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DE LA POESIE - - des mots d'ici pour - des mots d'ailleurs - je vous attends pour un généreux partage poétique
http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t172-Vers-Toi.htm
Dehors
Dehors il y a l’ennui
Ici encor amoindri
Dehors il y a l’ennui
Ici encor attendri
Je ne veux pas me lever
J’entends les enfants jouer
Je ne veux pas me lever
J’entends les oiseaux chanter
Dehors il y a la vie
Ici encor endormie
Dehors il y a la vie
Ici encor assoupie
Je veux rester à rêver
J’écoute le temps s’user
Je veux rester à rêver
J’écoute l’instant ruser
Dehors il y a le bruit
Ici encor engourdi
Dehors il y a le bruit
Ici encor interdit
Le soleil vient me narguer
Je ne veux pas me lever
Le soleil vient me chercher
Je veux rester à rêver
Dehors il y a l’envie
Ici encor l’insomnie
Dehors il y a l’envie
Ici encor étourdie
Le 18/06/2008
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t171-Dehors.htm
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.
C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaicirait !
Mais non, - ma jeunesse est finie...
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !
GERARD DE NERVAL (1808-1855)
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t169-Une-allee-du-Luxembourg.htm
Mon jardin intérieur
Dans mon jardin intérieur,
Fleurit un souci rieur,
Une pensée rêveuse,
Une immortelle moqueuse.
Dans mon jardin intérieur,
Jaillit de dedans mon cœur,
Un arc-en-ciel de bonheur,
Une palette en douceur.
Dans mon jardin intérieur,
Chante un petit air frondeur,
Une romance enjôleuse,
Une complainte rageuse.
Dans mon jardin intérieur,
Evolue en profondeur,
Un sentiment de valeur,
Une amitié, âme sœur.
Dans mon jardin intérieur,
Plein de ce fouillis pilleur,
Je me veux ce rimailleur,
Je ne suis que grappilleur.
Le 19/10/2006
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t168-Dans-mon-jardin-interieur.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t167-les-mots.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t166-Pardon.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t165-Un-baiser.htm
bonjour poètes
De leur voyage
De leur regard
De ce hasard
D'un paysage
C'est leur image
C'est l'élégance
C'est leur partage
C'est l'abondance
Balade ouvrage
Bien agréable
Beau témoignage
Bonheur palpable
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t164-les-photos-de-ce-forum.htm
Le petit optimiste
Dès le matin j'ai regardé
j'ai regardé par la fenêtre :
j'ai vu passer des enfants.
Une heure après, c'étaient des gens.
Une heure après, des vieillards tremblants.
Comme ils vieillissent vite, pensai-je !
Et moi qui rajeunis à chaque instant !
JEAN TARDIEU (1903-1995)
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t163-Le-petit-optimiste.htm
Naufrage
Je dérive, sur la rive de votre indifférence,
Egarée, je mendie un regard, sa transparence,
Allusion enfouie, silencieuse ou je me noie,
Nul ne sait pourquoi cette découverte, me foudroie.
Le va et vient, chavire l’épave de ma détresse,
Ondule ma solitude, se brise dans ma tristesse.
Une vague à l’âme me submerge, désespérée,
Perdue, sur le récif de l’oubli, désemparée.
Je flotte, sur le flot immense de votre froideur,
Et, je sonde votre regard profond, mon erreur,
A la dérive, en ce désastre secret, je m’échoue,
Ne voulant plus, cette tempête, je vous désavoue.
L’errance, dans l’amer, m’engloutit, fragile débris,
Objet d’abîme, se perd corps et biens dans ce mépris,
Un dernier signal jeté, coule à pic en mon regard,
Péril sinistre, touche, tombe et me sauve au hasard.
Le 04/01/2007
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t162-Naufrage.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t161-Ces-quelques-vers-sont-pour-Toi.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t160-La-demeure-des-amants.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t159-Pour-Toi-Papa.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t158-Fleur-de-Cristal.htm
La phrase silencieuse
Morceau d’intensité, ma phrase silencieuse,
Ouvre le langage, origine audacieuse,
Traverse tour à tour, tout texte trop sérieux,
Sélectionne les mots, son essai mystérieux,
Modère malgré moi ma confuse expression,
Obstacles dépassés, ose mes impressions,
Tour de passe-passe, trahit mes confessions,
Sous-entendu voulu, sonde mes obsessions,
Manière d’être là, motive l’allusion,
Outrepasse le sens, ouvrage d’illusion,
Traduit par ces lignes, thèmes de conclusion,
Souligne mon non-sens, structure d’exclusion,
Mesure ce manque, message excessif
Opinion échangée, opère l’expressif,
Tournure subtile, tente le défensif,
Signe de non-rapport, suspecte l’offensif,
Multitude d’état, menace l’instinctif,
Ordonne une suite, ordinaire fictif,
Traite cette crainte, trace d’instant furtif,
Signifie le fait, son effet instructif,
Mobilise l’écrit, ma phase malicieuse,
Organise un récit, œuvre une fin soucieuse,
Tourmente mon être, traversée furieuse,
Sépare l’impression, son essence curieuse.
le 26/08/2006
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t157-La-phrase-silencieuse.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t156-A-nous.htm
A vous
Je m’épands être à genoux
Je noue à taire un accord
A corps perdu tout à vous
Avoue un conflit des corps.
Décor nu au fond délie
Délit du jeu prend la pose
Pause émue se rend plie
Pli marqué sur bouche close.
Clause étendue en un champ
Chant témoin de ce débat
D’ébats faux pas l’un décent
Descend où l’autre tout bas.
Bat taille à foison la brise
Brise-tout acte en mot dit
Maudit ce mal qui méprise
Mais prise entre vous et lui …
Le 28/05/2008
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t155-A-vous.htm
Nizar Kabbani est né à Damas (Syrie) le 21 mars 1923.
lundi 22 décembre 2003.
En 1945, Nizar Kabbani obtient le diplôme de la faculté de droit de l’Université de Damas.
Il entre comme attaché au ministère Syrien des affaires étrangères et occupe des postes diplomatiques au Caire, à Ankara, à Madrid, à Pékin et A Beyrouth jusqu’à Sa démission en 1966. Dès l’âge de 16 ans, il commence à écrire des poèmes, largement consacrés à des thèmes amoureux.
Sa poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreu-ses images empruntées au monde de l’enfance.
Après la défaite arabe face à Israël en 1967, son oeuvre prend une coloration politique et engagée. Son poème le plus récent, Les enfants de la pierre, fait référence au soulèvement actuel dans les territoires occupés.
Depuis ses débuts en 1944, Nizar Kabbani a publié plus de trente recueils de poèmes. Ses textes ont été chantés par Feyrouz, Oum Kalsoum et d’autres. il est le poète arabe le plus populaire et le plus lu.
Des textes de Nizar Kabbani ont été traduits en espagnol par Pedro Monteret (Institut hispano-arabe, 1964) et en anglais par Abdallah al-Uzari (in Con temporar.y ,4 rab Poetry, Penguin, 1986) et par Selma Khadra Jayyusi (in Modem Arabie Poetry, Columbia University Press, 1987).
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t154-Nizar-kabbani-Le-poete-de-la-femme.htm
Petits mots fragiles,
Petits mots habiles,
La voilà subtile,
Aujourd’hui futile.
Petits mots morsures,
Petits mots blessures,
La voilà fracture,
Demain se torture.
Petits mots esclandres,
Petits mots méandres,
La voilà à prendre,
Futur à surprendre.
Petits mots certains
Petits mots destins,
La voilà racine,
Le passé s’incline.
Petits mots langages,
Petits mots tangages,
La voilà dommage,
L’avenir hommage.
Le 22/10/2007
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t152-La-voila.htm
J’ai des peurs
Qui m’effleurent !
J’ai des pleurs
Qui me leurrent !
J’ai des pleurs
Nébuleuses
J’ai des peurs
Querelleuses.
J’ai des peurs
Qui demeurent !
J’ai des pleurs
Qui se meurent !
J’ai des pleurs
Voyageuses
J’ai des peurs
Ravageuses.
J’ai des peurs
Oh ! stupeur
J’ai des pleurs
Oh ! torpeur.
J’ai des pleurs
Guérisseuses
J’ai des peurs
Bâtisseuses.
J’ai des peurs
Oh ! malheur
J’ai des pleurs
Oh ! bonheur.
Le 14/11/2007
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t151-Peurs-pleurs.htm
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte,
Un jour de mélancolie,
Une nuit de nostalgie.
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte.
Dans ce moment de survie,
Lorsqu’il fait froid dans ma vie.
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte.
Je pose pour un instant,
Mon désarroi persistant.
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte,
J’ai tant besoin de vos mots,
Pour apaiser tous mes maux.
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte.
J'entre dans votre univers,
Je me sens tout à l’envers.
Laissez-moi la porte ouverte,
Là, juste un peu entre-ouverte.
Vous gardez votre mystère,
Je suis mon monde éphémère.
Le 24/10/2006
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t150-LA-porte-ouverte.htm
Ce mépris, larmes de pluie,
Je me sens comme assaillie,
Mes parents, hasard du cœur,
Rancœur, larmes de douleur.
Ce soir là, larmes de pluie,
Je suis comme endolorie,
Premier amour, au revoir,
Mal, larmes de désespoir.
Ce cafard, larmes de pluie,
Je me sens comme engourdie,
Mon ami, dernier regard,
Peine, larmes de départ.
Ce rendez-vous, larmes de pluie,
Je suis comme démunie
Mots, cette fois, maladroits,
Choc, larmes de désarroi.
Cet appel, larmes de pluie,
Je me sens comme étourdie,
Maladie, fin de vie,
Chagrin, larmes de dépit.
Ce jour gris, larmes de pluie,
Je suis comme anéantie,
Et, devant votre cercueil,
Tristesse, larmes de deuil.
Le 03/08/2006
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t149-Test.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t148-Un-coeur-amoureux.htm
J'ai compté sur mes doigts
Combien de pas
Me séparent de Toi
Mais je me suis arrêtée à trois,
Tu es bien trop loin de Moi .
Alors, j'ai fait un pas
Pour me rapprocher un peu
Et, je compte encore une fois ...
Mais je m'arrête à deux !
Je ne peux pas te toucher,
Il me faut avancer !
Inutile de compter, cette fois,
Je me vois dans tes yeux
Et je peux te dire tout bas
Comme on est bien tous les deux !
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t147-Trois-deux-un.htm
Pantoum négligé
Trois petis pâtés, ma chemise brûle.
Monsieur le Curé n'aime pas les os.
Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.
Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
Trois petits pâtés, un poin et virgule ;
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !
Trois petits pâtés, un point et virgule ;
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.
La libellule erre emmi les roseaux.
Monsieur le Curé, ma chemise brûle !
PAUL VERLAINE ( 1844-1896)
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t146-Pantoum-neglige.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t145-Marie-Ange.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t144-Besoin-de-t-aimer.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t143-Pierre.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t142-Fontaine.htm
Message: http://pluiedemots.marieangepoesie.xooit.fr/t141-Melancolie.htm