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Forum de discutions sur les végétaux, le jardin, et la culture de plantes rares
http://paxcall.leforum.eu
Le GABION est un centre de formation et d'expérimentation à l'éco construction et à la réhabilitation du bâti ancien situé à Embrun dans les Haute-Alpes.
Domaine du Pont Neuf 05200 EMBRUN
Tél 04.92.43.89.66 - Fax 04.92.43.04.99
Sur ce site vous trouverez des cours technique,
des vidéos des professionnels auxquels vous pouvez faire appel pour vos travaux ainsi que le programme de leurs formations.
L'association souhaite contribuer à la revalorisation du travail manuel dans les métiers du bâtiment grâce à des techniques qui permettent la créativité et l'épanouissement des personnes, qui les mettent en oeuvre.
Sensible au développement durable, Le GABION est attentif au social, à l'économie et à l'environnement, dans les différentes activités qu'il met en oeuvre. L'association réalise aussi des chantier d'intérêt public avec des salariés en contrats aidés dans l'Embrunais.
Les différents activités sont :
STAGES – FORMATIONS : ECO CONSTRUCTION ET RENOVATION DU BATI ANCIEN
1 - Stages intensifs de 2 à 5 jours
certains sont réservés aux professionnels du bâtiment
d'autres sont ouverts à tous les public et notamment aux auto-constructeurs
2 - Formation diplomante de 1100 heures «Ouvrier Professionnel en Restauration du Patrimoine »
Formation professionnelle réservée aux personnes de la REGION PACA, désirant travailler dans la rénovation, la réhabilitation et la restauration du bâti ancien.
DEVELOPPEMENT LOCAL : PROMOUVOIR l'ÉCO CONSTRUCTION ET LA REHABILITATION DU BATI ANCIEN AUPRÈS DU GRAND PUBLIC : mises en réseaux des acteurs, sensibilisation, animations, manifestations, conférences, documents et films techniques consultables sur le site internet etc....
LE CHANTIER D'INSERTION : permet aux personnes sans emploi, de participer à des chantiers enrichissants, de construction, de retrouver une place dans le monde du travail tout en contribuant à des projets d'intérêt général.
Accueil : http://gabionorg.free.fr/index1.htm
http://gabionorg.free.fr/index1.htm Torchis
Pisé
Notion de base bioclimatique
Architectecture et habitat solaire Construction en bottes de paille
Bois cordé
Ardoise de pays
Construire en respectant l'environnement
Message: http://paxcall.leforum.eu/t252-Le-Gabion-formations-cours-technique.htm
J'ai passé un agréable écofestival à Toucy, j'ai découvert des personnes très connectées à la Terre.
Je suis impatient de revivre de telles rencontres. Je suis enfin certain que j'ai un effort à fournir pour aller dans une direction qui me faisait peur.
Je ne cesse de penser à ce jeune homme qui en savait davantage que tout mon entourage réuni.
Son calme est exemplaire, il a une maitrise exceptionnelle de ses émotions, bref, un grand personnage.
Alcidejet, te rappelles-tu des auteurs qu'il a cité ?
Message: http://paxcall.leforum.eu/t251-Toucy.htm
Le nom « Sangha Rimay »
- « Sangha » signifie en sanskrit « communauté » ou « confrérie ».
- « Rimay » est un terme tibétain signifiant « sans parti pris ». Il exprime la primauté de l’expérience contemplative et la vision d’unité dans la diversité qui en procède.
Le Sangha Rimay est une communauté mixte pratiquant les valeurs éthiques et spirituelles du Bouddha. Il reconnaît une unité de réalisation dans une diversité d’expression, dans cette perspective d’unité dans la diversité. C’est ainsi une confrérie, un réseau de personnes de toutes origines et activités profondément engagées dans la voie spirituelle du Dharma, la tradition du Bouddha. Ce sangha suit une approche « yoguique » consistant à s’éveiller par la compréhension et l’expérience, intégrant les pratiques de libération à la vie quotidienne
http://www.youtube.com/v/ODc-T8aVlcE
http://www.youtube.com/v/WmRP2Aem4WY
Message: http://paxcall.leforum.eu/t250-Sangha-Rimay.htm
Définition de la simplicité volontaire
La simplicité volontaire est un mode de vie empreint de parcimonie, qui vise la suffisance plutôt que l'abondance. Car l'abondance est souvent source de plusieurs maux. Manger trop peut rendre malade, consommer trop peut nous ruiner. Les adeptes de la simplicité volontaire cherchent donc à moins consommer pour profiter plus pleinement de leur vie.
L'économie de marché libre est fondée sur une théorie qui prétend que les besoins humains sont illimités. La simplicité volontaire rejette ce principe. Car si nos besoins étaient illimités, nous devrions abdiquer tout de suite la possibilité de les combler tous un jour et d'être satisfaits, heureux. Renoncer à nos caprices, c'est rapprocher un peu le jour où nous réussirons à combler tous nos besoins.
Méthodes pour économiser dans une optique de Simplicité Volontaire : http://www.digicom.qc.ca/%7efprive/methodes.htm
Source : http://www.digicom.qc.ca/%7efprive/index.htm
Message: http://paxcall.leforum.eu/t249-Simplicite-volontaire-et-decroissance.htm
1- Votre Potager
John Seymour
2- Revivre à la campagne
John Seymour
Présentation de l'éditeur :
L'engouement actuel pour le retour à l'autarcie trouve son accomplissement et toutes ses réponses dans cet ouvrage très complet, illustré et éclairé de nombreux croquis explicatifs, rédigé par le " père de l'autosuffisance ".
Quels sont les outils essentiels pour créer et entretenir son potager ?
Comment tailler ses arbustes ? Comment presser l'huile de ses noix ?
La meilleure méthode pour faire son propre beurre ?
Que faire de ses inévitables déchets ?
Comment se chauffer grâce au soleil, sans piles photovoltaïques ?
Autant de questions parmi de nombreuses autres qui se résoudront en un clin d'œil en consultant ce livre, indispensable aux nouveaux pionniers de la vie moderne...
3- Savoir Revivre
Jacques Massacrier (90Mo)
http://www.savoir-revivre.org/livre.php
4- L'encyclopédie, faites tout vous même
artisanat,bricolage,instalation,aménagement,réparation,entretien,animaux,potager biologique, cuisinel'isolation thermique. Cet ouvrage comprend:50 photos en couleurs, 600 dessins.
Message: http://paxcall.leforum.eu/t248-Livres.htm
Message: http://paxcall.leforum.eu/t247-Une-civilisation-s-eteint.htm
Il s’agit d’une déconstruction plus ou moins méthodique de trois grands événements / mouvements / principes (je ne sais comment les appeler, le film les considère comme des mythes) qui président au fonctionnement des Etats-Unis: la religion (“The Greatest Story Ever Told”), le 11 septembre (“All The World’s A Stage”) et ce que les auteurs appellent “the men behind the curtain” (ceux qui sont dans les coulisses, c-à-d ceux qui tirent les ficelles, “Don’t mind the men behind the curtain”).
C’est un film pour le moins révolutionnaire qui présente une vision absolutiste et manichéenne des Etats-Unis et du monde, en empruntant de nombreux raccourcis. Je le recommande cependant, ne serait-ce que pour interrompre un instant la frénésie de nos vies de fous, prendre quelque recul et s’interronger sur les questions pertinentes qu’il soulève. A chacun de se construire une réponse.
De la réfutation de l’existence de Jésus Christ à l’annonce d’un humain bientôt truffé de puces RFID, un film qui défend l’idée d’un complot bancaire très méchant datant du 19° sciècle, lors de l’invention de la FED, et qui va jusqu’à fabriquer les guerres (de 14-18 au 11 septembre, en passant par Pearl Harbor et le Vietnam) pour s’enrichir...
Des humains seraient capables de faire ça ?
http://www.dailymotion.com/swf/x4gadb&v3=1&related=1
http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=3767487358149440770
Message: http://paxcall.leforum.eu/t246-Zeitgeist.htm
"Entre paille et terre" de Tom Rijven
Interview de Tom Rijven, auteur du livre : Entre paille et terre.
L'approche constructive avec les bottes de paille proposée dans ce livre est le fruit d'expériences entre la technique la plus utilisée dans le monde : Nebraska (murs en paille porteurs) et le bâtiment traditionnel français : l'ossature bois. Cette technique, nommée Cellule Sous Tension©, ouvre une nouvelle voie à la construction en paille, celle des murs auto-contreventés avec un enduit qui n'est plus une surface finale mais une partie intégrante de la structure du mur. Ce livre s'adresse à toutes les personnes qui veulent découvrir un mode de construction… Un livre technique, pratique mais surtout dans lequel on découvre la beauté des enduits en terre.
http://www.gouttedesable.fr/product_info.php?products_id=33
http://www.dailymotion.com/swf/x3yz91&v3=1&related=0
Message: http://paxcall.leforum.eu/t245-Paille-et-terre.htm
La Maison 3 E Le D V D : 1h 20 ( merci d'acheter au plus vite ce DVD : http://www.heol2.org/maison3e/maison3e.htm
Ecologique
Matériaux de proximité, renouvelables et recyclables, en résonance avec le corps humain, fabriqués par l’énergie solaire, à faible coût énergétique et très peu de transport.
paille, terre, ossature et bardeaux de bois, bambous, chanvre, laine de mouton, etc.
Economique
fondations isolantes La maison est conçue comme un seul capteur solaire. Le soleil, à travers les vitres, chauffe les B.T.C. (Briques de Terre Compactées) qui accumulent les calories . La paille très isolante, à l’extérieur, prévient du froid; les murs et le plancher rayonnent donc à l’intérieur en chauffant la maison.
Coût des matériaux: moins de 25 000 euros pour 70 m²
Entr'aide
3ossatureboism.jpg La main d’œuvre solidaire et le travail échangé, couvre en partie le coût de la maison, procure la satisfaction d’avoir acquis confiance et savoir-faire, régénère le tissu social, évite de perdre sa vie à la gagner . Les emprunts lourds engagent toute une vie,
Patrick et Brigitte Baronnet
> PARTIE 0 : (presentation) <
http://www.dailymotion.com/swf/x4hahf&v3=1&related=1
> PARTIE 1 : (fondations)
http://www.dailymotion.com/swf/x4hcgg&v3=1&related=1
> PARTIE 2 : (charpente)
http://www.dailymotion.com/swf/x4hdnw&v3=1&related=1
> PARTIE 3 : (toiture)
http://www.dailymotion.com/swf/x4hhrb&v3=1&related=1
> PARTIE 4 : (paille)
http://www.dailymotion.com/swf/x4htxo&v3=1&related=1
> PARTIE 5 : (briques et enduits)
http://www.dailymotion.com/swf/x4hu90&v3=1&related=1
> PARTIE 6 : (chauffage)
http://www.dailymotion.com/swf/x4huhm&v3=1&related=1
> PARTIE 7 (Energies 1)
http://www.dailymotion.com/swf/x4m12f&v3=1&related=1
> PARTIE 7 (Energies 2)
http://www.dailymotion.com/swf/x4m1ks&v3=1&related=1
> PARTIE 7 (Energies 3)
http://www.dailymotion.com/swf/x4m729&v3=1&related=1
L'association :
http://www.heol2.org/
Autre :
http://generationsfutures.chez-alice.fr/vertueux/maison_3e.htm
Message: http://paxcall.leforum.eu/t244-La-maison-3e-une-maison-ecologique-economique-et-solidaire-pour-moins-de-20-000-euros.htm
Conférence Universanté :
Les moyens de gestion du stress par Marc Vachon, psychologue
M. Marc Vachon est psychologue depuis plus de trente ans. Ses champs d’expertise sont l’adaptation réussie au changement, la gestion du stress, la motivation et la communication efficace. Conférencier et formateur de groupe apprécié pour son humour et son approche concrète, son travail l’a amené à rencontrer de nombreux auditoires, tant au Québec qu’à l’étranger.
Le conférencier a traité de quatre décisions anti-stress, qui font référence à notre façon d’interpréter les événements, à ce sur quoi l’on porte notre attention, à l’équilibre et à la motivation. Il nous présente ensuite quelques exutoires positifs au stress.
À l'Agora du Carrefour de l'information de l'Université de Sherbrooke, le mardi 2 mai 2006, à 12 h.
Lien pour visionner la vidéo : http://www.usherbrooke.ca/carrefour/diffusion/universante_marc_vachon.html
Message: http://paxcall.leforum.eu/t243-Marc-Vachon.htm
Reportage , débat, interview
http://www.youtube.com/v/DygqFHfaiFA
http://www.youtube.com/v/-BXSPApTFxM
http://www.youtube.com/v/stStbfpZNAY
http://www.youtube.com/v/S3V42K1o4WY
http://www.youtube.com/v/wCYlWbd2E_Y
http://www.youtube.com/v/d2I_eAJ0pPQ
http://www.youtube.com/v/eo98QA9W9HQ
Message: http://paxcall.leforum.eu/t242-ecologie-et-spiritualite-a-l-institut-Karma-Ling.htm
Annie Leonard is an expert in international sustainability and environmental health issues, with more than 20 years of experience investigating factories and dumps around the world. Coordinator of the Funders Workgroup for Sustainable Production and Consumption, a funder collaborative working for a sustainable and just world, Annie communicates worldwide about the impact of consumerism and materialism on global economies and international health.
Annie’s efforts over the past two decades to raise awareness about international sustainability and environmental health issues has included work with Global Anti-Incinerator Alliance, Health Care without Harm, Essential Information and Greenpeace International. She currently serves on the boards of GAIA, the International Forum for Globalization and the Environmental Health Fund. Previously she has served on the boards of the Grassroots Recycling Network, the Environmental Health Fund, Global Greengrants India and Greenpeace India.
During the 1990s, Annie visited countries throughout Asia to track exported waste from the U.S. and Europe. She documented her findings in many articles and testified before the U.S. Congress in 1992 on the issue of international waste trafficking, in an effort to ban US waste exports to the Third World.
Annie did her undergraduate studies at Barnard College, Columbia University and graduate work in city and regional planning at Cornell University, both in New York. She has traveled to over 30 countries, including Haiti, Bangladesh, India, the Philippines, Pakistan and South Africa, in her work investigating and promoting anti-pollution issues internationally. Annie currently resides in California with her daughter.
Annie’s most recent project, the Story of Stuff, explores the global materials economy and its impact on economy, environment and health.
1 . The story of stuff teaser en trois parties
http://www.youtube.com/v/dz3tPxUFGbY
http://www.youtube.com/v/Jc4yko5WMEc
http://www.youtube.com/v/P56-zWupDcI
&
2 . The Story of Stuff en 7 parties
- Ch.1 Introduction
http://www.youtube.com/v/OqZMTY4V7Ts
- Ch.2 Extraction
http://www.youtube.com/v/QYbSaBH0_1M
- Ch.3 Production
http://www.youtube.com/v/HoJDDiJohKY
- Ch.4 Distribution
http://www.youtube.com/v/swtYy80B-LE
- Ch.5 Consumption
http://www.youtube.com/v/EUeMVt3stAo
- Ch.6 Disposal
http://www.youtube.com/v/FdyV5W-9M_w
- Ch.7 Another Way
http://www.youtube.com/v/Zam9DZ43Cl0
SOURCE : http://www.storyofstuff.com/downloads.html
Message: http://paxcall.leforum.eu/t241-The-story-of-stuff.htm
Sarkozy Video
Sarko-TV présente toutes les meilleurs videos du président Sarkozy en streaming !
Drole, fun, reportage, choquante, scandaleuse,... Ajout de vidéos quotidiennement.
http://sarko-tv.fr/
Message: http://paxcall.leforum.eu/t240-sarko-tv.htm
http://www.dailymotion.com/playlists/Paxcall
Message: http://paxcall.leforum.eu/t238-Dailymotion-playlists.htm
Un reportage ou vous trouverez quelques astuces pour décroitre... et faire des maxi économies par la même occasion.
A confort équivalent, choisissons la simplicité et le respect de notre mère nature !
http://www.youtube.com/v/8rjr3S0mxWc
http://www.youtube.com/v/hj4cbO52V7k
http://www.youtube.com/v/dngyvr2-9lQ
Message: http://paxcall.leforum.eu/t234-Video-construction.htm
Cher Nicolas Hulot,
Vous souhaitez « toucher les consciences » de vos contemporains, aussi je m’adresse à vous, droit dans les yeux.
Cher Nicolas Hulot, je vous enjoins de vous retirer de l’écologie politique à laquelle vous avez fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique.
Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1 et plus largement les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy.
Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète.
Vous déclarez vouloir transformer la société de l’« intérieur » mais vous abusez vos contemporains. Vous leur parlez en fait de l’intérieur des sociétés multinationales qui vous financent et non de l’intérieur de la démocratie. Votre totale inconscience du jeu des rapports de force politiques vous conduit à rejeter dans une position extrémiste ceux qui s’engagent à faire reculer démocratiquement le danger que font peser les multinationales sur notre société, notre démocratie et notre environnement. Votre discours de consensus, en fait fusionnel, recouvre un véritable déni du politique en refusant un clivage entre le pouvoir et l’opposition pourtant consubstantiel de la démocratie.
Votre mission a été un succès au-delà des espérances de ses initiateurs : toute une partie de la gauche, la candidate des Verts à la présidentielle, le candidat des altermondialistes et même un hebdomadaire de gauche critique ont foncé tête baissée dans le piège, sidérés par votre puissance médiatique. Vous avez réussi à brouiller les cartes bien au-delà des écologistes et de la gauche en diffusant une vision consumériste du rapport à la nature grâce à de puissants relais médiatiques et économiques.
Bien sûr tout cela aurait été impossible si ces forces politiques n’étaient pas actuellement politiquement et intellectuellement en plein égarement.
Cher Nicolas Hulot, vous faites aujourd’hui alliance avec un gouvernement élu sur un slogan : « Travailler plus pour gagner plus » qui est un véritable cri de guerre du productivisme le plus aveugle. On aurait pu penser que même les plus naïfs allaient commencer à ouvrir les yeux. Rien n’est moins sûr.
Alors je vous le demande : pour la planète, mais surtout pour ses habitants, s’il vous plaît, retirez-vous au plus vite. Vous avez fait assez de tort, assez de mal.
Pour signer : http://www.pacte-contre-hulot.org/
http://www.pacte-contre-hulot.org/

Message: http://paxcall.leforum.eu/t233-Signer-contre-Nicolas-Hulot.htm
http://www.contre-grenelle.org/
Le Grenelle de l'environnement est un « Munich de l'écologie »
Nicolas Sarkozy parle de « révolution verte ». Le patronat français, Medef et CGPME, se déclare grandement satisfait. Les syndicats par la voix de François Chérèque saluent un processus positif. Corine Lepage (Modem et Cap 21) est aux anges. Le parti socialiste applaudit les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. L'Union européenne se dit comblée par la voix de son Président. Al Gore a passé commande d'un Grenelle mondial à Sarkozy. Preuve que la vison sarkozyenne de l'écologie est bien « mondialement compatible » sans rien changer à la puissance des grands groupes et aux logiques économiques dominantes. Preuve une fois de plus que le sarkozysme est la version française de la révolution conservatrice mondiale qui balaie la planète depuis les années quatre-vingt. Nous avions donc raison de dire lors du contre-Grenelle de l'écologie le 6 octobre à Lyon que si le Grenelle sera sarko-compatible, le sarkozysme n'est pas, lui, écolo-compatible. Nicolas Hulot a finalement bien mérité de TF1 et du sarkozysme.
Ce Grenelle de l’environnement est un véritable Munich de l’écologie politique.
Munich de l’écologie politique car l'idée qu'une « Union sacrée » soit possible autour du sarkozysme sous le prétexte de la défense de l’environnement a finalement triomphé. Comme si l’écologie n’était pas une affaire de choix de société avec nécessairement des perdants et des gagnants : la grande question étant de savoir qui des pauvres ou des riches paiera la crise écologique.
Munich de l’écologie politique car il impose l'idée qu'on pourrait obtenir des avancées sans constuire d'abord un rapport de force face à la puissance des lobbies économiques et nucléocrâtes.
Ce Grenelle de l'environnement est une défaite de l'écologie que nous paierons très cher. Il retarde le moment où il faudra bien apprendre à vivre mieux avec beaucoup moins ce qui suppose d'abord un autre partage des ressources entre les riches et les pauvres. Dans l'attente du grand soir promis par Sarkozy au nom de sa « révolution verte » et de l'extinction durant cinq minutes de nos ampoules électriques, souvenons-nous que le 22 avril 1970, vingt millions d’américains avaient participé au « premier jour de la Terre », qu’à cette occasion la 5e avenue de New York avait même été fermée à la circulation. Nous avons vu combien cette écologie des bons sentiments est un marché de dupes. Trente ans plus tard, les crises environnementales et sociales sont encore plus dramatiques.
Que penser des mesures prises par le Grenelle officiel ?
On nous parle de geler les constructions d’autoroute et d'aéroports
Cette promesse est un marché de dupes puisque si l'Etat s'est engagé à ne plus augmenter significativement les investissements dédiés au développement de nouvelles capacités routières et aéroportuaires, il a immédiatement ajouté sauf en cas de contournement d'une agglomération, sauf en cas de nécessité liée à un problème de sécurité, sauf en cas d'intérêt local, etc. Que restera-t-il finalement des belles paroles face aux exceptions annoncées au nom du « réalisme » économique ? On fera peut être un peu moins d'autoroutes mais on continuera à développer en priorité le TGV au détriment des TER et de la nécessaire relocalisation de nos activités économiques et de loisirs.
On nous promet une fiscalité verte.
Cette promesse est un marché de dupes car le transfert d'une partie de la fiscalité des entreprises sur le carbone aboutira à pénaliser davantage encore ceux qui ont le moins : elle videra comme les péages urbains les routes des voitures des plus pauvres pour que les riches puissent rouler plus vite. Ce projet d'un bonus/malus a été en outre accepté comme une divine surprise comme si la crise écologique tenait avant tout aux vieilles voitures polluantes des plus pauvres et non à la surconsommation des plus riches et à un modèle de vie écologiquement insoutenable.
On nous promet une loi sur les OGM.
Cette promesse est un marché de dupes car le gel annoncé n'est en rien le moratoire exigé par les associations environnementales. Le gel des cultures de maïs Mon 810 durant l'hiver est une campagne de communication pas gênante pour les bio-technologies puisqu'on ne sème pas durant cette période. La loi annoncée par Borloo est en revanche un véritable piège car sous prétexte de liberté de faire ou de ne pas faire des OGM, elle ne répond pas à la question posée par une majorité de français, sur la dangerosité des OGM mais aussi sur le choix d'une agriculture paysanne. Elle entérine les solutions libérales sous forme de dommages et intérêts en cas de pollution génétique. Sarkozy le dit clairement : cette suspension de la culture commerciale des OGM « ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir ». Le chef de l'Etat a même exprimé sa volonté d'accélérer encore plus la recherche sur les OGM.
On nous promet plus de bio dans les écoles.
Cette promesse est un marché de dupes puisque la réglementation européenne généralise la bio-industrie contre la véritable agriculture biologique : on n'avancera pas d'un pouce si les aliments bio parcourent la planète avant d'arriver dans les assiettes de nos enfants. Une vraie alternative est de revenir à une cuisine faite sur place, avec des produits locaux, de saison et si possible « bio ».
On nous promet de moraliser la publicité
Cette promesse est un marché de dupes dès lors que l'Etat n'abroge pas la circulaire Jack Lang qui permet à la publicité de pénétrer dans les écoles par les fenêtres tout en demeurant interdite par la porte, tant que l'Etat ne respectera pas la loi en faisant démonter les 40 % de panneaux publicitaires illégaux, tant que la publicité ne sera pas interdite à la télévision aux heures où tant d'enfants sont devant le poste, tant qu'on n'inversera pas la hiérarchie des normes juridiques en faisant primer le droit des usagers à être protégé sur celui des marchands en généralisant, par exemple, des zones sans publicité.
On nous promet de diviser par deux les pesticides.
Cette promesse est un marché de dupes car sitôt l'annonce faite que cet objectif devrait être atteint en dix ans, on apprend que sous la pression de la FNSEA la date butoir disparait.
On nous promet de ne pas créer de nouveaux sites nucléaires.
Cette promesse est un marché de dupes puisque tous les projets se situent sur des sites déjà exploités et que Sarkozy entend imposer le choix du nucléaire à toute l'Europe.
Sarkozy a annoncé la convocation d'un autre Grenelle l'an prochain.
Chiche à la même date : nous organiserons de nouveau un contre-Grenelle.
En attendant nous ne laisserons pas Sarkozy profiter de la présidence française de l'Union européenne en juillet 2008 pour imposer à l'Europe le retour au tout-nucléaire...
Face à une droite naturellement sarko-compatible et à une gauche toujours plus sarko-compatible nous disons que l'on ne peut vouloir à la fois plus de croissance et plus d'écologie.
Face au Front National de Libération de la Croissance canal Attali, nous rejettons l'objectif de 5 % de croissance par an car, comme le disait Attali en 1973, croire que la croissance puisse réduire les inégalités sociales est une escroquerie intellectuelle.
Face à Laurence Parisot et à Christine Lagarde qui veulent aller chercher les derniers points de croissance avec les dents, nous lançons un appel à boycotter la grande distribution notamment lors des nocturnes commerciaux et les dimanches.
Face à ceux qui choisissent de nourrir leurs voitures plutôt que six milliards d'humains, nous exigons un moratoire immédiat sur les agro-carburants présenté hier à l'ONU par Jean Ziegler.
Paul Ariès
Co-organisateur du Contre-Grenelle de l'environnement
Rédacteur au journal La Décroissance
Directeur de la rédaction du journal Le Sarkophage
http://www.dailymotion.com/swf/x36204&v3=1&related=1
Message: http://paxcall.leforum.eu/t232-Le-Grenelle-de-l-environnement-est-un-Munich-de-l-ecologie.htm
Murray Bookchin
Humaniser l'écologie
« Dès le point de départ, il est essentiel de mettre de côté certains mythes qui existent aujourd'hui à l'intérieur du mouvement écologique et du mouvement pour la sauvegarde de l'environnement, mythes dont l'emprise est très forte.
Je ne me considère pas comme un «environnementaliste», que cela soit très clair, mais comme un écologiste. Il importe d'établir une distinction très nette entre «environnementalisme» et «écologisme». Les sciences de l’environnement sont des sciences d'engineering. Le grand projet des «ingénieurs», c'est de transformer la nature en harmonieuse machine, admirablement montée, parfaitement aérodynamisée, aussi efficace qu'élégante, que nous pouvons contrôler et dominer de la même façon que nous dominons et contrôlons une automobile - tout en espérant, bien sûr, que cette machine n'aura aucun effet secondaire néfaste sur nos vies. Ah, si seulement les arbres poussaient avec régularité, si seulement nous pouvions faire disparaître de l'environnement les facteurs cancérigènes, alors il serait possible de vivre avec la nature et de la contrôler de la bonne façon (appropriately).
Je n'aime pas la «technologie appropriée» (appropriate technology), j'aime la technologie qui libère ou la technologie libertaire. Expliquons-nous. La nature est vivante et nous faisons partie de la nature. L'important pour nous, ce n'est pas de contrôler la nature, mais de nous y intégrer, de devenir une entité à l'intérieur de la nature, qui fasse preuve d'une prise de conscience de cette même nature, qui la comprenne, qui y incorpore du rationnel et du mental. La nature n'est pas une machine, de la même façon que les personnes ne sont pas des machines.
Si nous concevons la nature comme une machine qu'il nous est donné de contrôler et de dominer, alors nous en arrivons à concevoir les personnes aussi comme des machines susceptibles de contrôle et de domination. Je ne suis pas du tout d'accord avec le point de vue environnementaliste qui nous recommande de nettoyer la nature et d'«arranger» la nature de façon à pouvoir la dominer, de la même façon que les hommes dominent les femmes, que les vieux dominent les jeunes, que les êtres humains dominent les êtres humains.
L'écologie est surtout et avant tout une certaine «vision du monde», une sensibilité particulière, et non pas simplement une science. C'est un art qui nous apprend à vivre-avec, à vivre en symbiose, et non pas à manipuler; qui nous apprend à nous ajuster et à nous adapter, et non pas à contrôler; qui nous apprend à promouvoir la vie et non pas la mort, à voir ce qui nous entoure comme des organismes et non pas comme des machines.
L'écologie ne s'intéresse pas à la domination, mais se préoccupe de vivre en harmonie avec la nature parce que nous pouvons vivre en harmonie l'un avec l'autre. C'est là l'essence de l'écologie. Si nous adoptons des rapports hiérarchiques les uns avec les autres, la nature devient à son tour elle aussi un objet que l'on peut dominer, contrôler. Notre attitude envers la nature dépend du genre de rapports que nous entretenons entre nous. Il n'y aura pas de solution au problème écologique tant que nous n'aurons pas fait disparaître la domination des humains entre eux, et conséquemment la domination de l'humanité sur la nature.
Régionalisme
Une autre chose me tient à coeur: la possibilité d'un régionalisme humaniste, par opposition à un régionalisme qui ne sert qu'à renforcer la centralisation. Aux États-Unis, aujourd'hui, on parle beaucoup de régionalisme. On prend quatre villes et on les amalgame pour qu'elles n'en fassent plus qu'une. On élimine les maires et on invente un nouveau poste: le «manager» de la ville. Personne n'élit ce manager, il est nommé d'office. Du reste, «il» est toujours un mâle. Il devient le technocrate qui administre quatre villes au lieu d'une. Ensuite, on répète le coup avec cinq ou dix villes et on appelle ça du «régionalisme».
Ce n'est pas du régionalisme, c'est une technique de centralisation qui sert à détruire une région, à la rendre homogène. Le vrai régionalisme, lui, permet à la base vivante d'une société de retrouver son sens de la communauté, de redevenir cette communauté. Le régionalisme, c'est non seulement la découverte de la réalité d'une région ou de l'existence de plusieurs régions qui forment ensemble un pays, un État ou une province, c'est aussi et d'abord. la redécouverte du «voisinage». Sans voisinage, il n'y a pas de régionalisme. Le vrai régionalisme ne peut s'obtenir que par l'intégration et la fédération des villes, en partant de la base pour aller vers le haut.
Le «régionalisme» qu'on essaie d'implanter en Floride, par exemple, n'est qu'une étape vers une massive centralisation. On utilise le terme de «régionalisme», bien sûr, mais dans le but de solidifier le gouvernement de l'État, d'affaiblir les gouvernements locaux et d’anéantir le pouvoir local... au nom du régionalisme.
Le vrai régionalisme ne doit pas mener à la centralisation, mais plutôt à la décentralisation, et doit rejoindre la communauté elle-même, base du «voisinage». Et si nous n'arrivons pas -à trouver au niveau du voisinage les fondements qui nous permettraient de coordonner les personnes et de former une société vraiment libertaire, non hiérarchique et démocratique, alors tous nos efforts seront vains. Le mot «régionalisme» ne sera plus qu'un synonyme de «fascisme», rien d'autre. Il ne faut jamais oublier cela.
Les villes de Montréal, de Trois-Rivières et de Québec doivent contrôler elles-mêmes leur propre destinée. Il en est ainsi également de leurs quartiers respectifs. Le quartier St-Jacques à Montréal, les différents quartiers de Trois-Rivières ou de Québec doivent, eux aussi, pouvoir décider de leur sort. Les quartiers doivent posséder ce pouvoir fondamental d'autodétermination sans lequel on ne saurait les grouper ensemble pour former une région.
Small is beautiful?
J'aime ce qui est «petit», mais je ne pense pas que tout ce qui est petit soit beau. Je ne pense pas qu'un petit bureau de courtiers en valeurs immobilières soit beau. Je ne pense pas qu'une petite balle de fusil, une petite mitraillette ou un petit pistolet soient beaux. Je ne pense pas qu'une petite ferme, qui se spécialise uniquement en orchidées de serre, soit belle. Je ne pense pas qu'un téléviseur ou un micro-circuit intégré soient beaux, surtout si on implante ce dernier dans le cerveau d'une personne pour lui donner des ordres et lui dicter ce qu'elle doit penser.
«Small is beautiful» ne se vérifie pas toujours. Ce qui est petit doit être humain. Tous doivent pouvoir le comprendre et l'aborder à cause de sa simplicité. Il faut que les gens puissent démystifier le mystère du «complexe», du monstrueusement technique. Au collège Goddard, où j'ai l'agréable tâche, comme coordonnateur, de participer à un programme d’études écologiques, nous n'utilisons que de petites choses qui sont surtout et avant tout des choses simples. Tout le monde comprend de quoi il s'agit et ça marche. Nous ne sommes pas obligés de lire les rapports du gouvernement et prendre leurs suggestions. Nous utilisons nos mains et nos yeux pour appliquer les technologies que nous avons choisies. Notre expérience nous permet de découvrir à quel point ce qui est simple est plus efficace que ce qui est complexe. En fait, c'est le degré de simplicité et d'humanité d'une chose plutôt que son volume, qui détermine sa beauté.
Toute cette emphase que l'on met aujourd'hui sur «small is beautiful» me fait très peur. C'est ce genre d'attitude qui permet à la corporation ITT, gigantesque et monstrueuse multinationale qui contrôle presque la moitié du globe, de nous équiper de «petits» récepteurs, de «petits» téléphones. Il permet également au système américain des télécommunications de nous livrer de «petits» téléviseurs et de nous injecter les mêmes poisons à plus «petites» doses.
Futurisme
Je ne suis pas un futuriste ... parce que je n'utilise pas ce qui existe aujourd'hui pour essayer de projeter ce qui existera demain. Je n'aime pas Herman Kahn qui propose de «chimifier» tout le globe afin de pouvoir nourrir dix mille milliards de personnes. Je n'aime même pas Buckminster Fuller qui propose comme solution au problème de la pollution d'installer un dôme géodésique au-dessus de Manhattan. Je ne veux pas vivre et circuler sous un dôme alors qu'à l'extérieur, dans les ghettos noirs et portoricains, la pollution de l'air est considérable au pied des tours et des cheminées de la Consolidated Edison Corporation, une de nos monstrueuses centrales électriques.
C'est peut-être là du futurisme, mais ce n'est pas le rêve de la liberté et de l'émancipation que nous propose l'écologie en tant qu'espoir et vision d'avenir pour l'humanité. Le futurisme se base sur ce qui existe aujourd'hui pour faire la projection d'un avenir qui ne peut être que prisonnier de ce qui existe aujourd'hui. Le futurisme ne fait que multiplier le présent par trois, par quatre, par cinq. Mais ce que nous multiplions ainsi, que ce soit deux, six ou dix milliards de personnes, ce sont toujours des êtres humains vivant tout comme aujourd'hui. Aucune différence: même nourriture chimifiée, même agrobusiness empoisonneuse, même pollution, mêmes villes monstrueuses, si ce n'est qu'elles sont encore plus hautes.
Bucky Fuller pourra bâtir une ville capable de contenir un million d’habitants, construire en forme de tétraèdre pyramidal et flottant au-dessus de l'Atlantique ... et rien n'aura changé. La centralisation sera toujours la même. Paolo Soleri pourra élever de gigantesques tours, semblables aux tours de réfrigération des centrales nucléaires, mais de la hauteur de l'Empire State Building. C'est peut être là du futurisme, mais toujours il s'agit de la monstruosité actuelle... en plus grand : plus élaborée, plus horrible, plus concentrée, capable de maintenir plus de gens dans l'état de pauvreté spirituelle qui caractérise la vie d'aujourd'hui.
Je n'ai aucune envie de conserver l'énergie physique aux dépens de l'énergie spirituelle. Si, pour conserver l'énergie, je dois toujours porter les mêmes habits, décorés ou non, toujours manger la même nourriture, vivre de la même façon que tout le monde - et il faut bien comprendre que l'obsession contemporaine de l'homogénéité, de l'uniformité et de la dépersonnalisation n'est que l'autre visage de l'efficacité et de la conservation de l'énergie - si je dois vivre d'une façon parfaitement déshumanisée, je préfère ne pas vivre du tout dans une telle société.
Notre société, aujourd'hui, n'arrête pas de nous proposer le mythe ou plutôt le cauchemar d'une société efficace, conservatrice d'énergie, planifiée, rationalisée, totalitaire, le tout au nom de la futurologie. C'est, ni plus ni moins, s'emparer du futur pour l'abolir. Il n'y a pas de futur lorsque le futur ne diffère du présent que par la quantité.
Non, je ne suis pas un futuriste. C'est avec beaucoup de fierté, pourtant, que je me considère comme un utopiste. Ce que nous devons créer, c'est quelque chose de nouveau, de révolutionnaire, de radicalement différent. C'est la seule façon de découvrir un nouveau futur pour la société - un futur érigé sur l'autodétermination des humains en regard de leur avenir, sur une décentralisation qui n'est pas annulée et masquée par un «régionalisme» concentré et totalitaire.
Énergie spirituelle
Il faut bien comprendre que si les villages et les petite villes veulent former les éléments constitutifs réels d'une région, si l'accent doit être mis sur l'écologie en insistant sur la nécessité d'avoir une société libertaire, affranchie de toutes les formes de domination sur la nature et les personnes, si l'on veut promouvoir un égalitarisme qui abolit non seulement les classes sociales, comme en Chine et en URSS, mais aussi la hiérarchie dans la famille elle-même, c'est alors qu'au plus profond de la sensibilité et de l'expérience humaine la question d'un vrai régionalisme écologique s'éclaire d'une lumière complètement différente et nouvelle.
Lorsque nous parlons de conservation d'énergie, notre premier souci devrait être la conservation de l'énergie spirituelle, celle qui permet aux personnes de se développer pleinement, laisse libre cours à leurs potentialités et les encourage à persévérer; cela, à quelque niveau que ce soit et dans toutes les sphères d'expérience. Il s'agit, en somme, du contrôle de chacun sur sa vie de tous les jours.
Je ne suis pas intéressé à contrôler l'histoire, ni le futur. Je veux contrôler le présent, aujourd'hui. Je veux que cette autonomie puisse commencer chez moi, dans le foyer que je partage avec d'autres personnes, dans ma communauté, ce «voisinage» que je partage également avec d'autres.
La première chose qu'il faut conserver, avant même l'énergie physique, avant même d'apprendre les valeurs qui aboutiront à la conservation de l'énergie physique, avant même d'apprendre à distinguer nos vrais besoins des faux besoins que la télévision et les mass media nous ont vendus de force - en nous traitant comme des objets -, c'est le contrôle de notre vie, notre vie quotidienne, et non l'histoire. C'est cela qu'il faut retrouver.
Le monde d'aujourd'hui ne souffre pas d'apathie, c'est là une des erreurs les plus répandues et un des messages les plus trompeurs que les mass media essaient de nous faire avaler dans le but justement de nous rendre apathiques, mais bien d'impuissance: nous nous sentons impuissants. À cause de cela, nous nous tournons vers notre propre intérieur - la seule chose que nous espérons pouvoir comprendre - ou bien nous nous concentrons sur les relations nucléaires que nous pouvons établir avec un, deux, trois ou quatre individus dans l'espoir de retrouver un sentiment de puissance ou de contrôle.
Il ne s'agit pas d'un manque d'émotion, mais au contraire d'un surplus -d'émotion qui n'arrive pas à s'exprimer dans une société qui essaie d'engourdir nos sens par les mass media et de paralyser notre capacité de fonctionner par une bureaucratie politique qui a remplacé la vie sociale elle-même. Nous n'avons plus de familles, plus de communautés - cela est surtout vrai aux États-Unis, aujourd'hui - parce que partout autour de nous l'ordre social contemporain appauvrit et bannit l'expérience sous toutes ses formes. Il a remplacé toutes les formes de communauté, de voisinage et de famille, même les formes religieuses, spirituelles et académiques. Tout sens de la communauté a été remplacé par une seule machine: la bureaucratie.
Quoi que vous fassiez aujourd'hui, il vous faut un permis: cracher, respirer, traverser une rue, déménager, regarder. Quoi que vous fassiez, vous enfreignez une loi. À chaque étape du parcours, on vous met dans une camisole de force au moyen d'une bureaucratie qui remplace ce que la société faisait elle-même auparavant. La famille, la communauté, le voisinage, le quartier ou le village sont maintenant remplacés par la fourrière, le poste de police, le bureau de ceci ou de cela, le bureau de tout ce que vous pouvez imaginer. Et toujours, bien sûr, au nom de l'efficacité et de la conservation de l'énergie.
Citoyenneté
Un régionalisme écologique doit commencer par une redécouverte de la citoyenneté. Mais nous n'avons aucune idée de ce que signifie la citoyenneté aujourd'hui. Au mieux, vous êtes un citoyen si vous votez et payez des impôts. Sinon, taisez-vous. Si vous parlez, vous êtes un agitateur, un terroriste, ou, qui sait, un membre des Brigades rouges. Payez vos impôts et votez. À part cela, vous pouvez conduire votre auto et vous tuer sur une autoroute (à 120 km/h au Canada et 90 km/h aux États-Unis). Aller travailler, manier de fantastiques machines, bâtir des aciéries, des centrales nucléaires, tout ça, c'est très bien. Si vous n'êtes pas d'accord, taisez-vous, payez vos impôts et votez pour les candidats qu'on aura choisis pour vous.
Si Aristophane ou Périclès se réveillaient aujourd'hui pour observer notre société et la comparer à la société athénienne d'il y a 2500 ans, eh bien, malgré les horreurs de leur temps, ils ne pourraient que s'écrier: «Quoi! vous appelez ça de la citoyenneté? N'être même pas capable de parler, de discuter, de décider dans une situation concrète où les interlocuteurs sont face à face, n'être même pas capable d'exercer les droits que vous confiez à vos représentants élus ... c'est de la barbarie.» Et ils auraient raison, c'est de la barbarie.
Des politiciens «stylés» comme Pierre E. Trudeau, des génies comme Menachem Begin, ou des stratèges de premier ordre comme Jimmy Carter, ces «grandes lumières» seules peuvent gouverner la société! Par vous. Pourvu qu'elle ait un uniforme, seule une brute à qui on a appris à tirer peut posséder une arme à feu. Vous, vous ne le pouvez que si on vous enrôle dans l'armée ... et sous surveillance serrée. Autrement, vous êtes incapables de vous occuper correctement de vous-mêmes. Occupez-vous de l’industrie, mais pas de politique, vous en êtes incapables.
Il nous faut retrouver un nouveau sens de la compétence chez l'individu, non seulement en retournant à la communauté pour retrouver l'autodétermination et l'activité personnelle, mais également au «soi», à l'ego individuel, pour retrouver la foi en sa capacité de gérer la société. Que peut bien signifier l'autodétermination s'il n'y a pas de soi ou de moi qui puisse l'exercer? Que peut bien signifier l'activité personnelle s'il n'y a pas de soi, de personnalité, de structure de caractère, d'ego pour exercer le droit de prendre activement part aux décisions qui vont affecter la société et la transformer? Tout cela n'a pas de sens s'il n'y a pas d'individu à la base.
Nous sommes confrontés aujourd'hui à une crise gigantesque provoquée par notre désir de parvenir au régionalisme écologique. Il n'est pas uniquement question de nos rapports avec la nature, mais aussi de l'effort entrepris pour découvrir le sens de ce qu'est une région. Au fond, il s'agit de redécouvrir l'individu capable de devenir le citoyen actif qui peut participer aux décisions; redécouvrir également la -communauté, le voisinage, les quartiers, les villages et les villes s'autodéterminant dans des relations de personne à personne et refusant d'abandonner l'avenir aux mains de soi-disant experts, qui ne sont experts qu'en violence et domination.
Tout l'effort consiste à découvrir de nouvelles cités, une éthique nouvelle qui transformera notre perception et nos attitudes afin de ne plus chercher à nous dominer les uns les autres, mais plutôt à vivre en harmonie écologique, tout comme dans un réseau nourricier où chaque élément est nécessaire à l'unité du tout.
C'est, en somme, apprendre à se confédérer sans établir de chefs, de politiciens professionnels ou de bureaucrates qui trônent au-dessus de la société grâce a une sélection négative où «le pire est le mieux». Cela signifie qu'il faut apprendre non seulement à vivre en harmonie avec le monde environnant, avec les arbres et le monde inorganique des ruisseaux et des pierres, mais aussi et surtout qu'il faut apprendre à partager notre planète les uns avec les autres où le «bargain» fait place au cadeau comme but de la vie et où «l'achat et la vente» cèdent le pas à une distribution des biens selon les besoins de chacun, ses besoins réels et non ceux de la publicité.
À l'échelle humaine
Quand je parle de décentralisation, je ne parle pas d'efficacité. L'efficacité viendra plus tard. Ce qui me préoccupe d'abord, c'est l'échelle humaine, l'aptitude des humains à comprendre les conditions de leur vie pour mieux parvenir à les organiser. La finalité de la décentralisation n'est pas «small is beautiful», mais «human is beautiful». Je ne m'intéresse pas à la «technologie appropriée», parce que l'Atomic Energy Commission des États-Unis, qui se cache maintenant sous le nom de Department of Energy, pense que ce qui lui est approprié, ce sont les centrales nucléaires.
De grandes corporations, Mobil Oil et Exxon, Esso au Canada, sont totalement acquises à l'idée de l'énergie solaire et investissent dans ce domaine. Elles ont acheté un dixième des déserts aux États-Unis pour y installer d'énormes systèmes de cellules photo-voltaiques qu'elles relieront au reste du pays et au Canada par de gigantesques réseaux de lignes, de transmissions. Ainsi, ces corporations sont devenues «écologiques». Si c'est ça l'écologie, je préfère retourner au monde inorganique ou m'exiler sur la lune.
Si le futurisme implique l'aménagement de colonies spatiales ou de structures d'habitation de 10 km flottant sur l'océan dans lesquelles les gens vivront en contexte autoritaire, alors je préfère demeurer utopiste. Si cela vous semble tenir de la folie ou du délire, permettez-moi d'être plus concret. Voici une planète, la nôtre, occupée à se détruire elle-même, à tarir la vie de ses océans, à dénuder ses terres, à empoisonner sa population. 700,000 personnes sont atteintes du cancer chaque année aux États-Unis, les maladies cardio-vasculaires ou les maladies dites de dégénérescence commencent à frapper les gens dans la vingtaine et même des adolescents. Ces problèmes et de nombreux autres apparaissent au fur et à mesure que nous détruisons non seulement nos ressources naturelles mais la nature elle-même et ses systèmes écologiques complexes.
Ma thèse est simple: si vous pensez que ce tableau est irréaliste, alors laissez-moi vous présenter l'impensable: un monde qui, avec le temps, sera réduit à l'extrême: l'homme fera place au sable, les océans seront privés de toute vie, les régions de l'Amérique du Nord auront l'apparence de parcs industriels, les villes ne se distingueront pas les unes des autres, les personnes elles-mêmes seront indifférenciées et interchangeables.
À l'instar des étudiants français de Mai 68, si nous ne pensons pas qu'il faille «être réalistes et exiger l'impossible», nous en arriverons à l'impensable: un monde qui sera mort, spirituellement, avant de l'être biologiquement. »
Source
Revue Critère, 1979.
http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Ecologie--Humaniser_lecologie_par_…
Message: http://paxcall.leforum.eu/t231-Humaniser-l-ecologie.htm
http://www.diffusion.ens.fr/
Le portail de la Diffusion des savoirs vous donne accès aux enregistrements audiovisuels d'événements d'enseignement et de recherche en Sciences et en Lettres et sciences humaines ayant lieu à l'École normale supérieure (ENS 45 rue d'Ulm 75005 Paris).
Le développement durable
Jacques Blondel (Institut francais de la biodiversite), Jean-Charles Hourcade (CNRS), Sylvie Joussaume (CNRS) et Claude Kergomard (ENS)
[25 avril 2006 à 18h00]
L’ENS organise avec la revue Pour la science cette table ronde animee par Mme Benedicte Leclercq de Pour la science avec Jacques Blondel, biologiste, Institut francais de la biodiversite, Jean-Claude Hourcade, economiste, CNRS, Sylvie Joussaume, climatologue, CNRS et Claude Kergomard, geographe, ENS.
Deux aspects majeurs du developpement durable seront abordes : le rechauffement climatique et la biodiversite. Des experts scientifiques et des economistes feront le point sur ce sujet en soulignantl’impact des activites humaines.
http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1189
Message: http://paxcall.leforum.eu/t230-Le-developpement-durable.htm
Je trouve super intéressant de vous rendre sur Wikipédia et de vous pencher sur le cas Monsanto. http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto
Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.
En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit
par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.
Marie-Monique Robin, réalisatrice du documentaire, nous explique les raisons et le déroulement d’une enquête passionnante qui met gravement en cause une multinationale hautement controversée.
http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-7942619273555709195
"Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien" de de Marie-Monique Robin.
Le film retrace l’histoire de Monsanto, la multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup...).
Internet, accélérateur d'enquête ? http://www.dailymotion.com/swf/x4gluz&v3=1&related=1
Quelles est votre plus belle découverte sur Bush ? http://www.dailymotion.com/swf/x4glw2&v3=1&related=1
Internet comme outils de désinformations ?
http://www.dailymotion.com/swf/x4glxn&v3=1&related=1
D'où vient la puissance de Monsanto contre ses détracteurs ?
http://www.dailymotion.com/swf/x4go3e&v3=1&related=1
L'information scientifique, est - elle indépendante ? http://www.dailymotion.com/swf/x4gm9o&v3=1&related=1
Vous sentez - vous menacée ? http://www.dailymotion.com/swf/x4gmgs&v3=1&related=1
Michaël Moore ou Albert Londres ? ( journalistes ) http://www.dailymotion.com/swf/x4gmkj&v3=1&related=1
+ Interview radio le 15 mars 2008 dans l'émission Terre à terre.
http://www.terreaterre.ww7.be/le-monde-selon-monsanto.html
Message: http://paxcall.leforum.eu/t229-Monsanto.htm
Réalisé par Keny Arkana. Début d'une prise de conscience planétaire ?
http://www.dailymotion.com/swf/xx9g7&v3=1&related=1
Message: http://paxcall.leforum.eu/t226-Un-autre-monde-est-possible.htm
Pierre Carles
Documentaire de Pierre Carles, 2003 - Durée 1h22
Le film alterne, pendant 1h45, témoignages de chômeurs heureux, reportages au coeur d’entreprises plus formateuses que formatrices d’individus, films d’entreprise et publicités (plutôt "réclames", vu l’ancienneté) ou encore questions à des personnalités politiques ou du Medef ...
http://www.dailymotion.com/swf/xhuhm&v3=1&related=1
http://www.dailymotion.com/swf/xhunq&v3=1&related=1
Message: http://paxcall.leforum.eu/t224-Un-autre-discours-sur-le-travail.htm
Vous trouverez dans ces pages:
Lien : répertoire des poèmes par auteur
Message: http://paxcall.leforum.eu/t222-Vive-voix.htm
Les décroissants
« Demain, ce sera moins »
Les décroissants contre la sur-consommation. Mis en ligne le 31/03/2004
Ils roulent à vélo. Economisent sur la bouffe. Refusent la consommation à outrance.
A Lyon, Sophie Divry a rencontré des adeptes de la décroissance au quotidien.
Pour sauver la planète, ils préconisent de produire moins, d'inverser la machine. Hérétiques, rigolos ou lucides ?
Informations techniques
Durée : 13 minutes 11 secondes
Téléchargez ce son au format MP3 haute qualité
Téléchargez ce son au format MP3 basse qualité
Enregistrements : 8, 13 & 15 décembre 03 - Mix : Christophe Rault - Reportage & réalisation : Sophie Divry
Message: http://paxcall.leforum.eu/t221-Arte-radio.htm
Là ba si j'y suis sur France Inter, Daniel Mermet
Sélection d'émissions
001 Comment les riches détruisent la planète
Le mardi 6 mars 2007
entretien avec Hervé Kempf autour de son livre "Comment les riches détruisent la planète" paru aux éditions du Seuil. mp3
A l’heure où l’espèce humaine se retrouve face à un défi radicalement nouveau, et que, pour la première fois, elle se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir, une classe dirigeante prédatrice et cupide fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment, prétendant que la seule voie imaginable est celle qui pousse à accroître toujours plus la richesse...
programmation musicale
- Avril : Be yourself
- Chasse-Loup : J’ai
- Ray Ventura : Madame la Marquise
Message: http://paxcall.leforum.eu/t220-Radio-France-Inter-Daniel-Mermet.htm
Notre avenir à tous
Rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU, présidée par Madame Gro Harlem Brundtland
D’après la version française originale Avril 1987
Table des matières
Première Partie : Préoccupations communes
Deuxième Partie : Problèmes communs
Troisième Partie : Efforts communs
Annexes
http://fr.wikisource.org/wiki/Rapport_Brundtland
Message: http://paxcall.leforum.eu/t219-Rapport-Brundtland.htm
DISCOURS DE SA MAJESTE HAILE SELASSIE
paroles reprises dans les chansons de Bruno Blum
GUERRE.mp3
WAR.mp3
paroles reprises dans les chansons de Bob Marley
Message: http://paxcall.leforum.eu/t217-MP3.htm
Les deux jardiniers
Jean-Pierre Claris de Florian 1755-1794
Deux frères jardiniers avaient par héritage
Un jardin dont chacun cultivait la moitié ;
Liés d'une étroite amitié,
Ensemble ils faisaient leur ménage.
L'un d'eux, appelé Jean, bel esprit, beau parleur,
Se croyait un très grand docteur ;
Et Monsieur Jean passait sa vie
A lire l'almanach, à regarder le temps
Et la girouette et les vents.
Bientôt, donnant l'essor à son rare génie,
Il voulut découvrir comment d'un pois tout seul
Des milliers de pois peuvent sortir si vite ;
Pourquoi la graine du tilleul,
Qui produit un grand arbre, est pourtant plus petite
Que la fève qui meurt à deux pieds du terrain ;
Enfin par quel secret mystère
Cette fève qu'on sème au hasard sur la terre
Sait se retourner dans son sein,
Place en bas sa racine et pousse en haut sa tige.
Tandis qu'il rêve et qu'il s'afflige
De ne point pénétrer ces importants secrets,
Il n'arrose point son marais ;
Ses épinards et sa laitue
Sèchent sur pied ; le vent du nord lui tue
Ses figuiers qu'il ne couvre pas.
Point de fruits au marché, point d'argent dans la bourse ;
Et le pauvre docteur, avec ses almanachs,
N'a que son frère pour ressource.
Celui-ci, dès le grand matin,
Travaillait en chantant quelque joyeux refrain,
Bêchait, arrosait tout du pêcher à l'oseille.
Sur ce qu'il ignorait sans vouloir discourir,
Il semait bonnement pour pouvoir recueillir.
Aussi dans son terrain tout venait à merveille ;
Il avait des écus, des fruits et du plaisir.
Ce fut lui qui nourrit son frère ;
Et quand Monsieur Jean tout surpris
S'en vint lui demander comment il savait faire :
Mon ami, lui dit-il, voici tout le mystère :
Je travaille, et tu réfléchis ;
Lequel rapporte davantage ?
Tu te tourmentes, je jouis ;
Qui de nous deux est le plus sage ?
Le lierre et le thym
Jean-Pierre Claris de Florian 1755-1794
Que je te plains, petite plante !
Disait un jour le lierre au thym :
Toujours ramper, c'est ton destin ;
Ta tige chétive et tremblante
Sort à peine de terre, et la mienne dans l'air,
Unie au chêne altier que chérit Jupiter,
S'élance avec lui dans la nue.
Il est vrai, dit le thym, ta hauteur m'est connue ;
Je ne puis sur ce point disputer avec toi :
Mais je me soutiens par moi-même ;
Et, sans cet arbre, appui de ta faiblesse extrême,
Tu ramperais plus bas que moi.
Traducteurs, éditeurs, faiseurs de commentaires,
Qui nous parlez toujours de grec ou de latin
Dans vos discours préliminaires,
Retenez ce que dit le thym.
Liens : la totale
Message: http://paxcall.leforum.eu/t216-Poemes.htm
Message: http://paxcall.leforum.eu/t214-www-passeportsante-net.htm
Téléchargement libre et gratuit d'enregistrements sonores de conférences, entretiens ou témoignages sous forme de fichiers MP3 ou OGG.
Bibliothèque sonore
Message: http://paxcall.leforum.eu/t213-La-decroissance.htm
Dernière mise à jour le 12/05/2008 à 07:05:11 GMT+02:00. Mise à jour toutes les 24 heures.