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Poésie et littérature pour écrivains débutants ou amateurs éclairés
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Ritournelle
Dieu, dans ta bonté, bénis son cœur
Dieu, par ta clémence, panse mes plaies
Dieu, quel sourire, quel homme et quel orgueil
Si par mégarde se prenait à passer un doute
Si par hasard se voyait prêcher la prudence
Si je le voulais car jamais ne le pourrai je n’écouterai
Petite âme, semblant de souffle, qui se terre
Petite âme, toute fragile, vibrante de sensibilité
Petite âme, sois damnée, de t’être amourachée
Trois petits épis, voltigez devant mes mirettes aveuglées
Trois petits épis, qui s’ébrouent de n’être admirés
Trois petits épis, ce qui reste de cette soyeuse parure arrachée
Doux soupir, quand je t’exhale, vole à ses rêves
Doux soupir, pars le prévenir que ma défaite est faite
Doux soupir, dis lui que la victoire par ainsi lui a été acquise…
Shad le 06/07/08
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1098-Ritournelle.htm
PLEURS PAR LE GRAND-MAÎTRE SAPO
La mort arrive sans date marquée et sans demander permis
Entre dans l’infirmière d’hôpital public et porte au ciel – Maître Sapo
L’orchestre de l’école de Samba “Fleur du Samba”
Arretée au milieu de la passerelle de la vie
La tristesse dans le visage du peuple
Quand surgit dans l’espace bleu et blanc
Maître Sapo habillé dans le meilleur fantasia de maître – salle
Tornogant comme un colibri ivre
Dans l’asphalte froid d’une nuit de dimanche de carnaval
Le vêtement brillant au clair de lune
Un vrai Gene Kelly bresélien dansant dans la pluie
L’école de Samba “Fleur du Samba” silencieuse triste – s’en va
Sans son plus grand maître-salle Sapo
il danse maintenant l’éternité de notre mémoire.
Latelierdelavie = Petite Ville Embratel,2008
Saint-Louis du Maragnon, Brésil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1097-pleurs-par-le-Grand-maitre-Sapo.htm
En …
En progressant à bord du radeau de l’oubli,
En personne amusée elle met à profit,
En lâchant prise enfin, l’épreuve prometteuse,
En abusant l’issue, autrefois sinueuse.
Elle avait ce besoin de composer sans eux,
Elle broie un par un leurs mots malencontreux,
Elle influe à ces gens son envie accomplie,
Elle emporte un manque mais apprend l’embellie.
En cet homme avisé expose son parcours,
En allant de l’avant lui parvient son discours,
En la guidant plus loin il précise sa course,
En sa sollicitude est toute sa ressource.
Lui pense à autre chose, atteint d’autre raison,
Lui cultive l’espoir c’est sans comparaison,
Lui retirant sa peine en ce temps sans réponse,
Lui cet homme révèle un don du sort dénonce.
Le 10/07/2008
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1096-En.htm
Nous bannissons les dernières barrières de la nuit.
Nous portons plus loin l'espoir des mots dans la texture du poème et sa résonnance même,
là où se rejoignent l'écueil de la pensée et l'essor fragile de la jouissance dans le plaisir du texte,
points lumineux et convergents de toutes les clartés,
symétrie des contraires face aux rapports sensuels et colorés de la conscience en dérive
comme un défi aux astres qui disparaissent un à un.
Déjà la promesse de l'aube achève la nuit,
nous consume alors que nos yeux se ferment dans un scintillement muet et concerté de la voûte céleste;
déjà le miroitement conjugué des espaces en voie de dispersion avec le trait singulier, linéaire, à même la page,
nous repousse vers un autre rivage à côté du jour naissant plus propice encore au repos qu'un lit de feuilles mortes
près de l'arbre en attente de saison nouvelle.
Soudain au matin bleu d'une aube souveraine,
advient le regard bénéfique de l'être aimé au détour de quelques pages insignifiantes,
passages d'errance quand le regard s'égarre...
Puis, dans le hasard calculé des rencontres, surgit imprévisible le secret de l'existence,
chemin ouvert où tout semble dévoilé continûment; nous en vivons chaque instant
comme la femme enceinte vit le secret de son enfant à naître.
Mystère de l'aboutissement qui porte nos espoirs.
Mystère de ces petits matins bercés par la voix claire et didactique de Yan au gré du roulement ténébreux de la voiture.
Je m'imposais un silence consentant, de peur de briser par quelques réflexions intempestives ce moment magique
où les mots dépassaient leurs significations propres. Je vivais ce petit cours mobile et matinal dans un ébahissement muet.
Le jour est là.
Les rousseurs froides au sommet des collines environnantes se sont estompées,
laissant place à une lumière chaude, solaire.
La brume stagnante, qui monte de la terre aux creux des vallons sevrés de ténèbres,
voile les distances d'un épais silence.
Sur les crêts le labeur des hommes en action accompagne la naissance du matin.
La visibilité du parcours s'inscrit dans chaque ornière, sous chaque pierre retournée,
dans le lit du ruisseau, au coeur de l'écorce, architecture et croissance ascétique de l'arbre.
La lumière du jour envahissant les cimes,
qui frémissent de tièdeur matinale,
m'emplit le coeur d'une chaude sensation
alors que j'ouvre les volets sur un espace encore en léthargie.
Une voiture passe, à la dérobée, rompant un instant le silence des pierres,
la taciturne attente des mousses
au pied de l'arbre recueilli;
La gerbe de bruit s'éteint,
n'éclaire plus encore derrière elle qu'un vide du regard,
une absence d'émotion
qui s'étire jusqu'à l'ennui
et s'accroche désespérément aux objets de la veille : un pôt de fleurs en exergue sur un bureau,
des cahiers épars, un crayon qui git, là, ultime trace d'une activité oubliée comme une insulte à l'esprit.
Qui peut dire la force latente et immobile de l'objet,
son attrait pour l'oeil attentif aux pesanteurs du monde ?
Sa configuration géométrique d'où naissent les formes de la pensée,
distille des points saillants qui aiguisent le nerf optique,
appellent une création, un devenir du rêve en oubli des contingences du moment.
Mais l'objet se heurte de nouveau à la réalité,
sa pesanteur alourdit le rapport des connivences;
alors l'inertie prégnante trouble l'image, détruit le rêve, anihile toutes les connexions.
Nous sommes là.
Sous la lampe refroidie,
sculptés au drap de lin,
s'éteignent les derniers soubresauts.
L'étiolement des corps dans l'accomplissement de leur destinée
n'a d'égal que l'ivraie du rêve qui se délite à son crépuscule.
Dehors, à l'heure où les hautes futaies touchent le ciel et déclinent une ombre sinueuse sur les roches,
le jour recouvre chaque chose d'une éblouissante clarté et laisse à la nuit encore féconde ses souvenirs,
sa contribution vespérale à l'éveil des sens,
aux débordements oniriques en marge de la page blanche.
Les crues facinantes de la pensée plus vives encore que celles du grand fleuve des basses terres
excellent dans la transparence du vide qui s'accorde au souffle des réminiscences
en signes troubles, en dérision, au point même où la cognée à vif tranche au coeur des nervures ligneuses.
Je veux briser le cri de la lame qui surprend l'écorce dans sa torpeur lancinante.
Là où s'abrège la vie, se développe une force intérieure
qui décuple ses tentacules dans les cendres et la poussière.
La mort annonce peut-être ce que la forêt n'a pas su livrer
à l'orée des feuillus,
dans l'obscurité des racines,
dans la quiètude des feuilles
au passage de la brise qui effleure...
Mais déjà, au loin, la profondeur de la forêt sème une vague
où se noient les délices de la nuit.
Dormons sur les mousses humides,
laissons une trace chaude sur la froideur cassante des pierres immobiles,
goûtons derrière la barrière des feuillages
et l'espace d'un instant
au secrets des alcôves forestières.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1095-Aube-souveraine.htm
ATTENDANT MADAME VANDA
Ainsi comme un amant attend l’amour
Il attendait patient perdue Madame Vanda arriver
Les aiguilles du temps passaient vite fait
Le soleil couchait dans l’horizon lointain
Les employés sortaient de leurs répartitions
Les oiseaux retournaient aux nids
Il attendait Madame Vanda
La solution de leurs problèmes financiers
L’avenir de diner un foie de boeuf
Et donner le paquet de cigarettes à leurs belle-soeur
Mais le temps passait
Les étoiles sont arrivés – les amants s’aimaient
Et rien de Madame Vanda arriver
L’atelierdelavie – Petite Ville Embratel,2008
Saint-Louis du Maragnon, Brésil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1094-attendant-Madame-Vanda.htm
le soir d'été sans vents
la félicité jamais c'est total
c'est comme un grand casse-tête
toujours manque un morceau
c'est un train au hasard du temps
traversant le désert de mon âme triste
sans destin programmé -
les yeux ouvertes au rêve heureux.
Latelierdelavie - Petite Ville Embratel
Saint-Louis du Maragnon - Brésil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1093-pensee-d-une-nuit-d-ete.htm
MÊME - SCÈNE D'UN QUOTIDIEN
toujours dans la même lieu de toujours
assis dans la même chaise sans fleurs
écrivant dans le même cahier sans couleur
rêvant les mêmes songes impossibiles
vivant la même routine de la vie et ainsi s'en va le temps
l'homme solitaire dans l'aube
marchant dans les rues du monde
l'atelierdelavie - Petite Ville Embratel
Saint-Louis du Maragnon, Brésil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1092-meme-scene-d-un-quotidien.htm
Bonjour, mes amis
Je m'appelle R.N.Rodrigues, je suis bresélien. j'habite dans la ville de Saint Louis du Maragnon. Je suis forgeron et j'aime beaucoup de lire et écrire poésies en français. Dejà j'ai publié deux livres de poésies en portugais. J'ai 47 ans. J'étudie la langue françaises seul (sans professeur) dès l'année 2005 - Je suis un passioné par la langue françaises. J'adore musique classique et mon cher quartier du Desterro. C'est un plaisir est ici.
Merci beaucoup!
R.N.Rodrigues
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1091-Salut-mes-amis-poetes.htm
PORTRAIT D'UN PORT APPELLÉ DESTERRO
chaloupes
grandes et petites
blanches et noires
sont ancrée là au port
debarquant et embarquant
marchandises, animaux, poissons des plages lointanes et vies
Charretiers, chauffeurs, vendeurs de poisson et trafiquants
et acheteurs se mélangent
autour d'un grande balance
pèsent, achetent, reçoivent et paient et retournent à leur petit monde
Rustiques, bateliers, porteurs et vicieux discutent le prix des choses
qu'ils portent et reçoivent
Voilliers
bateaux de pêche
sont abbandonné et sales dans la plagew où
des vicieux de fumée parfument le créspuscule
et les putains font leur besogne dans la boue aux côtés de vieux gros rats
tritturant parmi les rejets de la société
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1090-portrait-d-un-port-appelle-Desterro.htm
LE COIN (QUARTIER DU DESTERRO)
Le mélodie de ce chant
est cantigue fort et mûr
en lui se distingue
le cordonnier Davi
que repare les souliers, mais non la vie
Miniature(s) jointe(s)
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1089-portrait-du-Desterro-VI-le-coin.htm
Posté le: Aujourd’hui à 20:05:23 Sujet du message: MON NAISSANCE
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MON NAISSANCE
je suis né dans le quartier du Desterro*
je m'ai crée dans le quartier du Desterro
et avec certain moi je vais mourir dans le quartier du Desterro
Moi je suis le Desterro
le Desterro c'est moi
je suis un desterrense
et n'exilé pas
1982
* Le Desterro c'est le quartier historique de la ville de Saint-Louis du Maragnon - où 1612 les français ont debarqué pour fonder la ville.
maisonBambe - Desterro,1978
Saint-Louis du Maragnon, Brésil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1088-mon-naissance.htm
je suis poète
je chante la vie / l'amour / la solitude / la guerre
toutes les disgrâces du monde
oui, je suis poète
je fais des vers hermétiques
je travaille avec des mots durs et flexibles
je suis un fou criant dans la foule
un nevrotique qui cherche la beauté dans la laideur
je cherche l'expérience
(je ne la trouve pas, elle se cache dans l'air de la vie)
je cherche la paix
(je ne la trouve pas - elle aussi se cache en quelque lieu au fond de moi)
Je suis poète
Ma vie est un poème interminable qu’un autre poète écrira
je cherche mes racines profondes
(mais elles sont très au-delà de ce que je pense)
je cherche l'inspiration dans la nature
(mais elle est très loin d'où j'habite)
Je suis poète, je suis seulement moi, près d'une jolie muse
qui m'inspire un poème
- un poème de rêves
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1087-je-suis-poete.htm
Aujourd'hui, m'ai rappelé
de mon Desterro bien-aimé
du parfum salé de tes marées matinaux
des charretiers chargés de poissons et illusions
des putains dans les coins des bars vides
les voleurs toujours prêts pour agir - les gens en mouvement
Apparaissant comme un velours
Semblant tristes contours,
La ville où j’ai grandi,
Ces quartiers sont pareils aujourd’hui
Les enfants jouant au ballon dans la rue
Je les revois ce soir, dans ma mémoire crue.
r.n.rodrigues & lilo
Brésil / France - 2008
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1086-Desterro-duo-r-n-rodrigues-lilo.htm
RUE AFONSO PENA* (QUARTIER DU DESTERRO)
Defigurent ta paix
le bois est scié jour après jour
les tisserands tissent le temps
la vie passe
sans battre le point final
rue où moi je suis né. Maison 503
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1085-portrait-du-Desterro.htm
Poète contemporain ou ancien
Pleure longs soirs d’automne
Aux sanglots de violons monotones
Ton intérieur saccagé n’a rien de serein.
Tu peux te plaindre et geindre
Vivre comme de faibles femmes
Ton âme n’est qu’une pauvre flamme
Qu’un souffle léger suffit à éteindre.
Tu luttes pourtant et nages dans cette boue
Poésie de la révolte pour tenir debout
Prie, supplie Dieu ou Satan, ton corps impur
Sera perdue tant que ce monde impie dure.
Marche fier combattant vers ton idéal
Amour, justice : solide étoile que ce rêve familier
Marche, tête haute ou tête baissée
Dans des pensées intimes, sombres et brutales.
Spleen, nostalgie ou mélancolie
Peu importe le nom, peu importe l’écrit
Les rages t’étouffent, la tristesse te gagne
Laissant la solitude pour unique compagne.
Quoique tu fasses, tu es l’Inadapté
Tu ne parviendras donc jamais à calmer
Ce mal intérieur qui te pourrit l’existence
Cette douleur camouflée derrière les apparences.
Alors flâne dans les temples de la nature
Ou jette-toi dans l’impétueuse écriture
Un bateau ivre sur de tristes flots de mots
Un bateau livre comme un tombeau.
Un monde vide reste et restera un écueil pourri
Peuplé de perfides fleurs du mal
Tes frères égoïstes continueront à te dévorer, funeste animal
Seul dans tes folies à maudire tes silences et tes nuits.
La recherche de ce monde doux et inaccessible
Est un fardeau, une spirale de doutes invincible
Le soleil s’est jeté dans l’abîme
Tu grelottes en plein été, morte estime.
Tu ne demandais qu’un peu de paix et de silence
Aux couleurs simples et harmonieuses de l’enfance
Restent tes déceptions et tes colères
Restent une corde froide et une lune sévère.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1084-Monologue.htm
La mort n’a pas voulu
À leurs lèvres touchées,
Par amour s’est abstenue
De venir les embrasser,
L’accolade jamais venue
Tout changer en glacier,
Ses bras se sont tendus
Mais elle n’a pas osé.
La mort, cette absolue
Dans le doute s’est réfugiée
Leur amour lui avait plu
Elle en était mystifiée,
Son cœur avait parlé
Et ses yeux s’émerveillés,
Ne pouvait se résigner
À devoir tout briser.
Ils semblaient si heureux
De vivre ainsi à deux.
Elle en fut si troublée
S’est mise pour elle, à espérer,
Connaître une autre vie
Que celle de les voler,
Vouloir pour elle aussi
Quelqu’un à ses cotés.
« Si tous peuvent aimer
Qu’ai-je donc, moi mérité ?
Pour ne pouvoir goûter
Le fruit d’aucun péché.
Je parcours le néant
N’arrête jamais un instant
Je me sens oublié
Dans le monde des vivants. »
Alors, elle s’en est allée
Au loin s’est retirée,
Laissant les amants
Profiter du présent.
Il sera toujours temps
De revenir les chercher
Quand ils seront fanés
Et qu’ils auront cent ans.
Quand ils seront fanés
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1083-La-mort-n-a-pas-voulu.htm
C’est dans le ventre qu’a eu lieu la répétition :
De petits mouvements de langue et de bouche
Pour apprendre à téter le téton farouche
Et, sans cordon, à ne pas être en perdition.
Tout sourire, sortant du dedans à l’instant,
Gravite autour d’un sein devenu sa turne
Le chérubin, tel un anneau de Saturne.
La mère offrant sa gorge pour soutiens constant.
Les paupières closes, il trouve enfin sa cible.
La vie ? Maladie mortelle transmissible.
Le lait ? Mixture maternelle au goût du cœur.
Elle, avec ses formes, la belle madone
Si sensuelle (que Dieu le lui pardonne !)
Distille – liqueur ! – la nourriture au vainqueur.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1082-L-allaitement-maternel.htm
Quel drôle de joli manège que d’enfanter :
Offrir au fœtus asile en sa personne,
L’élever tel un mur vivant qu’on maçonne,
Jusqu’à le libérer. Processus enchanté !
Aussi dur soit-il de le porter en son sein,
Encore faut-il – labeur ! – le mettre au monde,
Subir les contractions, douleurs faites ondes,
Pour jouir du bonheur de le porter à son sein.
Tandis que la mère produit l’accouchement,
Le père reste béat, d’un accoudement.
Le corps médical s’affaire à ses tâches.
Et déjà ce sont tous ces yeux qui scintillent.
C’est la naissance de toute une famille
Quand le cordon ombilical se détache.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1081-L-accouchement.htm
Le fœtus ne s’autosuffit. Il se démène
Pour survivre. Lové, au ventre maternel
Il se nourrit par un lien d’amour éternel,
Quand la vie chante son hymne, après l’hymen.
Oui… Là que tout se créé ! Mais plus dans le secret
Depuis qu’on a voulu aller voir à travers
Juste le temps d’y décrire du décor l’envers
Et de prédire son sexe, pour parler concret.
Mais de l’extérieur que peut-il bien entendre
Depuis son antre, cette alcôve tendre ?
Le mystère calme de l’activité fœtale.
Soudain – frayeur ! – aujourd’hui il l’a décidé
Il va sortir. Comment se faire à l’idée ?
Sentir la lumière du dehors d’un cri, fatal !
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1080-Activite-foetale.htm
POUR UN TEMPS
Yves Le Guern
À l’aube du renouveau, quand vient le printemps
Il y a dans l’air léger, comme un doux parfum :
Ce sont les fleurs au coeur pur qui ouvrent longtemps
Un oeil frileux aux beaux jours qui naissent enfin.
Les mots, comme la sève, montent et éclatent
Bourgeonnants dans les phrases qu’ils vont embellir :
Ce sont les pensées vives, qui vont à la hâte
Remplir l’air de leur onde vibrante et jaillir.
Je contemple méditant, l’éveil naturel
De cet essor flamboyant de la vie qui sort :
Ce sont les belles de jour qui, au ménestrel
Viennent chantonner l’amour et le font accort.
Les chants comme les prés verts fleurissent et musent
Multicolores taches d’une infinie grâce :
Ce sont les doux sentiments qui chantent et fusent
Dans le coeur des grands enfants qui font le vivace.
Claude Delton - Objets du vent
PRINTEMPS EN DECALAGE
Printemps, printemps, reviens-tu vraiment ?
Devant moi, l’arbre est blanc
Comme ça tu m’étonnes
Pendant que mes tempes grisonnent
Te sens-tu nouvel an
Fleuri, comme souriant
Passe le temps
Suivent les jours
Puise l’amour
Aux vieux serments
J’aime le vent
Printemps, printemps, tiens-tu à l’âge ?
J’en ai fait du voyage
Peut-être un peu hypocrite
Je t’accorderais tout mérite
Si tu me fais l’image
Du vert de ton feuillage
Passe le temps
Compte à rebours
Puisse un retour
Mieux à présent
Tout apaisant
Printemps, printemps, es-tu constant ?
Ce discours régulier
Un hiver terrassé
A ne pas faire que semblant
Un tout prêt à recommencer
Comme un messie des éléments
Passe le temps
Puisse une trêve
Toi, bonne sève
Et moi, partant
Jurant bon sang
Printemps, printemps, fais-ce qu’il faut
Comme à ton habitude
Sache ma gratitude
Pour les fleurs et pour les oiseaux
Ce qui vient en prélude
En nature, en eau, en échos
Passe le temps
Puisse l’amour
S’y voir toujours
En toi, printemps
Toi, premier temps
Printemps, il te faudra partir
Passe, passe le temps
Laisse-moi de ton vent
Tu seras meilleur souvenir
Etant comme un enfant
Se promenant, tout promettant
Quant à moi,
Laisse-moi oiseau lyre
Gil DEF. 28 mars 2008 (3090)
Primavera
La nascita di una stella nella bellezza della tristezza
Les jolies cohortes de pétales
N’ont pas encore leurs couleurs
Ma mémoire les essaime au matin pâle
La terre porte encore les pleurs
D’une rosée sans parfum
Un deuil en étroits sillons bruns
Je sais l’attente...
Le ciel est un pierrot borgne
Jetant le regard d’un soleil falot
Au sel aride de ses nuées je lorgne
Mais il ne pleuvra encore ni eau
Ni ors, ni graines, promesses de vie
La douce floressance fait envie
Je sais l’absence…
J'invoque la marée salvatrice de l'horizon
Le frémissement infime de mon décor
Mais l’hiver est l’épine sans la rose au fond
Le crépuscule jeté sur mon cœur et mon corps...
Tu auras beau dégringoler dans l'immondice
Flirter avec je ne sais quelle nuée de vices
Je sais l’espoir…
Le renouveau m'infligera des douleurs
Pour l’instant c’est ce silence qui crache
Méprisant, sur ma violence et mes douceurs
L’aube certaine me délivrera de ce cache
Tu sais, je ne te haïrai jamais
Simplement parce que je t'ai aimé
Je sais la renaissance…
Même si j'ai eu tort de toi à l’hiver qui s’éternise
Bientôt ce sera ta chute qui m’élèvera
Je ne saurais même plus pleurer d’être éprise
En vain, aimante comme jamais tu ne seras
Mon printemps est à venir, le tien est derrière toi
De l'autre côté, parmi les cœurs purs, près de moi.
Ligeia
Texte protégé 00042248
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1079-Theme-Le-printemps-3-poemes.htm
Après une longueeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee délibération, le jury a décidé du palmarès suivant :
Poème lauréat :
Pour un temps de Yves Le Guern
Poèmes classés seconds :
Printemps en décalage de Gil Def
Primavera de Ligeia
Il n'a pas été facile de choisir, surtout qu'entre temps une personne a retiré sans prévenir son texte et tous ses autres textes d'ailleurs.
Poétiquement votre. Gil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1078-Resultats-des-essais.htm
Pensée parfumée
Je surprends son parfum perdu dans mon sillage
Et qu’un vent caressant me tend comme un pillage,
Avant que j’apprivoise ce doux grappillage,
Nous nous frôlons dans ce furtif déshabillage.
Libertinage flou qui flirte avec mon cœur,
Ondule avec abus dans ce frisson moqueur,
Une agitation qui courtise mon humeur,
Promenade aimable où je trouve sa rumeur.
Je querelle l’instant de mon geste hésitant,
Et je sens l’accord sans le vouloir pour autant,
Alternative que je touche à bout portant,
Ne pouvant rien laisser paraître d’important.
Lutine imagination dont je me détourne,
Oscillation qui m’envahit et me retourne,
Une pensée parfumée qui séjourne,
Pénétrante, enivrante à jamais ne s’ajourne.
Le 03/04/2007
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1077-Pensee-parfumee.htm
bonjour à tous, à toutes,
je vais faire très court, je n'aime pas trop parler de moi ... je crois que vous apprendrez à me connaître un peu à travers mes écrits et nos divers échanges, qui j'espère seront nombreux ...
pour me dévoiler un peu, je suis une maman de trois grands enfants, je suis originaire de l'Yonne, et dijonnaise depuis 3 ans ... je suis une grande "amoureuse" de la nature, de la poésie, de la peinture ... j'aime écouter toutes les musiques, je me garde un peu de temps pour la lecture et le jardinage, sans oublier les longues promenades ...
au plaisir de vous retrouver à travers vos écrits - amitiés poétiques
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1076-une-petite-presentation.htm
Lorsque j’entends battre ton coeur dans mon oreille,
Ce sont deux étoiles qui chantent doucement.
C’est un battement sourd à la couleur groseille,
Ton sang qui va et qui vient, pulsant lentement.
Quand je vois ton visage que l’amour rend vermeil,
Cette rosée que je goûte si gentiment,
Qui perle sur ton front, voilà bien la merveille
Quand, ton coeur sur mon coeur, battent nos sentiments.
Enlacé dans tes bras, dans un demi-sommeil
J’écoute ton sang me dire l’instant d’avant.
Voilà que je souris, un ange passe et veille
Sur nous deux : toi, mon amour et moi, ton amant.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1075-Apres-l-amour.htm
Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.
Quand cesserais-je de penser
Quand arrive la mi-juin
À ces pleurs que j’ai dispensé
Sur ton absence et mon chagrin ?
Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.
Une année encore passée
Comme ce lancinant refrain
Toi, si vivante et trépassée,
La vie a la saveur d’aigrin.
Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1074-Rien-qu-une-fois-encor.htm
Comme vous avez pu le remarquer, je manque désormais vraiment de disponibilité en raison de modifications importantes dans ma vie professionnelle.
J'ai demandé à Gil Def de prendre place au rang d'administrateur, et je le remercie d'avoir accepté même s'il a hésité à donner une réponse positive.
Même si je serai beaucoup moins présent, je reste selon les voeux de l'ami Gil le propriétaire de ce site que je sais pourtant en d'excellentes mains.
Amitiés à tous. Roberto MariGil
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1073-Nouvel-administrateur.htm
Conformément aux règles de notre site, nous avons décidé de supprimer quelques comptes inactifs :
Billie compte inactif depuis le 18/06/2007
Alice07 compte inactif depuis le 26/06/2007
Blanche plume compte inactif depuis le 25/07/2007
Lysée compte inactif depuis le 27/07/2007
Luckyset compte inactif depuis le 26/08/2007
Nack aucun sujet depuis l'inscription du 24/11/2007
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Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1072-Suppression-de-comptes.htm
Vivace est l’espérance en elle,
Inconnu qui veut bien renaître,
Ourlet délicat de l’amour,
Les voici qui se blottissent,
Entre ton cœur et tes dentelles,
Toutes odeurs à paraître,
Tandis que leur douceur au jour
Entament un doux clapotis.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1071-Violette-extrait-de-Florilege.htm
(A mamie Geneviève, partie le 29 05 2008.)
Telles des ennemies devenues douces sœurs,
Dans ces instants, la vie et la mort s’enlacent ;
La pomme et le serpent t’embrassent. En douceur.
Jusqu’à ce qu’ensemble et en chœur tous s’en lassent.
Ton regard paré d’une éphémère acuité
Hume par bouffées issues d’un souffle dernier
Les souvenirs revenus vers toi d’un air niais.
Ô ! Tes ultimes heures, là, au fond de la nuitée.
Tu oublies tes souffrances dans cette danse
Où t’éblouit la vie et sa lumière dense
Et où t’endort la mort et son long silence.
Indescriptible, ton état n’a plus de nom.
Tu n’as plus la force de lui crier ce « non »
A la mort. Sans ce refrain, ton corps s’y lance.
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1070-Quand-tu-vouvoies-la-mort.htm
Le soleil descend…
Enlace l’horizon…
Me prennent tes yeux…
Penaud …désarmé…
Abondent de rosée,
Mon feuillage asséché …
M’invitent à rêver…
Ta peau feutrée,
Douce pêche
Pastel rosé…
Tes yeux noirs,
Perles rares,
Encore ensoleillées…
Tes cheveux,
Soyeuse coulée,
Sur tes épaules
Timides …mi dénudées
De mes yeux …
Ivres de toi,
En confusion…
Je te suis là,
J’arrose mes désirs,
A volonté…
A profusion…
Je me lève …
Je traîne …
Soul à l’aguet…
De ton odeur,
Ton souffle,
Ton ombre nimbée
Taquine,
Ton rire précède…
Je languis …
Je fonds…
Je cède …
Le coucher en feu,
S’attarde…
Me perd…
M’obsède…
Chaque nuit,
Tu me rends fou…
Amour,
Je te l’avoue…
Yasmina
Message: http://poetiquement-votre.xooit.com/t1069-Coucher-de-soleil.htm
Dernière mise à jour le 19/07/2008 à 04:10:15 GMT+02:00. Mise à jour toutes les 24 heures.