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Le forum MFK
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Les mots que vous vouliez servisLes voici sans qu’ils ne m’appartiennent, voulez-vous donc me tendre le bras
C'est-à-dire me donner – vôtres –
Nous avons beau regarder un même ciel, l’effleure d’un écrit
Qui ne se veut pas
Vous me dites que vous seriez heureux endormi là – des mots, des mots
Les miens et d’autres
Je ne peux que creuser un large trou y puiser l’eau et vous la rendre
Entre les veines
Entre les veines pleines
Courent nos sangs suspendus à la plus haute branche
Nous atteignant dans l’intervalle
......... - Blanche
De nos silences | entre souffles.
Message: http://mfk.xooit.com/t477-Les-series-De-retour-du-jardin.htm
http://www.youtube.com/watch?v=DQO82Hc6faM
Message: http://mfk.xooit.com/t476-Une-histoire.htm
Beautiful new railway bridge of the Silvery Tay,
With your strong brick piers and buttresses in so grand array,
And your thirteen central girders, which seem to my eye,
Strong enough all windy storms to defy.
And as I gaze upon thee my heart feels gay,
Because thou are the greatest railway bridge of the present day,
And can be seen for miles away
From North, South, East or West of the Tay
On a beautiful and clear sunshiny day,
And ought to make the hearts of the "Mars" boys feel gay,
Because thine equal nowhere can be seen,
Only near by Dundee and the bonnie Magdalen Green.
Beautiful new railway bridge of the Silvery Tay,
With thy beautiful side-screens along your railway,
Which will be a great protection on a windy day,
So as the railway carriages won`t be blown away,
And ought to cheer the hearts of the passengers night and day,
As they are conveyed along thy beautiful railway,
And towering above the Silvery Tay,
Spanning the beautiful river shore to shore,
Upwards of two miles and more,
Which is most beautiful to be seen,
Near by Dundee and the bonnie Magdalen Green,
Thy structure to my eye seems strong and grand,
And the workmanship most skillfully planned;
And I hope the designers, Messrs Barlow and Arrol, will prosper for many a day,
For erecting thee across the beautiful Tay.
And I think nobody need have the least dismay
To cross o'er thee by night or by day,
Because thy strength is visible to be seen,
Near by Dundee and the bonnie Magdalen Green.
Beautiful new railway bridge of the Silvery Tay,
I wish you success for many a year and a day,
And I hope thousands of people will come from faraway,
Both high and low without delay,
From the North, South, East and West,
Because as a railway bridge thou art the best;
Thou standest unequalled to be seen,
Near by Dundee and bonnie Magdalen Green.
And for beauty thou art most lovely to be seen,
As the train crosses o'er thee with her cloud of steam;
And you look well, painted the colour of maroon,
And to find thy equal there is none,
Which, without fear of contradiction, I venture to say,
Because you are the longest railway bridge of the present day,
That now crosses o'er a tidal river stream,
And the most handsome to be seen,
Near by Dundee and the bonnie Magdalen Green.
The New Yorkers boast about their Brooklyn Bridge,
But in comparison to thee it seems like a midge,
Because thou spannest the Silvery Tay,
A mile and more longer I venture to say;
Besides the railway carriages are pulled across by a rope,
Therefore Brooklyn Bridge cannot with thee cope;
And as you have been opened on the 20th day of June,
I hope Her Majesty Queen Victoria will visit thee very soon,
Because thou art worthy of a visit from Duke, Lord or Queen,
And strong and securely built, which is most worthy to be seen,
Near by Dundee and the bonnie Magdalen Green.
Message: http://mfk.xooit.com/t475-An-Adress-to-the-New-Tay-Bridge.htm
http://www.youtube.com/watch?v=bdsyy2Hxr3c
Message: http://mfk.xooit.com/t474-Moi-et-Lil-Wayne.htm
Je suis extrêmement heureux car je vais avoir l'intégrale de la jeunesse de Picsou.
Message: http://mfk.xooit.com/t473-Mieux-que-le-capital-Picsou-magazine.htm
En face du vin
Song-tseu s’est transformé sur le Kin-hoa (1) ;
Ngan-ki a pénétré jusqu’au Pong-laï (2) ;
Ces personnages obtinrent l’immortalité dans l’âge antique,
Ils ont pris leur essor, soit ; mais enfin où sont-ils ?
La vie est comme un éclair fugitif ;
Son éclat dure à peine le temps d’être aperçu.
Si le ciel et la terre sont immuables,
Que le changement est rapide sur le visage de chacun de nous !
O vous, qui êtes en face du vin et qui hésitez à boire,
Pour prendre le plaisir, dites-moi, je vous prie, qui vous attendez ?
1. Song-tseu était un bouddhiste, que la mythologie chinoise place au nombre des immortels. Il se brûla lui-même sur le mont Kin-hoa afin d’obtenir plus vite sa transformation ; c’est-à-dire le passage de cette vie à une autre.
2. Ngan-ki, au contraire, devint immortel sans changer de corps. C’était un vieillard qui herborisait dans les montagnes et vendait ensuite des remèdes et des élixirs aux habitants des bords de la mer. Il y avait déjà plus de mille ans que les hommes du pays de Loung-nié, qui, de génération en génération, avaient appris à le connaître, le voyaient apparaître de temps à autre, quand Thsin-chi-hoang-ti voulut aussi le voir. L’empereur s’entretint avec lui durant trois jours et trois nuits, et fut si frappé de la netteté avec laquelle il lui parlait des siècles passés, en lui racontant les choses les plus curieuses, qu’il ne se lassait point de l’entendre et qu’il lui offrit de très riches présents. L’immortel les accepta, mais on les retrouva tous ensuite à une grande distance ; il les avait abandonnés. De son côté, il avait offert à l’empereur une paire de pantoufles en jade rouge, en lui promettant que, dans quelque mille années, ils se reverraient au Pong-laï, montagne imaginaire, sorte d’Olympe situé au milieu des mers, où la mythologie chinoise place la patrie des immortels.
Message: http://mfk.xooit.com/t472-Li-Tai-Pe.htm
Voilà. Un poteau. Et s'en rapprochant
c'est une jambe de femme
culbutée
juste comme il faut. Maintenant que j'y repense
le poteau brille faiblement
et la lumière du lait bloque ma voix
bloque ma voix bloque avec par en-dessous
des visages de mites affreuses.
Halte là. Holà. Aie. Me revient aussi la langue de l'homme
qui cherche un trou où baver
tant que faire ce peut;
je rêve effectivement beaucoup être cet homme
je le rêve beaucoup et toujours
de devenir sale et heureux
et sain
comme cet homme
à ce moment même avec sa langue
pendante.
(Dans la voiture, car il y a bien une voiture (qui court au ralenti)
j'ai transformé mon visage en forme de vitre
j'ai fusionné avec les mites
- un brin malade, et ca, ca ne marche pas.)
J'essaye pourtant de ne rien oublier
ni les caresses ni les fessées
ni le poteau stop rouge au fin fond du coin gauche, obscur
je me force à envisager chaque pose
chaque polygone dressé en pointe chaque couleur
marquant la longue longue longue jambe
- presque un poteau, mais encore une jambe
de belle et grande femme, rose
dont les chairs clignotent à la façon d'une ivresse perdue
dans ma tête,
et s'infiltrent dans mon sang;
Elle a, quoi, trente ans.
Message: http://mfk.xooit.com/t471-L-age-de-cette-femme.htm
On dit que le messianisme est réservé aux fous et aux enfants.
Message: http://mfk.xooit.com/t470-Chez-nous-les-juifs.htm
Things are tired.
Things like to lie down.
Things are happiest when,
for no reason, they collapse.
That French plastic bottle, still half-full,
that soft-back book, just leaning on
another book, drowsily:
soon they will want to go outside,
soon you will find them in the grass
with the empty bleaching cans and that part
of an estate agent's sign
that's covered in a fine grime like mascara.
That plastic bag you've folded up
feels constrained by you and wants
to hang from bushes, looking like
a spirit, sprawled and thumbing a lift.
Things are bums, tramps, transitories:
they prefer it when it's raining.
Lightbulbs like to lie in that same
long, uncut, casual grass
and watch the funnel effect: the way
on looking up the rain all seems
to bend towards you,
the way the rain seems to like you.
Things which do not decay
like it best in shrubbery, they like
to be partly buried.
They like the coolness of the grass.
Most of all, they like it
when it rains.
Message: http://mfk.xooit.com/t469-Facts-about-things.htm
http://fr.youtube.com/watch?v=qVLT26CMzk4&feature=related
Message: http://mfk.xooit.com/t468-to-catch-a-predator.htm
http://www.youtube.com/watch?v=F_n4i8RCf3s&feature=user
Message: http://mfk.xooit.com/t467-Le-pou.htm
http://www.youtube.com/watch?v=sicS7VV9MfQ
Message: http://mfk.xooit.com/t466-maman.htm
PENSEE DE CRANE, muette, sur la trace de flèche.
Ton haut chant
des chants, mâchoire
à demi fracassée
plantée dans la dure
étincelle de février.
Ce mille de mélancolie
encore à
parcourir.
Embroussaillé maintenant de chose éteinte, bleu-cible,
droit dans la barque,
congédié aussi de bénédiction
grinçante des écueils.
(Renverse du souffle - éditions POINTS - Edition bilingue traduite de l'allemand et annotée par Jean-Pierre Lefebvre)
Message: http://mfk.xooit.com/t465-Paul-Celan.htm
N'invective pas l'oiseau
Son bal s'achève à peine
Ne sous-estime pas la lune
Et ses lumières
Ici les avions décollent et se cognent au ciel
Transpercent les nuages pour se perdre
Dans les confins du monde
La matière
Parfois
Reste impalpable.
Message: http://mfk.xooit.com/t464-Pigeon-vole.htm
Tes zones photographiques, c'est-à-dire tes yeux
Palpitent !
Palpite avec tes veines éclatées noyées dans les litres !
Comment est-ce de retourner à la maison (fiction)
Le vent creusé de mars ?
Noyé, déversé, glisse et palpite !
Palpitent les songes
Palpitent les songes oubliés
Palpitent !
Oubliés – pressés- vite !
Palpite et saigne !
Message: http://mfk.xooit.com/t463-Deconsideration-non-poetique-d-un-aNaMour-publicite.htm
http://www.youtube.com/watch?v=NMs2Q5DGEgs&feature=user
Message: http://mfk.xooit.com/t462-Mon-bateau-est-ma-maison.htm

Message: http://mfk.xooit.com/t461-o.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9portation_des_Acadiens
Message: http://mfk.xooit.com/t460-Proces-de-l-Angleterre-document.htm

Message: http://mfk.xooit.com/t459-temple.htm
Je m'en vais. J'ai réussi à partir de tous ces forums à la con alors je vais réussir à partir de celui-là aussi. Adieu.
Au fait:
-Piere, le voyage aux états-unis est annulé, pour plein de raisons. Tu peux toujours te servir de ton passeport. Si tu ne peux pas te faire rembourser le billet, je te le rembourserais, dans ma grandeur. Voilà/
Message: http://mfk.xooit.com/t458-BON.htm
Certains n'aiment pas la peinture du XIXème car ça n'est que des bourgeoises grasses et nues étalées sur des canapés ou des lits, attendant leurs amants ou on ne sait quoi ou qui, et qui n'ont rien d'autre à faire (tandis que les travailleurs travaillent jusqu'à ce qu'ils en crèvent ; elles aussi travaillent, à chacun sa façon de donner son corps.) Au moins on sait ce que font ces femmes oisives qui ne font qu'ouvrir les cuisses (paresseuses, c'est une question de point de vue, un point de vue très masculin : « c'est moins fatiguant d'ouvrir la bouche que de tendre le bras »)
Certains n'aiment pas la peinture classique parce que ça n'est que des déesses nues, étalées sur l'herbe, entourées de petits angelots qui batifolent (et des benêts en armure qui posent en feignant de montrer qu'ils sont importants.) D'autant que ces déesses ne sont en réalité que les mêmes bourgeoises – ou des femmes de cour (ce sont elles qui ont inspiré les peintres, pleins de désirs coupables et inavoués pour leurs formes replètes, qu'ils ne peuvent se « payer » étant donné leur rang).
La peinture du XIXème a au moins le mérite de la franchise.
Certains n'aiment pas l'art pictural moderne parce que ne sont que des tâches, des flaques, des formes géométriques nées de la masturbation intellectuelle d'esprits obsédés par l'idée de créer ce qui ne s'est encore jamais fait, partageant cette préoccupation avec les publicitaires, les hommes politiques et les responsables de marketing.
Certains n'aiment pas la peinture parce que ça pue l'huile de lin, le vernis brillant, les galeries pour spéculateurs friqués en mal de placement, les cocktails mondains les soirs de vernissage où des pétasses en robes de soirée viennent faire semblant de s'extasier devant des trucs où elles ne comprennent rien, où il n'y a rien à comprendre.
J'aime les femmes nues et grasses, les petites aquarelles légères, les belles couleurs, l'odeur du bois et de la féminité. Je déteste les mondanités, les nouveautés bidon et stupides. Je sais que l'homme est homme et le restera toujours, et c'est bien comme ça.
Message: http://mfk.xooit.com/t457-La-peinture.htm
1.
Rue des pavillons perdus
Au bord des rivières
J'ai édifié des kiosques
Dans les prés déserts
Admiré les lacs d'eau gelée
Dans des clairières
Oubliées
J'ai trop aimé les routes rouges et nues
Sous les soleils fauves
2.
Le vent a soufflé
Un air glacé
Et pavé les trottoirs de fleurs échues
J'ai glissé sur une confiture d'étoiles
Mauves
Elles ne rentraient plus par les fenêtres
J'ai habillé ma solitude passée
De tristesse
Brune
3.
la vie est parée de roses
de celles qu'on cueille parfois
de celles qu'on abandonne souvent
dans les jardins
à l'hiver
de celles qu'on cultive artificielles et vénéneuses
celles qu'on hume sans joies
dans l'odeur des alcools fleuris
à Paris
quand les lilas reparaissent
dans les verrières.
Message: http://mfk.xooit.com/t456-Triptyque-des-roseraies.htm
http://www.youtube.com/watch?v=U9-hdPzRonQ
Message: http://mfk.xooit.com/t455-Hamilton-comedien.htm
Message personnel
http://fr.youtube.com/watch?v=TcLgpJdkfVA
Message: http://mfk.xooit.com/t454-KAraoke-sessions.htm
(un visionnaire dans le pot)
Avez-vous oublié?
http://www.dailymotion.com/swf/x3pio7&v3=1&related=1
Message: http://mfk.xooit.com/t453-lettres-d-Arnold-Schoenberg-1923.htm
Derrière chaque ligne
J’ai évacué les espaces –
Il y a vous au retour de l’enfance
Des nuages
A l’attache de vos pas
Qui reviennent en courbes
De l’unique à l’unique
Et nagent, nagent
.........- Sous les pierres
Derrière chaque ligne
Il y a nos timbres espacés –
Votre main dessus l’amandier
Cueillant mille bouquets comme une
Seule langue
*
J’épuise chaque poussière
Quand les décennies nous embrassent
A l’envers des plis
- Le mot,
Jusqu’à en battre le seuil
Et Derrière chaque ligne
Sans nous correspondre
Nous désossons les syllabes
Epouvantablement
*
J’ai des pavés de sens
Que talonnent les traits
- Derrière chaque ligne –
Et autour de mon cou, posée-là
- Votre dépendance.
J’ai grandi la figure de vos yeux.
(09 janvier 2008 - extrait de Camps Glomérés)
Message: http://mfk.xooit.com/t452-Je-vous-ecris.htm
dédicace à gaston.
***
Il n'y a pas de calme dans le monde. Tout le calme est faux. Il n'y a pas d'endroit calme dans le monde. D'abord, les millimètres du corps, chaque millimètre du corps, fait mentir l'idée de calme.
Je suis un corps.
Par cela, je ne suis pas disposé,
JAMAIS
à ne pas porter en moi un flux, vivre avec un flux
accidentel
brusque
ayant des crises
avec d’innombrables possibilités de fièvres.
L'idée de calme est un mensonge. La paix est une guerre comme une autre. La pression artérielle et la montée du sang au coeur en témoignent. Je ne saurais me montrer sans mes organes. Le vent, et la voile qu'il agite, n'apportent rien d'autre auprès de moi qu'une danse, une danse de plus, qu'elle soit improvisée ou
construite.
Les particules en direct du soleil : des musiques, se chargent de transborder explosions sourdes, centrifugeuses, circulations aux carrefours de tôles froissées,
que nous,
à force de techniques sophistiquées d'abrutissements,
prenons pour air et vêtements, gants de soie. Pensant et dirigés à penser à une bien pauvre mesure la vie, sans glissements de terrains ni noires attitudes de matière, sans horreurs, horreurs fantastiques et révélations grotesques, l'homme dort, mort, dans une cave.
L'obscur des caves n'a pas réussi à me tromper. Dans toute architecture ne se voit que trop distinctement comme la matière se cabre et va bientôt reprendre ses révoltes de matière, car l'oeil, le fond de l'oeil, trahit la structure et mange, demande de plus en plus à manger, puisque l'oeil alors s'apprête lui aussi à se lever, en dehors de la cave avec ses amies les pupilles, comme je dirais se lève le vivant décontaminé, et mange et ne digère plus, le ventre malade de l'oeil va recracher des morceaux entiers, de briques de caves vicieuses et pleines de la semence et des concupiscences accumulés en défense et renforcement du dedans, le ventre de l'oeil attrape l'indigestion et dès lors va vriller dans toute la cave et se cogner contre les murs, et dès lors il y aura du sperme qui va proprement dévoré l'intérieur de l'oeil, et ne le laisser en repos qu'occasionnellement, lorsqu'une douceur intégrale voudra bien s'approcher
s'approcher doucement
et faire les gestes voulus
méthodiques et protecteurs
mais elle repart déjà
elle repart la douceur
dès lors qu'elle est venue
la douceur va repartir
et laisser l'oeil sur place
versant des larmes qui pénètrent son ventre et réanime le sperme et tout ce vice
et tout recommence l'oeil reprend la lutte là où il l'a laissé
la douceur, de toute façon, fait partie de la lutte. La cave est décidément trop dégueulasse, pue trop. Le grossier mensonge des formes fixes ne prend pas, l'oeil vit et voit ailleurs, son empire désormais
c'est la lutte. La lutte contre la cave.
Et le vent souffle régulièrement sur les champs, les champs de blé, qui ne se sont pas arrêtés eux de lutter, malgré l'apparente tranquillité et les caresses du vent, et qui n’
qui n'embaument
que le terrible mouvement larvé bien que l'esprit, mon esprit, veuille convaincre l'oeil et moi de l'apaisement, par l'image du champs de blé,
mais cet apaisement même est l'autre facette du mouvement terrible, celle là qui ne tremble pas, du moins apparemment pas, l'autre facette-menace, ainsi
j'ai beau coucher mon beau cadavre de pensées dans le champs la vie tressaute, l'esprit la pensée sont mouvements et sont ainsi déchirés d'éclairs, d'éclairs d'orages, sans cesse. Le champs de blé est un orage, avec le vent, les couleurs jaunes, l'instant n'a aucun moyen de ne pas être un orage,
seul nous
nous sommes convaincus et hantés, possédés jusqu'à la moelle,
de vivre en intermittence d'orage
que l'orage est une intermittence,
que l'orage n'existe pas.
Ayant préalablement pris soin de fermer astucieusement tous les robinets du corps, de l'esprit, de la pensée, ayant réduits le corps, l'esprit, la pensée, à ne plus bouger, le corps, l'esprit, la pensée, se tarissent et s'effritent séparément, cependant le rire est énorme diabolique, je l'entends parfois et il me serre le coeur, me le gifle de coups de poings bien sentis :
en fait de s'évertuer à faire des cadavres, c'est de la cendre qui va pourrir au vent et ne qui ne pourra absolument pas empêcher
QUOIQUE CE SOIT
d'arriver
d'évoluer
de régresser
d'être un mystère ou une apocalypse peu importe
un orage, une paix
en toute violence,
d'être.
Et par la possession nous ne ferons de nous qu’être cadavres, et non pas cesser l'être en pérpétuel bouillonnement d'être, aisément reconnaissable, que ce soit d'une ouverture soudaine de la conscience ou de la gorge, la preuve par ce texte, qui se conçoit comme une brèche ou un simple cri dans le vide nécessaire, bref un risible petit touche-pipi d'orage;
ce n'est pas penser ni poétiser que de VOULOIR sortir de la prison de cadavres, cette cave des fornications, entre deux barreaux où l'a aperçu l'étrange déformation, BIEN PLUS NATURELLE QUE TOUT LE RESTE, d’un paysage quelconque.
Message: http://mfk.xooit.com/t451-mouvement.htm
" Peer Gynt est l’insouciance même, la joie de vivre, l’optimisme incurable et c’est ce que le rend tellement attachant dans les trois premiers actes de la pièce. Mais c’est aussi l’égoïsme féroce de qui refuse les épreuves de la vie. Les nobles et dures tâches ne sont pas faites pour ce parvenu, il préfère vivre parmi les médiocres, tant il est vrai que la seule terreur totale du médiocre, c’est de devoir sortir de sa médiocrité ".
Message: http://mfk.xooit.com/t450-merci-serioscal-encore-une-fois.htm
Hier soir j'étais fortement ivre de vin blanc, de pineaut, et d'alcool de cassis. Je me suis couché vers 3 heures du matin. J'ai fait plusieurs rêves mais il m'est arrivé quelque chose. Je crois que d'abord je faisais un premier rêve et puis arriva ce moment. C'est complexe. Il est de la même nature qu'un événement qui m'est arrivé en France, à Paris pendant le sommeil, mais sans ivresse. Tout d'abord tout mon corps se met à souffrir, intensément, il ploie sous une douleur du dos et j'ai l'impression que quelque chose en moi va se déchirer, se décoller. Mais il me semble que j'en ai envie, que je veux que ce déchirement en moi et de moi arrive. Ensuite je me rends compte que je suis entre le rêve et la réalité, entre le sommeil et le réveil. Et je sens une présence, une force qui veut que je dorme. Et dehors je pouvais entendre qu'il pleuvait, il y avait grand vent qui tambourinait sur les fenêtres. Il y avait un climat, une ambiance anormale, surnaturelle. Je ne voulais pas me remettre à dormir, la peur me prenait, mais je me suis donné courage ainsi je battais mes membres tout autour de moi et, je suis vraiment sérieux, j'ai senti que je touchais un bras, le bras d'un homme debout près de mon lit. Peut-être y en avait-il plusieurs, peut-être y avait-il une assemblée de ces hommes, ou de ces fantômes, autour de mon lit. Je me suis mis à prier, un notre père, car je me suis dit que je devais être soit en présence de la mort, soit en la présence du diable. Alors ce qui me poussait à m'endormir a disparu et je me suis ré-endormi sans cette menace.
Documents :
-Serioscal sur TLP un jour m' a dit : "Attention les extra-terrestres vont te kidnapper".
-Poème à propos d'un rêve, écrit sous le pseudonyme d'Abbé Faria :
Il faut entendre avant le grand plongeon
Comme un air de flûte.
Le marchand de sable a endormi toute une classe,
Avec son instrument, les voilà
Têtes baissés et foutrement mal installés.
Moi j’avais toujours la tête haute,
Je dis : ‘Ca ne marche pas’.
Le marchand me lance sa flûte en souriant
Et voilà qu’en sursaut je me réveille, tremblant.
Pendant un temps la pièce fût comme un cauchemard,
Mais je me suis promis de ne rien oublier,
Et assez vite, je me suis endormis,
Éteignant les lumières inquiétantes de la nuit.
Message: http://mfk.xooit.com/t449-Evenement-de-la-nuit-du-2-mai-au-3-mai-2008.htm
On m’aurait mal compris,
Volé mes chants
Pour les considérer come des caprices.
Ami ! Le temps ne passe
Plus si vite.
Le temps n’est plus
Cette ligne lente.
Le temps est !
Le temps est maintenant ainsi
Qu’il doit devenir ;
Je ne parle que d’un temps.
Que les signaux
De cette lointaine ìle
Ne me force pas, ou plus, à l’atteindre.
De quel éternité parlais-tu ?
De celle que l’on croit entière dans tes promesses ?
Aujourd’hui je dis : plus de promesses !
Aujourd’hui je dis : plus de fils !
Aujourd’hui je dis : plus de silences !
Tu as fait un homme, non pas pour faire un homme,
Tu as fait un homme, pour qu’il s’enivre de toi !
Pour qu’il en meurt !
Message: http://mfk.xooit.com/t448-750.htm
Dernière mise à jour le 12/05/2008 à 04:13:22 GMT+02:00. Mise à jour toutes les 24 heures.