernier. Et les policiers ont retrouvé sur les jeunes hommes des "projectiles de défense" et des poings américains, comme le narre Le Figaro. Rudy H. n’est donc pas un ange. Or la présentation de son agression par les médias a d’abord laissé croire à une victime innocente frappée au hasard, comme dans l’article du 22 juin de Libération, Un jeune juif entre la vie et la mort après avoir été lynché, qui donne la parole à Raphaël Haddad, le président de l’Union des étudiants juifs de France, qui "considère que les agresseurs ont voulu « fracasser le premier juif qui leur tombait sous la main ». 20 minutes écrit pour sa part : "Samedi, vers 20 h, un jeune homme de 17 ans a été violemment agressé par une bande d’ados alors qu’il marchait, seul, dans le 19e arrondissement de Paris. « Comme tous les jours de shabbat, il portait la kippa », a expliqué son père à RTL, convaincu « à 90% » que c’est pour cela qu’il a été frappé." Le Parisien présente quant à lui l’affaire ainsi : "Coiffé d’une kippa, ce mineur âgé de 17 ans appartenant à la communauté loubavitch, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis), sortait de chez un ami, vers 20h 30, pour se rendre à la synagogue de la rue Petit (XIXe), lorsqu’il a été stoppé par une quinzaine d’adolescents âgés de 15 à 18 ans. « D’origine maghrébine et africaine, ces jeunes, probablement du quartier, l’ont frappé à la tête avec des béquilles », précise une source proche du dossier. « Ils se sont attaqués à lui parce qu’il est juif, estime Ariel Goldman, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), présent hier sur le lieu de l’agression. Aujourd’hui, c’est toute la communauté qui est sous le choc. » Décrit par ses proches comme un « gentil garçon de constitution assez fluette », Rudy est scolarisé en deuxième année dans une école de plomberie. Ses parents, rassemblés hier devant l’entrée de l’hôpital Cochin (XIVe ) avec une trentaine de proches, ne comprenaient toujours pas ce qui a motivé « tant de violence » sur un jeune « seul et sans défense". Le Monde enfin livre une version semblable : "Le jeune Rudy H., 17 ans, portait un jean, un tee-shirt et une kippa. Il était seul lorsqu’il a été violemment agressé, samedi 21 juin, aux alentours de 19 heures, rue Petit, dans le XIVe arrondissement de Paris, en se rendant à la synagogue. Les témoins n’ont rien entendu, rien compris. Ils ont juste vu une quinzaine de jeunes hommes d’origine africaine et nord-africaine s’acharner sur le jeune homme et le rouer de coups de pieds, de poings, avec une béquille. L’un de ces témoins a décrit un agresseur sautant à pieds joints sur la victime." Comment dès lors ne pas se scandaliser d’une telle agression, sauvage et raciste ? C’est du reste ce que s’empresse de faire avec une belle unanimité la classe politique, au premier rang de laquelle nos gouvernants, rivalisant d’indignation, du président Nicolas Sarkozy au Premier ministre François Fillon, en passant par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ou celle de la Justice Rachida Dati.
Or il semble bien que chacun soit tombé dans le piège de la pauvre victime qui n’avait rien fait qu’être juive. Outre les révélations du Figaro sur les drôles d’accointances de Rudy H., les événements de ce 21 juin ne se seraient pas exactement déroulés comme les journaux les ont racontés ci-dessus. Cité par Le Point, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, livre une toute autre version, précisant que l’agression s’est produite "au terme d’une échauffourée opposant une bande d’une vingtaine ou 25 jeunes appartenant à une bande de jeunes noirs à des jeunes européens, dits de la communauté juive en nombre nettement inférieur. Ces jeunes prennent la fuite, l’un d’entre eux (Rudy, ndlr) s’est retrouvé dans un voie sans issue pour lui. Il s’est retrouvé bloqué contre le portillon du square puis bloqué entre deux véhicules où il s’est fait rouer de coups". Le patron du bar tabac situé à 50 mètres du square, interrogé par RTL, a vu toute la scène et il est formel : le jeune homme n’allait pas à la synagogue mais "au front", pour se battre. "J’ai vu passer une vingtaine de jeunes juifs très excités, ils disaient « on va les taper, on va les niquer ». Ils sont allés vers le square et la bagarre a commencé", a-t-il rapporté à l’AFP, cité par L’internaute. Son récit est complété par l’un de ses clients : "J’ai entendu des cris, je me suis mis à la fenêtre et j’ai vu des gens éparpillés dans le square qui se battaient, ça courrait partout, au début il y a plus de juifs que de noirs, puis d’autre noirs sont arrivés et le rapport de force s’est inversé, et les juifs sont partis, abandonnant un de leurs copains. Le seul qui est resté est un jeune juif tombé entre deux voitures, il a été frappé, un type lui a sauté à deux pieds dessus." L’altercation était la troisième de la journée entre ces bandes et Rudy H. avait déjà été impliqué dans l’une d’elles. Il s’agit par conséquent d’un enchaînement de représailles et contre-représailles. Pas question d’excuser ceux qui se sont acharnés sur Rudy H., évidemment, mais on obtient au final, en lieu et place d’une victime innocente, un petit voyou tombé à l’occasion d’une bagarre entre bandes. Et nos politiques ont comme d’habitude parlé trop vite. Le pire étant que, même une fois les faits rétablis, ils maintiennent leur dénonciation d’une agression antisémite, alors qu’on a vu que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Ainsi Sarkozy, qui se dit "particulièrement choqué de ce qui est arrivé à un jeune Français, sous prétexte qu’il portait une kippa". Non, Monsieur le président ! Il a été tabassé parce qu’il avait participé à une expédition punitive pour se venger d’une première bagarre. Mais évidemment, cette version est moins efficace pour cajoler l’opinion communautariste juive, dont on sait qu’elle est toute acquise à Sarkozy. En quatre mots pour conclure : démagogie et récupération politicienne.
PS : sur le Betar et la LDJ, voir les dossiers consacrés à ces groupuscules par le blog Libre Cours et l’Observatoire du communautarisme.
PS 2 : la librairie parisienne Résistances a elle aussi été prise pour cible par la LDj, ce qui me rend d’autant plus fier d’y être convié le 2 juillet pour un débat où je présenterai mon livre, Sarkozy, la grande manipulation. Je vous en reparlerai.
http://www.plumedepresse.com/spip.php ?article318
CAPJPO-EuroPalestine
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t669-A-quand-l-interdiction-des-groupes-paramilitaires-de-l-extreme-droite-juive-qui-sevissent-en-France.htm
Rappel des faits :
Dans L’Express du 29 mai 2008, Brice Hortefeux reprenant à son compte les allégations vieilles d’un an, formulées le 30 juin 2007 par l’hebdomadaire Marianne et Alain Finkielkraut, prétend que, jouant sur les subtilités de la langue française, notre porte-parole a qualifié de « sous-chiens », ceux que l’on désigne communément comme « Français de souche ».
Dan
s la foulée, l’UMP rend public le 1er juin 2008 un communiqué dans lequel elle félicite Brice Hortefeux d’avoir dénoncé « les propos empreints de racisme, prononcés par la porte-parole du MIR » qu’elle compare à ceux de Jean-Marie Le Pen.
Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI au cours duquel il est interpellé sur l’agressivité du MIR, Brice Hortefeux, récidive, affirmant cette fois : « Que l’on soit Français ou d’ailleurs, étranger, on doit respecter le territoire qui vous héberge, qui vous accueille, qui vous nourrit… ». « J’ai donc signalé au Garde des Sceaux les propos de ce mouvement afin qu’il examine quelles sont les conséquences que l’on peut en tirer ». « Quand on professe le combat contre le racisme, poursuit-il, eh bien on ne le promeut pas ». Il ajoute, enfin, que le « risque » de racisme existe « à l’égard de certaines communautés en fonction de leur peau (….) mais le risque existe aussi à l’égard de la communauté nationale. »
Le 15 juin 2008, le ministre s’en prend à nouveau au MIR, cette fois sur Radio J.Pressé par les journalistes de se prononcer sur l’éventualité de poursuites judiciaires, il réitère sa conviction qu’il y a bien eu jeu de mot et que sa vigilance est totale.
Récapitulons : Si l’on comprend bien les propos de Brice Hortefeux, il y aurait seulement un « risque » de racisme en France envers les Noirs, les Arabes et les musulmans, lesquels sont en outre distingués de la « communauté nationale », quand bien même ils sont français. Dont acte, Monsieur le ministre ! Il nous est dit également que les Noirs, les Arabes et les musulmans sont, en France, hébergés, accueillis et nourris (blanchis ?), quand bien même ils sont français. Re-dont acte, Monsieur le ministre ! Enfin, nous apprenons, bien que les propos et les activités du MIR sont légaux, publics et transparents, que nous serions dans le collimateur des services de police et de la justice. Cette méthode d’intimidation éculée que nous interprétons comme une atteinte à la liberté d’expression ne nous impressionne pas. En revanche, nous sommes profondément choqués de l’opportunisme de cette cabale au moment où la France, s’apprêtant à présider le Conseil de l’Union Européenne, tente d’ériger comme modèle sa législation anti-immigrés.
Quant à nous, nous n’en appellerons pas à la Garde des sceaux ni à un quelconque tribunal ; mais à l’opinion publique démocratique que nous voulons prendre à témoin. C’est pourquoi, Monsieur le ministre de la République, le MIR se tient à votre disposition pour tout débat ou confrontation publique sur la question du racisme en général et sur votre bilan à la tête du ministère de l’indigénat en particulier.
Paris, le 20 juin 2008, Le MIR
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t667-Face-au-MIR-Hortefeux-fait-front-national.htm
Adhérez au....
Comité de défense de la parole des immigrés et des populations des quartiers
A l’initiative de l’écrivain martiniquais Raphaël Confiant, un "Comité de défense de la parole des immigrés et des populations des quartiers" est en train de se constituer. Il s’agit d’une structure à vocation pérenne dont l’objectif principal est de riposter, au plan médiatique, aux attaques dont sontl’objet, de manière récurrente, les propos et les actions des différentes associations défendant ces catégories de la population. Ceux et celles qui voudront y adhérer devront envoyer leurs nom, prénom, profession et pays à l’adresse du site-web du MIR : redaction_indigenes@yahoo.fr
A côté des vexations, exactions et autres violations de leurs droits les plus élémentaires que subissent régulièrement les fils et filles d’immigrés, pourtant nés dans l’Hexagone et détenteurs pour la plupart de passeports français, tout autant que les ressortissants des DOM-TOM (Départements et territoires d’Outre-mer) et même les Français appartenant aux classes défavorisées, il s’est mis en place, depuis quelque temps, une nouvelle forme de mise à l’index : la décrédibilisation de la parole des immigrés et des habitants des quartiers.
Décrédibilisation conduisant inévitablement à la délégitimation, disqualification, voire ostracisation, de ladite parole.
Il s’agit, en effet, pour certains milieux politiques, pour bon nombre de medias et pour quelques lobbies de nature diverses de déformer, caricaturer et falsifier toute déclaration émanant des associations, groupements ou mouvements immigrés, ou issus de l’immigration, ainsi que des quartiers, qui ne se coulent pas dans le consensus pseudo-républicain et qui refusent la condition de sous-hommes qui semble être réservée à ceux dont les pères, après avoir combattu pour la libération de la France, sont venus relever cette dernière des ruines de l’après-guerre.
Les violentes attaques dont sont l’objet ces jours-ci le MIR (Mouvement des Indigènes de la République) et sa porte-parole, Houria Bouteldja, en sont la preuve éclatante et viennent confirmer l’opprobre régulièrement jetée par le pouvoir en place et ses relais contre la parole immigrée libre et celle des quartiers.
Notre comité de soutien est déterminé à lutter contre cette nouvelle forme de marginalisation, encore plus pernicieuse que celles qui l’ont précédée, en ripostant, de manière non violente, pour faire respecter le droit d’expression des descendants d’immigrés arabes, africains et asiatiques, des citoyens des DOM-TOM et des Français des classes défavorisées chaque fois que cela s’avérera nécessaire.
POUR LIRE LA LISTE DES SIGNATAIRES, CLIQUER SUR : Comité
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t666-Adherez-au-Comite-de-defense-de-la-parole-des-immigres-et-des-populations-des-quartiers.htm
Salam,
Voyez vous même:
http://www.dailymotion.com/swf/x5wos5&related=1
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t664-Zemmour-se-fait-torche-a-propos-du-terme-souchien.htm
salam alikoum
dans quelques minutes ce soir à 21h documentaire sur Malcom X sur Arte!
Mercredi 25 juin 2008 à 21h00
Documentaire sur ARTE
Il a incarné le versant radical du combat pour les droits des Noirs américains, mais aussi leur revendication d’identité et leur fierté. De l’enfance marquée par les violences du Ku Klux Klan à son assassinat par des membres de Nation of Islam en 1965, ce documentaire retrace la trajectoire politique fulgurante et tragique de Malcolm X.
“Qui vous a appris à haïr
la couleur de votre peau ?
Qui vous a appris à haïr
votre nature de cheveu ?
Qui vous a appris à haïr la forme
de votre nez et de vos lèvres ?
Qui vous a appris à vous haïr
de la tête aux pieds ?”
Malcolm X
http://www.arte.tv/fr/70.html
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t663-Malcom-X-ce-soir-sur-Arte-documentaire.htm
Salam,
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5w2ok_palestine_shortfilms
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5the7_palestine1_tech c etait la 1er
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5w3mk_palestine2_shortfilms
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5qqu1_palestine1_music
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5ti0x_palestinefilm2_shortfilm…
http://www.dailymotion.com/belhasse20/video/x5t28y_palestinehasss_tech
c la hass
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t662-palestine.htm
Le foulard, tenue réglementaire aux JO
LE TEMPS.CH | 19.06.08 | 16h53 • Mis à jour le 19.06.08 | 16h54
Le sport en hidjab, ce n'est pas facile. Surtout, ça fait débat. Le Comité international olympique (CIO) a autorisé une athlète iranienne à porter le voile islamique aux prochains Jeux de Pékin. Alors même que les Français n'ont pas décroché le droit d'arborer le badge portant l'inscription"pour un monde meilleur" - comprendre : pour une Chine meilleure.
"C'est comme s'il y avait deux poids deux mesures. C'est scandaleux", s'insurge Annie Sugier, présidente d'Atlanta+, une association militant pour la promotion des femmes aux Jeux olympiques. "La charte olympique impose la neutralité. On ne peut pas l'invoquer pour les badges français et l'ignorer à propos du foulard, continue-t-elle. Selon la règle 51, en effet, aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, un site ou un autre emplacement olympique".
Le fait de se couvrir la tête peut-il être assimilé à une forme de propagande - ici religieuse ? Non, en a décidé le CIO. "Nous avons estimé que les motivations de cette Iranienne n'avaient rien à voir avec de la propagande. La règle 51 ne s'applique donc pas à cette situation. Nous voulions avant tout permettre à une personne qualifiée de participer aux Jeux, argue Emmanuelle Moreau, porte-parole du CIO. Le badge est une autre histoire. A la vérité, nous ne l'avons pas interdit, puisqu'aucune demande officielle ne nous a été faite. Nous avons simplement pris position. Et le comité national français a ensuite décidé de ne pas soutenir la demande de ses sportifs. Nous avions spécifié qu'une telle revendication serait examinée dans le cadre de son contexte. Or ce contexte, celui des tensions entre la Chine et le Tibet, était loin d'être neutre."
Les Hexagonaux n'ont pas posé comme condition de porter le fameux badge. La sportive iranienne, championne de taekwondo, elle, ne viendra que si elle peut se couvrir du foulard. "On nous reproche assez la défection des femmes. Nous faisons un réel effort pour promouvoir leur participation et atteindre la parité. A Pékin, d'ailleurs, nous escomptons 45,4% de sportives", ajoute Emmanuelle Moreau. Selon le CIO, mieux vaut donc une femme voilée qu'une femme absente.
Cette année, sur 205 délégations, 9 seront uniquement masculines, contre 35 en 1992. Six sont musulmanes (Brunei, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Yémen), les 3 autres sont minuscules (îles Vierges, Antilles néerlandaises et Liechtenstein).
Pour Atlanta+, accepter le hidjab pour encourager la mixité n'est pas recevable. Anne Sugier : "Ne pas envoyer de concurrentes ou les envoyer voilées, c'est la même chose ! Une femme qui vit en Iran ne va pas se laisser mourir chez elle sous prétexte qu'elle refuse de porter le foulard, c'est évident. Mais là, nous parlons des Jeux ! La vraie question c'est : croit-on en des valeurs universelles ou non? A l'époque, les athlètes Nawal el-Motawakel et Hassiba Boulmerka avaient été menacées parce qu'elles avaient couru en short. Si on autorise le hidjab, ces femmes-là n'auront plus le choix, elles devront le porter !"
Le CIO, pour l'heure, défend une position "au cas par cas", et refuse de généraliser la pratique, bien que Téhéran ait déjà envoyé une athlète voilée par le passé. Des requêtes pourraient venir d'autres délégations, afghane notamment.
Hors des Jeux olympiques, la question se pose également. La Fédération danoise de football vient d'autoriser une joueuse d'origine palestinienne - sélectionnée en équipe nationale - à taper dans le ballon coiffée d'un fichu. "Il ne s'agit pas d'un foulard islamique", a tranché l'organisation (sic). Au Canada, des demoiselles voilées ont été écartées d'une compétition de taekwondo. A Paris, c'est une milieu de terrain du PSG qui a été évincée d'un match.
Maintes fédérations des différents sports s'abritent derrière des réglementations imprécises. "Le code du sport fixe ce que porte le joueur, non ce qu'il ne doit pas arborer, à l'exception des bijoux ou accessoires dangereux", indique la Fédération française de football. Idem à la FIFA, ou encore à la Fédération internationale de volley-ball, dont les statuts évoquent minutieusement les chaussettes, mais point le hijab. "Ce n'est pas que c'est autorisé, c'est que ce n'est pas interdit", résume l'entraîneur d'une équipe féminine.
En Australie, Aheda Zanetti peut se réjouir. Le "burqini" - tenue de sport large et couvrante qu'elle a conçue pour les musulmanes - est un marché porteur.
Caroline Stevan
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t661-Le-foulard-tenue-reglementaire-aux-JO.htm
Salam,
Déclarations d'un certains "Siné" dans Charlie-Hebdo:
Citation:
« Je n'ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s'arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j'avoue que, de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j'ai envie de leur botter violemment le postérieur !
J'ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterais mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction ! Leurs maris barbus embabouchés et en sarouel coranique sous leur tunique n'ont rien à leur envier point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les juifs loubavitchs ! Je renverserais aussi de bon coeur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de manger du cochon à la cantoche.Quand on a des parents aussi bornés que les leurs, le seul remède et de leur désobéir et de les envoyer se prosterner ! Et quand ils prétendent que c'est pour des raisons d'hygiène qu'ils refusent le porc, évoquant des maladies datant du temps de leur prophète mais éradiquées depuis belle lurette, mon sang ne fait qu'un tour et se transforme aussitôt en boudin ! La bêtise n'a pas de limites, c'est connu, mais arrêtons de la respecter et, qui plus est, de l'entretenir au nom d'une indulgence dont ils ne font, eux, aucune preuve ! »
Islamophobie sur la couverture de l'Express
Par Nicolas Ingar | modeste citoyen | 19/06/2008 | 13H45
Cette semaine, l'Express annonce fièrement "Islam, les vérités qui dérangent". Sans vouloir faire de comparaison malsaine, c'est le genre de titre qu'on aurait pu lire dans des magazines fascistes des années 1930: "Judaïsme, les vérités qui dérangent". Le sujet occupe une dizaine de pages, qui tournent toutes autour d'un même sujet: l'incompatibilité de l'islam avec la République. Mais qu'un hebdomadaire modéré se livre à un tel dossier ne semble émouvoir personne. Le prétexte est l'affaire du mariage annulé, qui vient nous rappeler, selon l'Express, que "l'intégration musulmane est un défi continu". Et chaque article est un coup de pioche porté contre cette religion.
1. Premier article: "Les femmes, un statut d'infériorité"
"Allah est t-il misogyne?", interroge l'Express, reprenant l'argument fétiche de ceux
qui critiquent l'islam. Ces bien-pensants devraient se pencher sur les chiffres des violences conjugales en France: les Français chrétiens ou athées ont des comportements qui n'ont rien envier aux "méchants" musulmans (une femme sur dix est victime de violences conjugales, six femmes en meurent chaque mois).
2. Deuxième article: "Les enfants, Allah d'abord"
Citation:
"Dans les textes sacrés, le nouveau-né est mis sur le même plan que les biens terrestres, explique Geneviève Gobillot, professeur d'études arabes et islamiques, à l'Université Lyon III, s'attacher à lui, c'est s'attacher à ce bas monde et se détourner de Dieu." La foi passe avant tout lien familiale.
Passage abject, qui sous-entend que les musulmans n'aiment pas leurs enfants… Cela me fait penser à certains mythes antisémites. Cette phrase, prononcée par une professeure, spécialiste de culture Arabe qui plus est, dépasse l'entendement, et serait probablement passible de poursuites.
3. Troisième article: "L'Individu. 'Sous le regard de Dieu'"
Ici, c'est la soumission qui est mise en exergue, et bien entendu pour nous autres
Européens, ce mot a une connotation négative (il s'oppose à la liberté). Le musulman est par définition "soumis" et il lui est impossible d'opérer une critique ou d'évoluer. Les questions posées par le journal à l'expert interviewé sont significatives de l'état d'esprit de l'hebdomadaire:
Citation:
"L'idée d'égalité,au sens ou nous l'entendons en occident,existe-t-elle?", "Des chrétiens et des musulmans critiques sont aujourd'hui persécutés dans des pays islamiques. La liberté religieuse est-elle incompatible avec l'islam?"
"Dans des pays islamiques"… Une expression vague, qui masque les énormes différences entre les pays à majorité musulmane. Quel est le lien entre la République islamique d'Iran et le royaume du Maroc ou l'Indonésie?
4. Quatrième article: "la laïcité. L'Etat ou Mohammed (sws)?"
Ici, le ton est donné dans le titre, "l'Etat ou Mohammed (sws)?", comme s'il fallait choisir entre les deux, être musulman ou être républicain. Est citée la phrase très connue de Hassan al Banna, fondateur frères musulmans: "Le Coran est notre Constitution", mais sans que cette déclaration ne soit remise dans le contexte insurrectionnel de l'Egypte, colonie anglaise, en 1920. Une photo met l'accent sur cette incapacité de l'islam à vivre en république: "une manifestation contre le projet de loi interdisant les signe religieux dans les écoles en
2004"… sauf que nous sommes en 2008, et que ce problème a été réglé depuis.
5. Cinquième article: "la violence. Au nom du djihad"
"La religion du Prophète n'a évidemment pas le monopole du sang versé", commence l'article comme si on s'adressait à des gens qui pensent que la violence est constitutive à l'islam. Et… c'est bien ce qu'on lit un peu plus bas, en effet:
Citation:
"L'Ancien Testament regorge de batailles et de tueries, et le christianisme a brulé les hérétiques et promu les croisades, en trahissant le pacifisme de son message
originel. L'islam, cependant, a admis la guerre sainte dès son origine: elle est non seulement juste, mais licite, dit le Coran… La tradition musulmane va donc réglementer et codifier très tôt l'usage des armes jusque dans la répartition des avantages matériels qu'il entraîne, et l'associer à un expansionnisme territorial étranger au judaïsme."
Donc, alors que les chrétiens ont travesti par le passé leur (beau) message pacifique, les musulmans eux, n'ont fait que suivre le message originel, le jihad. Photo qui illustre cet article: une "manifestation contre la reproduction d'une caricature de Mohammed (sws)".
6. Sixième article: "la modernité. Ce passé trop présent"
Ici est abordée la question de l'islam dans la vie privée:
Citation:
"Le poids de la tradition et du Coran freine les sociétés musulmanes, comment trouver un autre chemin vers le progrès?"
Combien de fois avons nous entendu cela? Les musulmans sont arriérés, leur religion les tire vers le bas… Mais quelle différence y-a-t-il entre les croyants musulmans et les croyants évangélistes de la "Bible Belt" étatsunienne, si ce n'est leur niveau de vie? Il est également significatif de constater que l'article va jusqu'à nier l'efficacité des démarches visant à faire évoluer les mentalités musulmanes:
Citation:
"La modernité ne se décrète pas non plus d'en haut, comme l'ont montré les limites des modèles de laïcité turc ou tunisien."
L'auteur oublie au passage le rôle joué en France par la loi pour annihiler l'influence de l'Église catholique. Le problème, poursuit le journaliste c'est que "dans l'écrasante majorité des pays concernés, l'exaltation du passé sert encore de grilles de lecture du
présent". En France, personne n'a osé dire que les célébrations du bicentenaire de la
révolution Française allaient à l'encontre de la modernité.
7. Septième article: "Esclavage. Histoire d'un tabou"
On continue dans la stigmatisation. L'auteur se délecte ici de nous rappeler la traite des noirs réalisée par les Arabes et se pique de bien rappeler au passage que "trois à quatre millions d'esclaves 'blancs' avaient été raflés par les Turcs". Pourquoi cette précision? Un esclave est un esclave, quelque soit sa couleur de peau ou sa religion, non? En plus d'insister sur le passé esclavagiste des arabes,le doigt est mis sur la continuité mais aussi la résurgence de cette pratique. Qu'on en juge en lisant la conclusion de l'article:
Citation:
"Car aujourd'hui, comme le souligne Malek Chebel, les serviteurs noirs de Mauritanie,les domestiques des palais Marocains ou des monarchies du golfe, les enfants exploité en Afrique de l'ouest ou en Indonésie sont-ils autre chose que des 'esclaves modernes'?"
A cette aune, on pourrait également citer le sort réservé aux immigrants illégaux aux Etats-Unis ou en France, leurs bas salaires.
8. Huitième article: "Les plaisirs. Parfum d'Orient"
Le ton est donné d'entrée de jeu:
Citation:
"L'islam,une religion hédoniste? Qui le croirait?"
Une fois de plus, on s'adresse à des gens qui sont supposés avoir une idée arrêtée et rétrograde sur l'islam, norme acceptée de tous. C'est certes le seul moment du dossier où l'islam n'est pas attaqué ou rabaissé. Mais il y a un problème: l'auteur, Malek Chebel, ne parle que du passé. Or, en insistant sur ce passé sensuel et érotique de l'Islam, c'est l'obscurantisme et le puritanisme prêtés aux musulmans actuels qui est souligné en creux. Sait-on pourtant que les femmes saoudiennes achètent plus de dessous "affriolants" que les Européennes, et que sur les chaines satellitaires arabes règne, sur les sujets sexuels, une véritable liberté de parole avec des questions souvent très crues?
9. Neuvième article: "Quand l'Algérie s'en prend aux chrétiens"
L'islam est ici stigmatisé à travers un problème Algero-Algérien, qui n'est en rien représentatif d'une quelconque volonté collective englobant les pays musulmans. Il est certes inadmissible que le président Bouteflika bafoue le droit élémentaire de choisir sa religion. Mais c'est une histoire propre à l'Algerie, dans une problématique spécifique de consolidation du pouvoir.
10. Dixième article: "Que devons nous aux philosophes arabes?"
Dernière des "vérités qui dérangent" de l'islam: c'est à la transmission des savoirs Grecs par les savants arabes, et plus précisément Averroès, que l'on s'attaque:
Citation:
"Dans un livre critiqué, l'historien Sylvain Gouguenheim minimise l'influence du grand penseur musulman Averroès sur l'Europe chrétienne médiévale, s'explique et répond à ceux qui le taxent d'islamophobie."
L'Express donne ici la parole à un historien, qui, de l'aveu même du journal, "a cité dans ses remerciements un auteur d'extrême droite". Ce qui n'a pas l'air de gêner outre mesure la
rédaction, puisqu'il est offert à ce monsieur une large tribune…
Pour conclure, on doit se demander quel est le but poursuivi par l'Express qui expose ces prétendues "vérités qui dérangent"? En ces temps troubles, où le racisme guette à nouveau l'ensemble de la population, une telle une ne fait que jeter de l'huile sur le feu de l'islamophobie.
http://www.rue89.com/2008/06/19/islamophobie-sur-la-couverture-de-lexpress
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t659-Islamophobie-sur-la-couverture-de-l-Express.htm
Salâm
Ça change de Boubakeur ! Puis l'homme a l'air intègre.
PARIS (AFP) - Mohammed Moussaoui, 44 ans, vice-président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), a été élu dimanche président du Conseil français du culte musulman (CFCM), tandis que la communauté juive procédait également à l'élection du Grand Rabbin de France et du président (laïque) du Consistoire central.
Mohammed Moussaoui était le seul candidat à l'élection à la tête du CFCM, pour laquelle la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie lui a adressé ses "sincères félicitations", soulignant qu'il a "su rassembler l'ensemble des sensibilités de l'islam" autour de lui.
Les diverses composantes du CFCM, après des négociations serrées, s'étaient entendues sur sa seule candidature et doivent maintenant constituer le bureau exécutif, dont la liste devrait être annoncée dans l'après-midi.
Le CFCM, créé en 2003, était présidé depuis son origine par le recteur Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris qui ne se représentait pas.
"Je me félicite du rassemblement de l'ensemble des sensibilités de l'islam de France que vous avez su opérer autour de vous au sein des instances du CFCM", écrit Mme Alliot-Marie dans son message de félicitations.
"Vos qualités d'homme de paix et de tolérance y sont pour beaucoup. Il vous appartient de maintenir et de faire vivre cet esprit de rassemblement en recherchant en toutes circonstances l'union et la concorde entre tous les musulmans de France", ajoute la ministre.
(...) "Il importe que désormais le CFCM se consacre effectivement aux grandes questions intéressant l'exercice du culte. La gestion effective et concrète des grands dossiers intéressant le culte musulman, qu'il s'agisse du pélerinage, de la viande hallal, des constructions de mosquées, est en effet de nature à fédérer tous nos compatriotes musulmans (...) Vous savez pouvoir compter sur mon appui pour défendre votre droit à exprimer votre foi dans le cadre de la législation républicaine", écrit encore Mme Alliot-Marie.
Elle recevra le nouveau président du CFCM mercredi, selon son cabinet.
Du côté de la communauté juive, c'est un collège électoral d'environ 300 personnes (présidents de consistoires régionaux, présidents d'associations, rabbins) qui vote. Il y a deux candidats pour le Grand rabbinat de France, le sortant Joseph Sitruk, 62 ans, qui a déjà fait 3 mandats de 7 ans et en brigue un quatrième, et Gilles Bernheim, 56 ans, actuellement Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à Paris.
Pour la présidence du Consistoire central il y a 4 candidats mais l'affaire devrait se jouer entre les présidents des consistoires de Paris et Marseille, Joël Mergui et Zvi Ammar, deux séfarades cinquantenaires, dont la première tâche sera de restaurer les finances de l'institution.
Il y a en France environ 5 millions de musulmans et entre 500.000 et 600.000 juifs, pratiquants ou pas.
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t658-Mohammed-Moussaoui-elu-president-du-Conseil-francais-du-culte-musulman.htm
Salâm
L'annonce pourrait être la suivante :
Frustrés par une religion qui vous oppresse chaque jour un peu plus et vous empêche de faire comme tout le monde ?
Musulmans, nous avons trouvé la solution pour que vous puissiez enfin vous fondre dans le moule des esclaves !
http://www.saphirnews.com/Lancement-du-champagne-Halal-a-l-heure-du-Ramadan…
Ça me rappelle l'article intéressant de Najib entre autres "Capital et Islam" sur oumma.
Après ça, je crois qu'il nous reste plus qu'à laisser libre-court à toutes nos frustrations de musulmans et attendre leur "halalisation"...
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t657-Champagne-halal-alcool-halal-vin-halal-foie-gras-halal-jambon-halal-cochon-halal.htm
Pour tout renseignement me contacter à mon Email pap_110@yahoo.fr
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t656-Chalet-en-montagne-au-Maroc.htm
Woudho nour faite le tous les jours.
Salam aleikoum
Lire le coran faite le woudho,avant de dormir,sortir de la maison,travailler,etudier,ecrire,voyager,aller chez quelqu un faite le Woudho.Rester toute la journee avec le Woudho ,le Woudho est une arme contre le chaitane , les mauvais oeils, la magie,efface les peches ,augmentes les hassanates ,c est un nour dans se monde et l autre et le prophete recontra les musulmans par le Woudho.
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t655-Woudho-nour-faite-le-tous-les-jours.htm
vendredi, juin 20, 2008
« La Race [française], ce que t’appelle comme ça, c’est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puçeux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et puis c’est ça les Français. » (L.F. Céline)
Brice Hortefeux, ancien du GUD, qui, à l'évidence, a gardé du réseau jusque chez les "Identitaires", a noté jeudi le "progrès spectaculaire de l'immigration professionnelle" en France cette année et a plaidé en faveur d'un pacte européen pour l'immigration à la veille de la présidence française de l'UE. Et si nous baptisions ce pacte : Reconquista européenne ? Le ministre de l'Immigration, proche de Nicolas Sarkozy, dont la mission réelle est de fixer les voix de la droite et du Front national, a annoncé, au cours d'une conférence de presse, une forte progression des "éloignements" (en voilà un beau euphémisme ! c'est plus sympa que déportation c'est sûr...) de sans-papiers: avec 14.660 reconduites à la frontière sur les cinq premiers mois de 2008, lui qui aime tant les jardins à la françaises et la "République de proximité", soit une hausse de 80% par rapport à la même période de 2007. De juin 2007 à mai 2008, a précisé le Eichmann français light à costume de tweed, 29.729 étrangers en situation irrégulière, ni honnêtes ni propres sur eux, ont été reconduits à la frontière, soit une augmentation de 31% par rapport à la période juin 2006-mai 2007. Autre succès (l'on a les succès qu'on peut...) dont il se targue : la baisse de 8%, en un an, du nombre des étrangers en situation irrégulière, une estimation basée sur plusieurs critères notamment le chiffre de l'aide médicale gratuite. Au-delà de cette sordide comptabilité, on comprend bien que le ministre des "mimiles" françaouis poursuivrait les clandos jusque dans les chiottes des hostos publiques, s'il le fallait ! On estime officiellement le nombre de clandestins entre 200 et 400.000 - soulignons au passage que les estimations en cette matière ont toujours été une pure rigolade! Avec une progression de 36,7% des entrées en France pour motif de travail sur l'année écoulée, Hortefeux-la-joie, ce pur produit de Neuilly-sur-Seine, a insisté sur "le rééquilibrage très net en faveur de l'immigration professionnelle" en France. "Rééquilibrage ", "progression", "critères"...: vous remarquerez le verbiage technocratique pour cacher le cracra de la chose et sa "banalité du mal", mais les agissements de sa joyeuse équipe sont sans équivoques ... Tandis que la Cimade jugeait "surprenant de faire venir des travailleurs depuis l'étranger alors qu'il y a des travailleurs sans papiers en France qui occupent leur poste depuis des années et qui souhaitent une régularisation". La proportion de cartes de séjour délivrées au titre du travail est ainsi passée de 7% du flux total des entrées durables en 2006, à 9,4% en 2007 et à 16% sur les 5 premiers mois de 2008. Malgré la hausse spectaculaire de 80% des reconduites à la frontière, Hortefeux-la-joie a l’outrecuidance de nier sa "politique du chiffre", en prétextant qu’il y aussi le nombre de "départs volontaires" d'étrangers…De juin 2007 à mai 2008, ces départs ont été de 8.349, soit un chiffre multiplié par 4 par rapport à l'année précédente. Le malheur, c'est que la plupart des associations dénoncent de longue date des pressions, notamment sur les ressortissants roumains et bulgares, pour qu'ils acceptent de partir en échange d'une aide financière, alors même que leur statut de ressortissant européen leur donne le droit de revenir immédiatement en France. Remarquant la progression de 105% des interpellations d'employeurs de travailleurs sans-papiers au cours de l'année écoulée, mis à part les tenanciers de restos qu'il fréquente il va sans dire, Hortefeux-la-joie, défenseur attitré des souchiens de France, a fait valoir que "la lutte contre le travail illégal, ce cache-sexe de l'exploitation des sans papiers, a changé de dimension". En présence du ministre sénégalais de l'Intérieur Cheikh Tidiane Sy, du secrétaire d'Etat allemand aux Affaires européennes Peter Altmaier et d'un parterre d'ambassadeurs, Hortefeux-la-joie,lui qui aime tant Vichy, a par ailleurs souligné que l'immigration constituait une des quatre priorités de la présidence française de l'UE. Hortefeux-la-joie, le champion du "trope de la tribu" à la française, a plaidé en faveur du pacte européen sur l'immigration et l'asile qui sera officiellement présenté les 7 et 8 juillet à Cannes, lors d'une réunion des 27 ministres en charge de l'immigration. Le pacteReconquista répondra a cinq priorités: organiser l'immigration légale en tenant compte des besoins et des capacités d'accueil, lutter contre l'immigration irrégulière et sale en interdisant les régularisations massives, améliorer l'efficacité des contrôles au frontières, poser les fondements d'une Europe de l'asile et enfin, favoriser le développement solidaire. Le dernier point dépassant le point d'obscénité absolue ! Abordant le volet "identité nationale", Hortefeux-la-joie, porte-flingue du Président, a "conseillé à tous ceux qui ironisaient" sur ce volet de son ministère, dont nous sommes, d'"analyser le vote irlandais". "Parmi toutes les raisons qui ont poussé au "non", a-t-il dit, il y a cette inquiétude sur l'identité de leur nation". Car, comme l’on sait, il est plus facile de parler d'identité que d'agir sur le pouvoir d'achat !
Inspiration : AFP
Publié par Le Bougnoulosophe
http://bougnoulosophe.blogspot.com/
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t653-Hortefeux-la-joie.htm
Les musulmans français sous surveillance
vendredi 20 juin 2008, par Alain Gresh
Mais la surprise est ailleurs :
« Deuxième innovation : si l’islam traditionnel, comme toutes les religions, reste du domaine de la SDIG, tandis que l’islam radical est du ressort du RI, la future direction centrale du renseignement intérieur pourra, quand elle l’estime nécessaire, et sans prévenir, intervenir dans tous les domaines. »
Si l’on comprend bien, le Renseignement intérieur (c’est-à-dire l’ancienne DST renforcée) pourra, quand il l’estime nécessaire, surveiller, infiltrer, interroger des musulmans ou des organisations ou des mosquées dont la pratique pourrait lui déplaire. Si cette interprétation était avérée, elle marquerait un tournant dans les pratiques sécuritaires en France. Cela n’est peut-être pas si étonnant à l’heure où le Livre Blanc brouille les frontières entre défense nationale et sécurité intérieure.
Blog Nouvelles d'Orient
http://blog.mondediplo.net/-Nouvelles-d-Orient
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t652-Les-musulmans-francais-sous-surveillance.htm
Pauvre justice…
« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Jean de La Fontaine.
Plusieurs décisions de tribunaux, rendues aux Etats-Unis et en France à quelques semaines d’intervalles sur des affaires concernant l’Irak, amènent à se poser de sérieuses questions sur la compréhension de la notion de « justice ». Car à justifier le pire ou assimiler des résistants à des criminels, on est en droit de se poser la question : jusqu’à quand allons-nous supporter l’arbitraire ?
Le mercredi 4 juin, Andrew Grayson, officier de renseignement du corps des marines américain a été acquitté par le tribunal militaire mis en place à Camp Pendleton, en Californie. Il était poursuivi pour avoir tenté de détruire des preuves relatives au massacre de 24 civils irakiens par des soldats américains le 19 novembre 2005 à Haditha, un village situé à 260 km à l’ouest de Bagdad. Les témoins ont accusé les marines d’avoir passé leur colère sur des civils sans défense après la mort de leur camarade, due à l’explosion d’une mine en bord de route. Cette tuerie est, à ce jour, « le crime le plus grave reproché aux troupes américaines » comme le qualifiait la presse il y a quelques jours. Parmi les victimes, figuraient dix femmes et enfants tués à bout portant. Accusé de “parjure“ et d’obstruction à la justice après avoir tenté de détruire les photos des victimes enregistrées sur un ordinateur, le lieutenant encourait une peine allant jusqu’à vingt années de réclusion. Et pourtant, l’officier Andrew Grayson a non seulement été acquitté mais il devient également le sixième militaire blanchi par la cour martiale concernant ce carnage. Seuls un homme du rang et un officier restent accusés dans cette affaire et ils devraient comparaître prochainement devant la même cour (avec une issue largement prévisible…).
Cette affaire résume à elle seule la tragédie irakienne et le sentiment de révolte qui peut naître à la lecture de ce jugement. Elle n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de malheurs et de catastrophes qui ravagent l’Irak depuis l’invasion par la « coalition internationale » de ce pays en mars 2003. Car cette parodie de justice ne fait qu’accentuer la haine et le désir de vengeance chez ceux des Irakiens qui ont tout perdu, et en premier lieu les familles des victimes. Car aux 24 civils froidement exécutés à Haditha, il faut également ajouter (selon les chiffres de la Mission d’assistance des Nations Unies en Irak - Unami) les quelques 38 000 personnes en prison (dont près de la moitié aux mains des forces d’occupation, subissant des traitements inhumains et dégradants pour beaucoup), les centaines d’universitaires, intellectuels, médecins etc. exécutés et les dizaines de milliers d’autres qui ont fui le pays le vidant ainsi de ses principales forces vives. 54 % des Irakiens vivent aujourd’hui avec moins d’un dollar par jour alors que seulement un tiers d’entre eux ont accès à l’eau potable et que le taux de chômage approche les 60%. Dans l’indifférence quasi-générale en Occident, on a peine à croire que durant les trois premières années de l’occupation américaine (d’avril 2003 à juin 2006), entre 150 000 et plus d’un million d’Irakiens selon les sources sont morts de façon violente . Egalement passé sous silence, l’exode de millions d’Irakiens : 2 millions ont quitté leur pays tandis qu’à l’intérieur des frontières, 2 millions de déplacés ont fui les violences faisant ainsi de l’Irak le théâtre de l’exode le plus massif au Moyen-Orient depuis le drame palestinien en 1948. L’Irak en 2008, ce pays qui a vu naître tant d’érudits et de savants, pays d’histoire et fruit d’une civilisation millénaire est, cinq années après le lancement de l’opération “Iraqi Freedom“ (“Liberté de l’Irak“ !), un pays à feu et à sang tel un enfer où règne le chaos et l’anarchie.
Dans ce contexte, la parodie de justice qui a abouti à l’acquittement des accusés du massacre d’Haditha est symptomatique des contradictions et de l’incroyable hypocrisie du nouvel ordre mondial voulu par les Américains. Car le massacre d’Haditha n’est que la reproduction en miniature de la dévastation de l’Irak et l’acquittement prononcé résonne comme une impunité collective octroyée aux forces d’occupation. Dans le même temps, s’ouvre le procès de cinq cerveaux présumés des attentats du 11 septembre à Guantanamo. Ce camp dit de « justice », célèbre pour ses multiples violations des lois internationales et hébergeant des militaires tortionnaires est un espace de non-droit où règne l’arbitraire et où, rappelons-le, plusieurs détenus se sont suicidés, ne supportant certainement plus les sévices infligés. Après le scandale d’Abou Ghraïb, l’affaire d’Haditha et le système judicaire de Guantanamo semblent révéler, de manière la plus cynique qui soit à la face du monde, que la « justice » américaine justifie l’horreur.
L’imposture et l’instrumentalisation de la justice ne s’arrête pas là et dépasse même les frontières des Etats-Unis. En France, il y a quelques semaines, s’est tenu le procès de la « filière irakienne » du 19e arrondissement de Paris. Cinq Français, un Algérien et un Marocain étaient soupçonnés d’avoir participé à une filière d’acheminement de jeunes volontaires français pour combattre en Irak. Comparaissant pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », cette organisation aurait incité une dizaine de jeunes Français à partir combattre en Irak dont trois sont décédés (notamment un lors de bombardements américains à Fallouja). Le 14 mai dernier, le tribunal correctionnel de Paris les a condamnés à des peines allant de dix-huit mois d’emprisonnement à sept ans ferme. Durant leur procès qui s’est tenu du 19 au 28 mars, le procureur de la République avait notamment indiqué que les accusés n’étaient « ni de sympathiques humanitaires, ni des combattants de la liberté ». Ce procès, qui apparemment n’a pas suscité beaucoup d’indignation, est pour le moins assez délirant. En effet, on jugeait des personnes dont le délit était de s’être engagés par solidarité dans un conflit provoqué par l’intervention américaine et britannique que le droit international, la plupart des pays du monde et l’opinion publique mondiale considéraient comme « illégale » et illégitime… Le plus extravagant étant que deux des accusés qui n’avaient même pas quitté le territoire français car interpellés juste avant leur départ ont quand même écopés de trois ans d’emprisonnement dont dix-huit mois avec sursis…On aurait pu espérer de la justice française la même probité et le même courage que les juges italiens qui avaient, en février 2005, relaxé trois personnes que le ministère de l’intérieur considéraient comme « terroristes » car soupçonnés de recruter en Italie des volontaires pour aller combattre en Irak. La courageuse juge Clementina Forleo avait alors fait scandale en relaxant les trois prévenus de l’accusation de « soutien au terrorisme international » mais surtout en estimant que ceux-ci avaient planifié des « activités de guérilla » et non pas « des actions visant à semer la terreur ». C’est ce distinguo entre « guérilleros » et « terroristes » adopté par la justice italienne que les juges français n’ont pas eu la pertinence ou la volonté de déceler. Il est vrai que dans le climat actuel, l’expression “lutte contre le terrorisme“ est venue recouvrir des réalités bien différentes, dans un amalgame commode qui permet de préserver le nouveau statut de l’allié américain tout en criminalisant ceux qui, de leur plein gré, volent au secours de populations martyrisées. La résistance à l’oppression ne figure-telle pas parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme, comme le mentionne l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ?
Pauvre justice donc que celle qui, au lieu de penser les moyens de lutter contre l’impunité et de promouvoir la résistance légitime, justifie l’horreur. A quand un jugement pour les Rumfseld, Cheney, Bush ou autres Tony Blair ? Bien évidemment cela paraît impossible même si une plainte pour “torture“ a été déposée en France, en octobre dernier, contre l'ancien secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld par quatre organisations de défense des droits de l’homme. Mais là encore, la justice risque de rester impuissante et il est fort à parier que ces plaintes n’aboutissent finalement pas, comme ce fut le cas en Allemagne en 2004 et 2006 (toujours à l’encontre de M. Rumsfeld) où la justice s’état déclarée incompétente.
A l’heure où en France, une nouvelle polémique médiatique se déchaîne sur l’annulation d’un mariage pour cause de non-virginité de l’épouse (et où comme d’habitude, les relents islamophobes de cette affaire sont patents), il nous est apparu nécessaire voire impérieux de dénoncer un système qui a perdu le sens de l’équité et des priorités. En s’empêtrant dans une énième controverse qui s’apparente plus à une forme de “diversion stratégique“ qu’à un réel problème de droit, il faut rester lucide et rappeler qu’il y a des causes et des situations qui nécessitent l’engagement de tous. Car, au final, ce qui menace le plus notre conscience c’est de passer sous silence cette tragédie irakienne (et bien d’autres) et qu’elle se perde dans l’oubli et l’amnésie collective. L’absence de réprobation et d’indignation sur ces différents jugements scandaleux qui discréditent un peu plus les systèmes politico-judiciaires de certains pays occidentaux est à la fois éloquente et révélatrice de notre propension à réagir de manière émotive et sélective à l’agenda politique de certains groupes mal intentionnés. Parfois, il faut savoir, pour reprendre une expression populaire, laisser les loups se déchirer entre eux et cheminer tranquillement avec les agneaux…
A l’heure où beaucoup d’esprits s’échauffent pour cette affaire de mariage annulé et que des millions d’autres se focalisent sur ces nouvelles « armes de distraction massives » telle le championnat d’Europe des nations, il en est d’un peuple qui meurt et se déchire sous l’occupation. Notre silence est complaisance et l’oubli une complicité. A l’heure où l’on acquitte les bourreaux d’Haditha, que l’occupation de l’Irak risque de se prolonger pendant de nombreuses années et que, de l’aveu même de l’ancien ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer, une guerre contre l’Iran est imminente, il y a des raisons objectives de croire que ceux qui considèrent comme illicite toute résistance à leur agression ne soient pas aux bouts de leur peines.
Ennasri Nabil, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, est actuellement étudiant en théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t651-Pauvre-justice.htm
Salam,
Et ben dit donc, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure !! Là ça devient vraiment vraiment chaud, ils sont vraiment à l'affut de tous fait divers concernant des muslim pour en faire un événement national !! C'est pour nous prévenir, "on va attaquer l'Iran et restez tranquille parce qu'on a chauffé la population à bloque... il nous suffira juste d'un claquement de doigt..."
Et moi je leur répond, "bandes de rigolos va vous croyez vraiment qu'on va se mettre deux par deux et partir à l'abattoire sans broncher !??
"
C'est mal connaitre notre culture de résistant !!!
Pendant que j'y suis, je prédis un crash des systèmes financiers mondiaux pour le début de l'hivers... La chute de l'empire américain inch'Allah !!
Salam
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t650-virginite-maintenant-piscine-puis-basketball.htm
Caricatures, islam et racisme
dimanche 1er juin 2008, par Alain Gresh
« Un satiriste croqué par la police ». Sous ce titre Libération du 30 mai publie un article de sa correspondante à Amsterdam Sabine Cessou, relatant l’affaire Gregorius Nekschot, un caricaturiste qui a été arrêté le 13 mai et dont huit dessins ont été retirés du Net.
« L’affaire Nekschot, du nom d’un caricaturiste arrêté le 13 mai chez lui, à Amsterdam, agite depuis les Pays-Bas. Gregorius Nekschot a passé la nuit et toute une journée au poste, pendant que sa maison était perquisitionnée par dix policiers. Son téléphone portable, son disque dur, un disque externe, une clé USB, des livres et des carnets de croquis lui ont été confisqués. "Quand je suis rentré chez moi, raconte-t-il, j’ai vu que tous les livres avaient été déplacés sur les étagères. Je ne sais pas ce qu’ils cherchaient." Paul Velleman, le procureur qui a ordonné l’arrestation, a fait savoir que le dessinateur pourrait être inculpé pour discrimination. » (...)
« "C’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’un incident pareil se produit", commente Nekschot. Le dessinateur, qui a commencé sa carrière en 2000, s’est toujours retranché derrière l’anonymat, prenant mille précautions pour ne pas dévoiler sa véritable identité. Il craint de la voir mise à jour s’il y a procès. Son pseudonyme fait allusion au pape Grégoire IX, qui a lancé l’Inquisition, tandis que Nekschot, "une balle dans la nuque", désigne une méthode courante d’élimination, dans les années 30, des opposants au communisme et au fascisme. Depuis la mort de Theo Van Gogh, assassiné en 2004 par un jeune islamiste, le dessinateur vit dans un état d’alerte permanent. "Je suis conscient du danger, dit-il, peut-être plus que Theo Van Gogh ne l’était, parce que je lis beaucoup et je sais de quoi les fanatiques sont capables." Cible de menaces de mort sur courriels, il s’attendait à tout, sauf à une descente de police. "Pendant mon arrestation, je me suis senti comme le personnage du Procès, le roman de Kafka", précise-t-il. "Je ne sais toujours pas ce qui se passe. Je ne suis pas un raciste ni un type d’extrême droite. Je plaisante juste." »
Il plaisante juste... Et soyons clair, c’est son droit. Dans tous les pays européens, le droit à la critique, à la caricature existe et menacer quelqu’un parce qu’il en a usé est intolérable. Le droit au blasphème existe aussi dans la plupart de ces pays. J’ajouterai que menacer quelqu’un ou l’arrêter pour publication d’un dessin ou d’un texte me semble aussi peu acceptable, sauf si ces textes sont des appels directs au meurtre et à la violence. Et s’ils sont ouvertement racistes ? ils peuvent tomber sous le coup de la loi ; mais, à titre personnel, je pense que c’est une mesure extrême et qu’elle devrait vraiment être limitée.
Cela étant dit, il est intéressant de se pencher sur les dessins concernés.
Deux des dessins retirés de la Toile, et qui ne sont pas d’après la correspondante de Libération les plus choquants, montrent « un vieux baba cool néerlandais faisant le signe love & peace et ce commentaire, "Ce n’est que la seconde génération", alors qu’il est braqué par un grand Noir. Ou encore cette statue bizarre, un gros Néerlandais, chaîne au pied, qui porte sur son dos un Noir aussi corpulent que lui, bras croisés et tétine à la bouche, sous cette légende : "Et maintenant, aussi un monument à l’esclavage pour le contribuable autochtone blanc" - critique croisée de la multiplication des monuments à l’esclavage aux Pays-Bas et du débat sur le statut des Antilles néerlandaises. »
Cela se passe de commentaires. Ou peut-être pas... Ce caricaturiste ne fait qu’exprimer un sentiment qui se développe en « Occident » que notre civilisation serait menacée par des barbares venus d’ailleurs, barbares qui sont, dans la plupart des cas (mais pas toujours) des musulmans. Cette idéologie dépasse désormais les cadres étroits de l’extrême-droite et se propage, y compris à gauche.
Deux remarques supplémentaires à propos de l’histoire des années 1930. A cette époque, on assistait en France à une violente campagne contre les immigrés d’Europe de l’Est ou d’Italie. La plupart étaient chrétiens et pourtant dénoncés comme profondément étrangers à « notre » culture, « notre » civilisation. D’autre part, je ne sais pas si dans l’Allemagne de Weimar le blasphème était autorisé ou non. Mais quand je vois certaines caricatures sur l’islam ou sur son prophète, je m’imagine les mêmes publiées à Berlin en 1932, en remplaçant simplement musulman par juif. Les auteurs hypothétiques de ces caricatures hostiles à la religion juive auraient pu arguer, en toute bonne foi, que leurs attaques ne concernaient que la religion, qu’ils réprouvaient l’antisémitisme...
Dans le même ordre d’idée, je vous renvoie à l’article de Leïla Babès publié dans le même numéro de Libération (29 mai) et intitulé « Réponse à Robert Redeker ». J’avais, le 20 septembre 2006, épinglé le texte de Redeker publié dans Le Figaro (19 septembre) et intitulé « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ». Les menaces qui ont été proférées contre l’enseignant et qui ont suscité une juste condamnation ont malheureusement occulté les propos tenus. C’est sur eux que revient Leïla Babès en s’adressant à Redeker :
« Si au lieu de vous contenter de lancer des stéréotypes du genre « christianisme = religion de l’amour, islam = religion de la haine », vous aviez sérieusement soumis votre objet de détestation à la critique rationnelle dont vous vous piquez en vous comparant à Voltaire, vous auriez peut-être évité de comparer le prophète de l’islam à Hitler. Ce qui, au-delà de toute considération religieuse, est une niaiserie et un non-sens épistémologique surprenant de votre part. Mais vous avez décidé que l’islamisme est définitivement l’islam, comme le prouve votre article qui porte en son titre le premier terme alors que l’ensemble du texte ne parle que du second. Vous me pardonnerez d’ajouter que les islamistes sont décidément bien bêtes de condamner quelqu’un qui apporte de l’eau à leur moulin. Bien entendu, vous avez raison de dénoncer le chantage à l’islamophobie, la ségrégation des sexes et le soutien apporté par des courants gauchistes aux islamistes, qu’ils considèrent comme les nouveaux damnés de la terre. Le problème est que vous rabattez tous ces faits sur une vision essentialiste et culturaliste de l’islam, que vous désignez comme l’ennemi de la civilisation. Vous pouvez bien vous défendre d’attaquer les musulmans, vous ne faites pas autre chose lorsque vous les comparez aux adeptes de Hitler qui suivent leur chef (Mohammed (sws)). Lorsque vous parlez de l’islam qui "tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme", vous me paraissez hélas plus proche de Geert Wilders et d’Oriana Fallaci que de Voltaire, et certainement pas de l’islamologue Maxime Rodinson que vous citez dans votre article pour étayer votre maigre savoir sur l’islam. »
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t648-Caricatures-islam-et-racisme.htm
300, la bataille des Thermopyles, Hollywood et le choc des civilisations
Un immense succès au box-office américain. Selon une dépêche AP du 12 mars, « la bataille antique des Thermopyles, contée dans le nouveau film 300, a réalisé le premier véritable carton de l’année dans les salles nord-américaines, amassant 70 millions de dollars (53,21 millions d’euros) de recettes lors de son premier week-end, selon les estimations des studios ». Le film a débarqué sur les écrans français le 21 mars et semble connaître un succès important. Et cela alors que la critique des deux côtés de l’Atlantique a éreinté de film (lire, par exemple, la critique de Stephen Hunter, parue dans The Washington Post du 9 mars ,« ’300’ : A Loosing Battle in More Ways Thant 1 »). Une autre version cinématographique de la bataille des Thermopyles était déjà sortie en 1962, sous le titre The 300 Spartans.
A l’origine du film de Zack Snyder, une bande dessinée, 300 de Frank Miller – le créateur de Sin City – et Lynn Varley, parue en 1998 aux Etats-Unis, traduite en français en 1999 par les éditions Rackam et qui vient d’être republiée. En petit, un avertissement : « Ce livre est une pure fiction. Les noms, caractères, personnes et/ou institutions sont les produits de l’imagination de l’auteur. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait une pure coïncidence. » En quatrième de couverture, pourtant, ces quelques phrases :« L’armée persane – si puissante que la terre tremble sous ses pays – s’apprête à écraser la Grèce, île de raison et de liberté dans une mer d’obscurantisme et de tyrannie. Entre la Grèce et cette vague destructrice il y a un petit détachement d’à peine trois cents guerriers. Mais ces guerriers sont plus que des hommes... Ce sont des Spartiates. »
Le film, qui dure deux bonnes heures, ressemble à un jeu vidéo dominé par des hommes beaux et musclés, dopés aux amphétamines, affrontant des barbares (noirs ou de "type moyen-oriental") que l’on peut tuer sans aucun remords.« Pas de prisonnier », lance le héros, le roi Léonidas, celui-là même qui, au début du film, tue l’ambassadeur envoyé par les Perses et viole ainsi l’une des lois les plus sacrées des rapports entre les nations. Cet épisode, présenté comme un acte positif par le cinéaste, permet de tracer la ligne de démarcation entre « eux » et « nous ». Eux, ce sont barbares, qui ne méritent donc aucun respect, ni que leur soit appliqués aucune règle. Déjà, en 1898, Heinrich von Treischke, un expert en sciences politiques, soutient ce qui, pour nombre de ses contemporains, apparaît comme une banalité : « Le droit international ne devient que des phrases si l’on veut également en appliquer les principes aux peuples barbares. Pour punir une tribu nègre, il faut brûler ses villages, on n’accomplira rien sans faire d’exemple de la sorte. Si, dans des cas semblables, l’empire allemand appliquait le droit international, ce ne serait pas de l’humanité ou de la justice, mais une faiblesse honteuse. »
Il n’est pas étonnant que ce film suscite une forte polémique, notamment en Iran. La correspondante du Figaro à Téhéran a écrit un article (22 mars),« Téhéran dénonce une "guerre psychologique" de l’Occident ».
Dans leur critique, « This is merdaaaaa ! Péplum bushiste belliqueux, « 300 » exalte un héroïsme puéril », Alexis Bernier et Bruno Icher (Libération, 21 mars), écrivent : « L’histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l’esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l’occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux, les alliés ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche et les pacifistes, "ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons". Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C’est que, selon l’idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que « l’acte de naissance de la civilisation occidentale », des valeurs qu’il faut, aujourd’hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes. »
A ceux qui penseraient que l’on « surpolitise » un film-jeux-vidéos, l’entretien avec Frank Miller, traduit par le site Loubnan ya Loubnan le 22 mars, devrait suffire à les détromper.
NPR : […] Frank, qu’en est-il de l’état de l’Union ?
Frank Miller : « Bon, je ne suis pas tant en train de m’inquiéter de l’état de l’Union que de l’état du front intérieur. Il me semble évident que notre pays ainsi que le monde occidental tout entier sont actuellement confrontés à un ennemi existentiel qui, lui, sait exactement ce qu’il veut... Les grandes cultures ne sont pratiquement jamais conquises, elles s’effondrent de l’intérieur. Et, franchement, je pense que beaucoup d’Américains se comportent comme des gamins trop gâtés à cause de tout ce qui ne fonctionne pas parfaitement en permanence. »
NPR : Hum, et quand vous dites que nous ne savons pas ce que voulons, quelle en est selon vous la raison ?
FM : Bon, je pense qu’en partie c’est lié à la façon dont nous sommes instruits. On nous dit constamment que toutes les cultures sont égales, et que tout système de croyance est aussi valable qu’un autre. Et en général l’Amérique est connue pour ses défauts plutôt que pour ses qualités. Quand vous pensez à ce que les Américains ont accompli, en construisant ces villes incroyables, et à tout le bien qu’ils ont apporté au monde, c’est plutôt un crève-cœur de voir autant de haine contre l’Amérique, pas seulement à l’étranger, mais même chez nous.
Pour une partie du public américain, ce film représente une revanche sur le 11-Septembre, une manière d’affirmer la supériorité des Etats-Unis sur les hordes islamiques qui menacent la civilisation.
Avant d’en venir à la « vérité historique », un mot sur l’image que le film donne des Spartiates dont il fait l’éloge : ils tuent les enfants malformés ; ils font de la guerre le summum de l’accomplissement des hommes ; ils interdisent aux femmes de siéger au sénat. La formation des jeunes hommes ressemble fort à ce que pouvaient rêver les régimes totalitaires, avec le sacrifice total de l’individu. Que, dans ce contexte, Sparte soit présentée comme l’avant-garde de la lutte pour la liberté et la démocratie est risible... Rappelons d’ailleurs que Sparte fut un modèle pour les nazis.
Vérité historique ? Nous ne disposons sur la bataille des Thermopyles que de sources grecques. Pourtant, même les Grecs, à l’époque, ne partageaient pas la vision raciste du film. Ni Hérodote, principale source d’information, ni les pièces de théâtre d’Eschyle, ne donnent une vision méprisante des Perses. Sur quelques faits historiques, on peut lire, de Touraj Daryaee, « Go tell the Spartans. How "300" misrepresents Persians in history », (14 mars 2007). Il rappelle notamment que l’esclavage était pratiqué en Grèce alors qu’il ne semble pas l’avoir été en Perse ; que le statut de la femme en Perse n’était pas "inférieur" à celui de la femme en Grèce, au contraire ; que le nombre de soldats qui se sont affrontés aux Thermopyles donné dans le film est hautement fantaisiste, etc.
Quant à l’idée que les Grecs auraient été "libres" contrairement aux Perses, elle repose sur des approximations et des amalgames. La première charte des droits a été donnée par Cyrus le Grand dans un texte que les Nations unies ont décidé en 1971 de traduire dans toutes les langues et qui contient notamment la tolérance religieuse, l’abolition de l’esclavage, la liberté du choix de la profession, etc.
Les racines de la vision idéologique qui s’affirme dans le film remontent, en fait, au XIXe siècle (lire Cyrus Kar, « The Truth behind ’300’ ») et à l’affirmation de la "supériorité européenne". Elle reste défendue par des spécialistes de l’histoire ancienne, comme Paul Cartledge, professeur d’histoire grecque à l’Université de Cambridge, dans son livre au titre significatif, Thermopylae. The Battle that Changed the World (Macmillan, Londres).
« Cet affrontement, écrit-il dans l’introduction, l’affrontement entre les Spartiates et les autres Grecs d’un côté et la horde perse (qui incluait des Grecs), était un affrontement entre la liberté et l’esclavage et était perçu comme tel aussi bien à l’époque que depuis. (...) La bataille des Thermopyles, en résumé, était un tournant non seulement de l’histoire de la Grèce classique mais dans l’histoire du monde... » Et la préface se termine par une remarque qui place une filiation entre les Thermopyles et le 11-Septembre.
Pour une contestations de ces inepties, on lira le livre de Marcel Detienne, Les Grecs et nous (Perrin), qui rappelle dans sa préface d’où est née cette idée que « nous » serions les descendants des Grecs. « Que “notre histoire commence avec les Grecs”, voilà, écrivait Lavisse dans ses Instructions, ce qu’il faut apprendre aux élèves des écoles secondaires, et sans qu’ils s’en aperçoivent. Notre histoire commence avec les Grecs qui ont inventé la liberté et la démocratie, qui nous ont apporté le Beau et le goût de l’Universel. Nous sommes les héritiers de la seule civilisation qui ait offert au monde “l’expression parfaite et comme idéale de la liberté". Voilà pourquoi notre histoire doit commencer avec les Grecs. A cette première croyance est venue s’en ajouter une autre, aussi forte que la première : ”Les Grecs ne sont pas comme les autres.” Comment d’ailleurs le pourraient-ils alors qu’ils sont au commencement de notre Histoire ? Deux propositions essentielles pour une mythologie nationale qui fait le plein des humanistes traditionnels et des historiens férus de nation. »Tout le livre de Detienne est une réfutation de ce caractère « exceptionnel » de la Grèce.
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Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre)
dimanche 27 mai 2007, par Alain Gresh
Antisémitisme, islamophobie et immigration.
Le quotidien Le Monde rapporte le 24 mai que « Islamophobie et antisémitisme progresseraient en Europe ». « La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri) s’inquiète, dans son rapport d’activité pour 2006, de "l’intensification du climat d’hostilité" envers les musulmans et de l’antisémitisme "de plus en plus répandu dans de nombreux pays européens". »Il ne semble pas que le rapport soit encore disponible en texte intégral sur le site du Conseil de l’Europe.
Toujours selon l’article du Monde : « Tout en insistant sur la nécessité de connaître les spécificités de chaque type de racisme, elle met en garde contre le danger d’une "fragmentation" de la lutte contre le racisme et prône une approche commune et une stratégie "globale, collective et solidaire". »
Par ailleurs, une étude du Pew Research Center en date du 22 mai, « Muslim Americans : Middle Class and Mostly Mainstream. War on Terror Concerns »,donne des éléments intéressants sur la place des musulmans dans la société américaine. Elle révèle qu’une majorité des musulmans américains ont une vue positive de la société dans laquelle ils vivent, qu’ils sont très largement assimilés à la société, qu’ils rejettent en majorité l’extrémisme religieux. Mais 53% d’entre eux pensent qu’il est devenu plus difficile d’être musulman depuis le 11-Septembre (seuls 40% pensent, par ailleurs, que des Arabes sont responsables de ces attaques). Un des éléments intéressants de cette étude est la comparaison avec d’autres pays occidentaux : ainsi, la place des musulmans pauvres dans leur communauté est de + 2% (par rapport à la place des pauvres aux Etats-Unis), mais de + 22% en Grande-Bretagne, + 18% en France. 47% des musulmans américains se considèrent d’abord comme musulmans (avant de se considérer comme citoyens de leur pays), alors qu’ils sont 81% en Grande-Bretagne et 46% en France.
Une étude réalisée par Novatris/Harris pour la chaîne France24 et pour l’International Herald Tribune, publiée le 25 mai, « Une majorité d’Européens et d’Américains pour l’instauration de quotas à l’immigration ». Mais l’étude apporte aussi un autre éclairage sur la nature des perceptions de l’immigration dans les six pays considérés (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Allemagne).
« Une majorité de Britanniques, d’Allemands, d’Italiens estime que "trop" d’immigrés réguliers résident dans leur pays respectif. Chez les premiers, ils sont 67% à le croire contre 55% outre-Rhin et chez les transalpins. Cette proportion baisse en Espagne, où ils sont 45% à parler d’un nombre démesuré d’étrangers installés légalement dans la péninsule ibérique. Ils ne sont que 32% de Français et 35% d’Américains à abonder dans le même sens. Contrairement à leurs voisins de l’Union européenne, les Français estiment majoritairement (52%) que le nombre d’immigrés légaux dans leur pays n’est pas trop élevé. 43% d’Américains ont un jugement similaire. »
« La qualité de l’intégration des immigrés légaux inspire des commentaires hétérogènes. Selon une large proportion d’Américains (43%), les étrangers installés outre-atlantique sont "plutôt intégrés" ou "totalement intégrés". Allemands, Français, Italiens et Britanniques ne l’entendent pas de cette oreille. Ils sont respectivement 58%, 56%, 52% et 50% à penser que les immigrés résidant sous leurs cieux sont soit "plutôt pas intégrés" ou "pas du tout intégrés". En Espagne, la question suscite une réponse contrastée. Une majorité d’Ibériques (62%) qualifie de "ni intégrés ni pas intégrés" la situation des immigrés détenteurs d’un titre de séjour délivré par les services du ministère espagnol de l’intérieur. »
Iran, négocier ou faire la guerre ? (à suivre).
La question de la guerre avec l’Iran risque de dominer l’agenda politique international des prochains mois. J’y suis déjà revenu à plusieurs reprises, notamment dans Négocier ou faire la guerre? et Négocier ou faire la guerre ? (suite). Pour comprendre tous les enjeux de cette crise et l’inscrire dans la durée (et dans l’histoire), on se reportera au numéro qui vient de sortir de Manière de voir, la publication bimestrielle du Monde diplomatique, « Tempêtes sur l’Iran » (en vente en kiosques).
Dans un entretien donné au Figaro du 26 mai, Ali Larijani, un des principaux dirigeants iraniens, très impliqué dans le dossier nucléaire, affirme que "La France de Sarkozy pourrait jouer le rôle d’intermédiaire sincère".
Interrogé sur les moyens de sortir de l’impasse, il explique :
« Le moyen consiste à reprendre le dialogue, sans condition préalable de part et d’autre. À cet égard, la France du nouveau président Nicolas Sarkozy pourrait jouer le rôle d’un honest broker (intermédiaire sincère), car la France jouit d’une très bonne image chez nous : elle n’a jamais exercé de pression néocoloniale sur l’Iran et elle a abrité chez elle l’imam Khomeiny lorsqu’il était menacé par la dictature du Shah. »
« Au moment où je vous parle, ElBaradei et Solana reconnaissent tous les deux que le programme nucléaire iranien n’a pas actuellement divergé vers le militaire. Le souci occidental est donc un procès d’intention lié à l’avenir. Pourquoi donc nous trouvons-nous, aujourd’hui, traînés devant le Conseil de sécurité de l’ONU? »
« Les États de la région (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, etc.) seraient invités à y participer, ainsi que les États européens (France, Allemagne, Finlande, etc.) ayant développé chez eux un programme de production d’électricité nucléaire. Ainsi, au contrôle déjà existant des inspecteurs de l’AIEA s’ajouterait celui des États membres du consortium. S’il m’était possible de mener un dialogue constructif avec les Occidentaux, aujourd’hui bloqué par l’intransigeance d’une Amérique exigeant que nous suspendions au préalable notre enrichissement d’uranium, je suis sûr que nous pourrions trouver ensemble de nombreux autres outils pour établir une confiance réciproque. »
Mais il semble peu probable que cet appel soit entendu.
« Paris presse l’ONU de durcir le ton avec l’Iran », tel est le titre de l’article de Maurin Picard publié sur le site du Figaro, le 24 mai.
« La France n’a pas ménagé ses critiques hier à l’égard de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une institution spécialisée de l’ONU qui joue un rôle clé dans la crise iranienne, et de son directeur général, Mohamed ElBaradei. Au moment où ce dernier transmettait au Conseil de sécurité des Nations unies un rapport alarmant sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien, Paris s’est joint aux protestations émises par Washington à l’encontre du haut fonctionnaire égyptien, accusé de laxisme face aux agissements nucléaires de Téhéran. »
« Objet du litige : Mohamed ElBaradei a affirmé, dans plusieurs interviews récentes, que l’Iran devait être autorisé à maintenir une partie de ses activités d’enrichissement d’uranium. Il en déduisait que la communauté internationale devrait réduire son niveau d’exigence vis-à-vis de Téhéran, celui-ci possédant déjà, de toute évidence, un savoir-faire nucléaire que la communauté internationale prétend encore vouloir lui interdire. »
« "Notre représentant permanent à Vienne [Xavier-François Deniau] s’associera à la démarche américaine", a indiqué hier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, tandis que le représentant américain auprès de l’AIEA, Gregory Schulte, rencontrait Mohamed ElBaradei en aparté. Le chef de l’agence atomique internationale se voit aussi reprocher une grande imprudence pour avoir affirmé que "la CIA, le MI 6 britannique et les renseignements français sont d’accord pour dire que l’Iran mettra de 4 à 8 ans pour fabriquer l’arme atomique". "Nous n’avons pas l’habitude d’exposer publiquement [...] des évaluations nationales de renseignement", s’est insurgé le porte-parole français, selon qui, pour la France, "la perspective d’un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire n’est pas acceptable". »
Cette position française ne marque pas un vrai tournant, puisque Paris s’était fortement rapproché des Etats-Unis sur le dossier iranien depuis au moins deux ans. Mais elle constitue néanmoins un infléchissement. Rappelons-nous les déclarations assez réalistes de Chirac sur l’Iran, début février.
Les Etats-Unis ont déjà engagé une guerre silencieuse contre l’Iran. Les journalistes Brian Ross et Richard Esposito, de Abcnews (22 mai 2007), « Bush Authorizes New Covert Action Against Iran » (Bush autorise de nouvelles actions clandestines contre l’Iran), confirment différentes informations sur les programmes d’aide à des groupes clandestins en Iran, mais il n’est pas évident de savoir si ces programmes sont nouveaux ou si l’article confirme des informations déjà données depuis plusieurs mois.
Message: http://muslimsdefrance.leforum.cc/t646-Antisemitisme-islamophobie-et-immigration-Iran-negocier-ou-faire-la-guerre-a-suivre.htm
Un historien au service de l’islamophobie
mercredi 7 mai 2008, par Alain Gresh
A l’origine, un livre érudit publié par le Seuil,Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, de Sylvain Gouguenheim, dont l’audience aurait pu rester limitée à quelques spécialistes. Et puis, un article substantiel, dans Le Monde des Livres (18 avril), du chroniqueur Roger Pol-Droit, au titre évocateur : « Et si l’Europe ne devait pas ses savoirs à l’islam? », avec pour sous-titre : « L’historien Sylvain Gouguenheim récuse l’idée que la science des Grecs ait été transmise à l’Occident par le monde musulman ». La conclusion de Roger-Pol Droit est sans appel : « Contrairement à ce qu’on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l’islam. En tout cas rien d’essentiel. Précis, argumenté, ce livre qui remet l’histoire à l’heure est aussi fort courageux. »
Ce qui est étonnant, c’est que Roger-Pol Droit, dont les compétences en matière d’histoire médiévale nous étaient inconnues, balaie d’un revers de main toute les connaissances scientifiques pour encenser le livre sans aucune réserve. On s’en étonne moins quand on connaît les thèses défendues par le journaliste dans son dernier opuscule, L’Occident expliqué à tout le monde (Seuil, 2008) : la division du monde entre Occident et Orient remonte à la Grèce antique, et depuis mille ans se joue un éternel affrontement entre deux conceptions du monde. Cette thèse est loin d’être nouvelle, on peut même affirmer qu’elle est dominante. Les exemples en sont multiples, comme un film et un livre récents sur la bataille de Thermopyles en témoignent.
Cet éloge du livre de Gouguenheim est appuyé le 17 avril par un compte rendu de Stéphane Boiron dans Le Figaro, « Les tribulations des auteurs grecs dans le monde chrétien », qui se conclut ainsi :
« Félicitons M. Gouguenheim de n’avoir pas craint de rappeler qu’il y eut bien un creuset chrétien médiéval, fruit des héritages d’Athènes et de Jérusalem. Alors que l’islam ne devait guère proposer son savoir aux Occidentaux, c’est bien cette rencontre, à laquelle on doit ajouter le legs romain, qui “a créé, nous dit Benoît XVI, l’Europe et reste le fondement de ce que, à juste titre, on appelle l’Europe”. »
Ce livre pose deux types de questions. Les premières sont « scientifiques », et c’est aux historiens de répondre ; ils l’ont fait de manière massive comme le montrent les différentes déclarations ci-dessous.
Mais avant d’y venir, il faut aborder l’aspect idéologique du débat. Ecartons d’abord l’argument selon lequel des extraits du livre de Gouguenheim ont été repris par des sites d’extrême droite, ce qui les discréditerait ; à l’heure d’Internet et de la circulation non contrôlée des textes, cela ne prouve pas grand-chose. Il est cependant dommage que Sylvain Gouguenheim lui-même tente ce type d’amalgame en affirmant qu’une « amie d’Himmler », le dirigeant nazi, a défendu l’idée d’un islam civilisateur qui aurait tout transmis à l’Occident, comme si cela à soi seul discréditait la thèse.
Mais Sylvain Gouguenheim, qui prétend faire œuvre scientifique, a du mal à cacher ses a priori et sa vision idéologique. Dans une note concernant un rapport du Conseil de l’Europe de 2002 appelant à donner une vision moins caricaturale de l’islam dans les manuels scolaires, il écrit : « Bizarrement, après que le monde occidental a été la cible d’un acte de guerre, il devient urgent d’enseigner que ceux qui l’ont commis sont les tenants d’une religion pacifique, et de rappeler que l’Occident lui-même fut (on admirera le verbe au passé)violent. » (p. 261)
Pour lui, le monde musulman se comprend par... la langue (l’arabe) et le Coran.« Durant le Moyen Age, deux civilisations se firent donc face. L’une combinait l’héritage grec et le message des Evangiles, l’esprit scientifique et l’enracinement dans une tradition religieuse dont l’Eglise se voulait la garante. L’autre était fille du Livre de Dieu, du Livre incréé. Elle était fondamentalement amarrée à son axe central, le Coran : tout ce qui se déroule dans le temps reconduit la matrice originelle des sourates éternelles. » (p. 200). Et ce qui soutient tout le livre,