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Dans l'attente de vous recevoir,
Nous vous adressons nos amitiés poétiques.
Inspiration
Au fond de la ravissante nuit,
Dans le silence apaisant des grands bruits,
Je révèle aux étoiles, mes chères amies,
Les secrets enfouis dans ma vie,
Je vois pleurer dans ces moments le violon de ma nostalgie,
Je plonge mon esprit dans les yeux profonds de la lune,
Dans une promenade libre et nocturne,
J'invite les filles de mes idées,
Au coeur de la tristesse et la beauté,
Au pays de l'amour et l'antre du passé,
J'invente des musiques pour faire danser ma liberté
Et caresser les oreilles fines de ma sensibilité,
Je ferme les cils rebelles de mes paupières,
J'imagine un jardin au milieu d'une rivière,
Je récite des vers de mon coeur aux pierres
Pour parfumer les fleurs tristes de ma solitude,
Et endormir les vents de ma longue inquiétude,
Au fond de la nuit,
Je laisse chanter la flûte rêveuse de ma mélancolie,
Et la voix douce de ma folie...
Selma
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2492-Inspiration.htm
On se croirait un jour de grève.
Le hall de la gare résonne de cent voix,
grondantes, rieuses, ou stressées…
Vivantes, en somme.
Et au cœur de ce cahot de voix et d’aboiements, auxquels viennent se mêler les cliquetis du tableau, le bruit assourdissant des trains qui freinent, et le roulement des valises, il y a moi.
Moi, qui attire d’habitude les regards, voilà que je suis transparente.
J’ai l’impression de vivre à part. Voire de ne plus exister….
Je ne cours pas, je ne parle pas, je ne regarde même pas l’heure.
Le Train Corail Intercité à destination de Paris, départ initialement prévu à 17h19, est annoncé avec un retard d’environ 30 minutes.
Merci Simone… Mais on s’en serait passé tu sais ?
Quelques minutes après :
Le Train Corail Intercité à destination de Paris arrive en gare voie G.
Eloignez-vous de la bordure du quai s’il vous plait.
Le sacro-saint train arrive.
Et là c’est une véritable vague humaine qui déferle vers les escaliers.
Le hall se vide d’un coup et la foule va se répandre dans le souterrain puis sur le quai, avant de s’engouffrer dans un Intercité gris, vert et violet.
Le hall se fait plus calme.
Seule, au pied du mur, je regarde la vie.
Un couple se retrouve, un homme en costume râle : il a raté son train, et je reste là, immobile...
Un cliquetis du tableau m’informe de la voie sur laquelle sera mon train.
Lentement je me lève, et le temps s’arrête.
Je suis la seule à bouger. Mais dans le souterrain, un flot de voyageurs pressés gêne ma progression.
Qu’importe, j’ai le temps.
Sur le quai, le vacarme du train m’accueille.
Tout le monde joue des coudes dans l’espoir d’atteindre une porte.
Tout le monde, sauf moi.
Debout, au bord du quai, j’attends.
La foule derrière moi.
Un mouvement imprévu.
Et je chute.
Le bruit infernal des freins,
Un dernier cri strident,
Et c’est la fin.
Jamais je ne retrouverai la maison.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2491-On-aurait-dit-un-jour-de-greve.htm
Je m'en vais...vers toi...
(En réponse à "Oseras tu...?" de moi)
Eclosent tes mots…
Implosent tes maux…
S’envolent les débris,
De ton râle, de ton dépit…
Je vais …
Je reviens…
Dans tes vers écrits…
Rimes de cœur…
Tourmente d’esprit…
Tantôt je m’installe
Tantôt je m’enfuis…
L’encre de ton cœur…
La blancheur de mes nuits…
M’interpellent tes appels…
S’estompent …
Honteux…déchus
Mes larmes, mes cris…
Je vais…
Je reviens…
Est-ce mal ?
Est-ce bien ?
Que d’accuser réception,
De tes brins d’histoires,
Tes bouts de chemins,
Tes déceptions ?
Est-ce bien ?
Est-ce mal ?
Que de ressentir ton râle,
Tes intrigues…
Ton irritation de mâle,
En vogue,
En déperdition…
Je vais…
Je reviens…
Je m’installe…
Je m’enfuis…
Ma tête en tête réfléchit,
Mon cœur en traîne fléchit…
L’inconnu de passage…
Ou…
L’homme ?
Celui là !!!
L’élu ?
Prévenance ???
Pas de sens !!!
Prévoyance ???
Plutôt sage !
Plutôt bien vu !
Je vais …
Je reviens…
Haletante…
Dans tes revers décrits…
Tantôt je m’installe…
Tantôt je fuis…
Mes peurs bleues,
Mes fougues pâles…
Ton amour en feu,
De mes ombrages reluit…
Ma tête crie que NON !!!
Mon cœur ose que OUI !!!
Je vais …
Je reviens…
Je m’enfuis…
Je m’installe…
Mille questions…
Mille cavales
La crainte,
L’envie…
Périple infernal …
la mort?
La vie?
Je vais…
Je reviens…
Est-ce mal ?
Est-ce bien ?
Résonne ton cœur,
Chancelle le mien …
Echo sauvage…
Amour en rage…
Sans trêve sans répit,
Chasse mes peurs,
Les congédie…
Est-ce bien ?
Est-ce mal ?
Ma tête cède, désarme,
Au pied de tes aveux,
Au sillon de mes larmes …
Je m’en vais …
Vers toi…
Je m’installe…
Puisse enfin mon amour,
Guérir à jamais ton mal
Signé : Terre promise
Yasmina
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2490-Je-m-en-vais-vers-toi.htm
Faisons l'amour à une étoile.
J’ai cédé à ma bohême
Je respire des mots
Mon rêve
Tu sais
L’histoire se refuse
Le temps se déchire
Les ombres s’ennuient
La lumière sombre dans un miroir
Parlons de main
Parlons de dents
Parlons de pomme
Parlons de croquer
Parlons de goût
Parlons de salive
Comme c’est bon
De s’étouffer de vie
Faisons l’amour à une étoile
Elle jouira jusqu’aux aurores
Naïf ce passé
Paradis perdu
Lit défait
Sans y avoir couché
Feuilles d’arbre avorté
Éparpillées sur mon corps
Comme des brûlures
Qui se cachent pour faire encore plus mal
Du cœur
Du cœur
Le sage disait
Gravure à l’appui
Des cœurs tatoués partout
Sur les rayures de son corps
Comme une musique
Qui marche à quatre pattes
Fidèle à l’amour
Soûle l’hiver
Qui dégueule le printemps
Attendant l’automne
Tel un amant
Qui se jette du pont
Pour vivre en mourant
Dégrafe le vent
Emmène le papillon
Le met au parfum
Des jardins
Prêtés à juillet
La couleur des sourires
Est plus paisible
Que la lumière qu’on pend
A un plafond
Pour faire peur
Aux absents
Tu sais
Je meurs de fin.
A. Manseur
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2489-Faisons-l-amour-a-une-etoile.htm
Texte qui me plait (or beaucoup de mes textes ne me plaisent pas trop). Je précise que ma mère n'est pas décédée et que donc c'est une histoire fictive.
J'aime aussi les nuits ^^
Ma paupière gauche se lève, se fait suivre par sa soeur
Mais subitement l'obscurité me fait peur.
J'appelle ma maman craignant je ne sais plus quoi.
Cela fait si longtemps, j'n'étais pas encore moi.
Elle arrive d'un pas rassurant et m'enserre fort.
J'voulais que ce moment dure, encore et encore.
Elle dit de gentils mots, je ne sais plus lesquels.
Puis, tel un oiseau, je pus dormir sous son aile.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
Mes paupières sont ouvertes, se ferment par la fumée.
Il faut qu'je sorte vite, les fumeurs sont des fumiers.
Et dire qu'on m'avait dit qu'la soirée était bien !
Moi comme un gamin, je ne me doutais de rien.
Maintenant je suis ici, entre tous ces gars.
La soirée se résume à "ça fume et ça boit".
J'ai de quoi me demander ce que je fais là.
J'appelle ma mère, elle arrive, m'engueule, on s'en va.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
Mes paupières laissent couler quelques larmes de tristesse.
Il fait nuit, je suis seul, le vent est une caresse.
A l'ombre de la Lune je pleure sur de la terre.
C'est dans ce cimetière qu'est enterrée ma mère.
Ce n'est qu'une fois qu'on perd ce qu'on a de plus cher
Qu'au fond de notre coeur s'installe ce goût amer.
Je sors de ma poche un paquet de cigarettes.
C'n'est pas cet évèn'ment qui va faire que j'arrête.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
WacsiM
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2488-Les-nuits-d-une-vie.htm
Après, je ne suis pas très objectif puisque ce sont des nouvelles de mon frère
Inatteignable éternité
Le jour se levait et la fine pluie faisait crépiter la toile de tente. Jean pouvait à loisir contempler la silhouette qui à ses côtés se détachait de la pénombre. Seuls les contours de son visage et de ses seins étaient objectivement visibles, mais il connaissait par coeur les moindres recoins du visage, du buste et du corps entier de celle qu'il aimait. Il se la représentait ainsi, aidé par les formes qu'il distinguait et qui lui permettaient de situer dans l'espace le moindre détail de son anatomie, le moindre de ses grains de beauté. Le plaisir qu'il en tirait, fugace, remis en cause à chaque seconde par le mouvement de ses yeux vers une autre partie du corps, était de ceux que procure la dégustation d'un met si raffiné qu'on veut ne jamais voir achevé : à chaque nouvelle bouchée, on est tiraillé entre la peur d'oublier la précédente et l'envie de savourer la suivante.
Cela faisait déjà quelques heures qui Jean promenait ses yeux, dans l'obscurité d'abord, après qu'ils aient fait l'amour ; puis maintenant dans un jour qui s'affirmait de plus en plus. Il se rappelait leur rencontre sous le soleil de plomb du mois de juillet : les jeunes campeurs s'étaient aussitôt aimés d'un amour fou et les instants qu'ils avaient partagé s'étaient transformés en jours, en nuits, à défaut de se transformer en éternité. Ils savaient en effet tous deux qu'ils devraient quitter les plages paradisiaques de Málaga ; lui pour Paris, elle pour Bucarest, et ce dès le tout début septembre. Jean devrait bientôt se séparer de cette magnifique créature blonde à la peau de porcelaine qui respirait l'intelligence, le dynamisme et la joie de vivre : cette séparation, il le savait, lui serait insupportable. Elle lui disait qu'ils s'appelleraient, qu'elle le rejoindrait le plus rapidement possible, dès la fin de ses études, mais cela ne convainquait pas Jean. Il pleurait son absence avant qu'elle ne soit partie.
Il pleurait en silence dans la tente où le jour était enfin total. Le visage d'ange au milieu de sa chevelure dorée était parfaitement visible, ses yeux étaient d'un bleu encore pétillant et le couteau que la jeune femme avait dans la poitrine semblait planté là pour l'éternité.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2487-Inatteignable-eternite.htm
Elle est...
Elle est brise marine, caressant mes cheveux,
Une éole mutine, au souffle facétieux,
Une sterne rieuse, bercée au gré des vents,
Ivre de liberté, dominant les courants
Elle est lune qui brille, illuminant les cieux,
Un astre scintillant, aux reflets merveilleux,
Un soleil éclatant, qui domine l’été,
Caressant de ses rais mon âme dénudée
Elle est ce doux refrain, qui hante mon esprit,
Balade lancinante, faite d’allégories,
Poésie amoureuse, murmurant à mon cœur,
L’éternelle passion dénuée de pudeur
Elle est ce souffle chaud, contre moi, endormie,
Un élément vital qui me maintient en vie,
Et dans ce doux regard, le matin, au réveil,
Sous la voûte azurée renaîtra le soleil
Le troubadour
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2486-Elle-est.htm
Devoir de mémoire
Dès aujourd'hui je vais mourir
Je m'en vais rejoindre le trépas
Je le sais bien j'aurais dû fuir
Mais ça ne me ressemblait pas
Nous vivons un évènement
Dont on se souviendra demain
Quelques soldats emmènent des gens
Dans les wagons pour bêtes d'un train
On est serré comme pas possible
A peine l'espace pour respirer
Leur haine envers nous est visible
Comme leur bêtise, leur cruauté
On nous décharge comme du bétail
Dont on ne prendrait même pas soin
Dans leur "solution" aucune faille
Car c'est tout-à-fait inhumain
Là, je vis mes derniers instants
La peur et la colère gagnant
Je quitte la Terre, j'en suis conscient
En la laissant plus mal qu'avant
On nous sépare en deux rangées
Des camions prennent les femmes, enfants
Mais moi ayant la jambe cassée
Je suis avec en bon fainéant
On nous transporte dans un lieu proche
Tout le monde est déshabillé
La salle où l'on se trouve est moche
Mais ils vont quand même nous laver
Ils ne connaissent pas la pudeur
Ils s'occupent tout de même de nous
Les allemands crient, les enfants pleurent
Ce qui se passe ici est fou
Je me demande : nous tueront-ils ?
La douche commence, le Zyklon B
Un peu plus tard nos corps s'empilent
Pour finalement être brûlés.
Texte écrit le Vendredi 7 mars 2008
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2484-Devoir-de-memoire.htm
Oseras tu...?
Je t’envoie mes dits…
Mes non dits…
Mes poèmes…
Mes sous entendus …
Je t’envoie ma tristesse,
A l’encre de mon désarroi rédigée…
Je t’envoie ma détresse,
A l’ancre de ma solitude attachée…
Je t’envoie mes échecs soufflés,
Au souffle de mon ego essoufflé…
Je t’envoie « moi » ligoté, en laisse du passé,
Au bord de l’amour, nu,envieux assoiffé…
Je t’envoie mes ruines, mes moi brisés,
Au seuil de mes folies, décombres entassées…
Je t’envoie mes brins d’histoires, mes peines ruminées,
A l’effet de ne pouvoir guère aimer,
De cet amour fulgurant, mi guerre mi paix…
De cet amour sans réserve, intrigue, folie,
Fait de braise, fait de feu, fait d’envie
Fait de toi …tout simplement dans ma vie…
Je t’envoie mes craintes cachées d’aimer…
Mes appels inavoués, refoulés, à être aimé…
Je t’envoie mes attentes…
Mes prières…
En silence étouffées …
Je t’envoie mes mots…
Etourdis,
Esseulés,
Orphelins délaissés…
…….
…….
Oseras tu les lire …
Les comprendre…
Les adopter…
……..
…….
Oseras tu …
Simplement …
M’aimer ?
Signé : l'exilé
Yasmina
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2483-Oseras-tu.htm
Choir au bord de tes cils
Comme il est des pays où l'on aime mourir
D'autres rives encore où l'on aime à loisir
Je me laisserai choir au bord de tes cils
Espérant que ta main daigne me retenir
Je viens les bras ouverts et le coeur ami
Car tu es mon rivage car tu es mon pays
C'est vers toi que je nage sur ta peau que je vis
Je viens les bras ouverts et le coeur ami
Déposer des caresses et des perles de pluie
Je me laisserai choir au bord de tes cils
Plongeant dans ta rétine car sa lumière m'attire
Yseult
12/02/04

Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2482-Choir-au-bord-de-tes-cils.htm
Deuxième nouvelle de mon frère, elle aussi avec un revirement dont on ne s'attend pas du tout à la fin =) texte écrit peut de temps après les émeutes en France.
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Ce soir, Momo a la rage, oui : la haine. Il en a marre de ce quartier pourri, marre de se faire insulter par l’ennemi Sarkozy, marre de se faire menacer par les flics avec leurs flashballs. Alors, Momo va sortir pour se défouler un peu. Les règles du jeu sont simples, c’est Rachid le grand frère qui les explique : « Tu brûles et tu casses tout ce que tu peux, tu peux balancer des trucs sur les condés, mais dès qu’ils t’ont repéré tu t’arraches. Toute façon ils vont pas te chercher longtemps, ils ont autre chose à branler».
Obéissant, de bonne volonté, Momo s’exécute : on lui a donné un marteau, toutes sortes de produits inflammables sont à sa disposition, il ne va pas se faire prier pour s’en servir. On lui conseille tout d’abord de faire brûler des poubelles : c’est simple – il suffit d’un briquet et d’un peu de papier journal bien arrosé d'huile – et on peut le plus souvent opérer en toute tranquilité. Après quelques poubelles brûlées en solo, Momo rejoint la bande de Rachid qui vient de sortir de la planque où ils préparaient des cocktails Molotov. C’est tellement plus drôle de faire péter des bagnoles ! Seulement voilà : il y a plus de chances de se faire choper à plusieurs, il faut être prudent : trois qui font le guet, un qui brise une vitre de la caisse, un autre qui balance le cocktail à l’intérieur, les autres admirent le spectacle et font une vidéo, mais à la moindre alerte tout le monde se tire, c’est la débandade.
Après avoir échappé trois fois aux schmidts, le groupe décide de se séparer : les grands vont voir ce qui se passe dans le quartier d’à côté, tandis que les autres sont chargés de continuer à animer celui-ci. Des équipes de deux sont formées, Momo travaille avec Cédric. Ils n’ont pas de cocktail, mais ils ont des marteaux dont ils se servent avec bonheur : au bout d’une demi-heure il ne reste plus une seule vitre intacte à 100 mètres à la ronde. Cédric et Momo commencent malgré tout à s’ennuyer, lorsque ce dernier a une idée : ils vont tenter un gros coup.
Il se rappelle en effet que près du pont qui passe au-dessus d’une autre route non loin d’ici, il y a un chantier où ils devraient facilement pouvoir trouver des blocs de béton. Il suffit d’en porter un jusque sur le pont et de le lacher sur la route au bon moment pour provoquer un bel accident ! L’idée est simple, paraît bonne, mais toute la difficulté réside dans la coordination : il faut lacher exactement quand une voiture est en train de passer.
Après un premier essai infructueux, les deux jeunes amènent un autre bloc de béton et se postent à nouveau au-dessus de la route pour attendre l’occasion rêvée. Elle ne se fait pas beaucoup attendre : rapidement, une voiture de flics qui ne roule pas trop vite se pointe, il suffit d’être parfaitement synchro. S’ils réussissent, Momo et Cédric seront la fierté du quartier, c’est Rachid qui sera content! La caisse que l’on voyait arriver de loin grâce à son gyrophare s’approche encore, les deux ados se mettent à compter : trois, deux, un… ils lachent. Le bloc tombe, ils ne voient pas grand chose mais entendent un bruit, mélange de tôle froissée et de verre brisé : le coup est réussi ! Joliment réussi, même : la bagnole va se planter direct contre un pilier du pont, et mieux : elle prend feu ! C’est Rachid qui va être content, Momo le petit frère est devenu grand, il a planté des connards de keufs,ils doivent tous avoir crevé après un choc pareil !
Peut-être Momo sera-t-il un petit peu moins fier quand il apprendra que Rachid aussi avait réussi un tour de force ce soir : il avait tiré une bagnole de flics.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2481-Momo-la-racaille.htm
Le rêve
ou
Le pic-vert n’y pouvait rien !
La forêt de bon matin a masqué
Deux âmes inséparables
Séparées par la vie
« Pic-vert tambourineur, tu n’y peux vraiment rien ! »
La forêt ce matin a emporté
Dans ses tréfonds impénétrables
Ce qu’il restait de vie
Au tambourin du cœur qui ne disait plus rien
La forêt ce matin s’est embrumée
De fils d’usnée insaisissables
Qui voilaient mes envies
Au pic-vert sans tambour qui ne jouait à rien
La forêt ce matin a dévoilé
Les souvenirs inénarrables
Pour offrir à ma vie
Les tambours de mon cœur qui battent pour le tien
La forêt ce matin s’est enfin réveillée
Aux senteurs boisées et palpables
Qui m’ont redonné vie
Le pic-vert tambourine
et j’ai crié : « Reviens ! »
© Chene
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2480-Le-reve.htm
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Ce soir, Arthur est saoûl. Plein comme une barrique, complètement fait. Il se retrouve il ne sait comment devant l’entrée d’une boite de nuit dont le nom lui dit quelque chose, mais il n’y est jamais allé, il n’arrive pas à se rappeler pourquoi. Il a également du mal à se souvenir de ce qu’il a fait de ses amis avec qui il devait passer la soirée : il croit les avoir lachés ces nuls, ils n’étaient pas motivés.
Arthur, lui , se sent motivé depuis qu’il a vu cette jolie demoiselle au fond de la salle. Elle n’a pas l’air accompagnée : un passage rapide au toilettes histoire de se mettre de l’eau sur le visage et la fatigue d'Arthur aura presque disparu pour laisser place à son instinct de guerrier. Fini l’œil hagard, il faut maintenant faire place au sourire-pub-de-dentifrice de beau gosse auquel il est surentrainé. Deux-trois pas de danse en sortant des toilettes, un regard bien fixé sur la fille, la trajectoire précise, il ne laisse pas d’ambiguïté subsister entre eux. Il joue de l’épaule pour pousser quelques mecs qui sont sur son passage et arriver près de la jeune fille qui dit s’appeler Paula. Charmante cette Paula, poitrine fournie en plus.
Arthur, plus beau gosse et gentleman que jamais, lui offre un verre après avoir un peu dansé avec elle parce que la chaleur est étouffante. Après ce petit wisky-glace, Paula ne peut que remercier celui qu’elle appelle « el Arthuro » : au baiser furtivement glissé suivent quelques embrassades bien langoureuses, décidément ce soir Arthur est bien chanceux.
Tellement chanceux qu’elle a très chaud Paula, elle aimerait bien se reposer chez « son » Arthur ; en plus elle a une voiture, elle peut les y emmener tous les deux. Va pour la voiture, donc. Sitôt à l’intérieur, la nécessité se fait sentir de réchauffer l'athmosphère. Les bouches s’unissent, les mains d’Arthur descendent,l'une caresse la poitrine de Paula tandis que l'autre va chercher son ventre, puis son entre-jambe…où quelque chose de dur rapelle à Arthur pourquoi il n'avait pas l'habitude de fréquenter cette boite de nuit un peu spéciale.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2479-Paula.htm
Texte écrit en partie pour mes amis, en partie pour le plaisir d'écrire, en partie pour parler de mon cas :
¤
Un petit homme sombre sombre dans la pénombre
Car tout autour de lui de l'ombre l'encombre.
Une chose arrive et l'atmosphère se plombe
Un peu comme si la bombe de tristesse tombe.
Prit de surprise, il prie pour que ça change
Prit de hantise, il ne voit plus les anges
Et quand il plonge dans des songes qui le rongent
Sur ses joues il y a des larmes qui s'allongent.
Quand il se relève, il rêve d'une brève trêve
Il veut calmer sa fièvre car ça le crève
Il veut briser ce qui le martyrise,
Ce qui attise la crise qui a mainmise.
Il garde espoir de ne plus être noir
Mais c'est le soir qu'il ne peut plus le croire
Car quand on est seul et bien qu'on le veuille
Il n'est pas facile de cesser un deuil.
Puis il cueille tout ce qui coule de son oeil
Retranscrit ses cris en lettres sur des feuilles.
C'est sa manière de parler, d'exister,
De pleurer, de se confier et d'aimer.
Croyant que la vie n'était que cruelle
Il ne vit pas ce qui fait qu'elle est belle.
Le temps passe, s'efface, tout reprend sa place
Puis les vrais amis arrivèrent en masse.
Toutes les bizarreries s'enfouirent en lui
Ya bien longtemps qu'il n'avait pas souri.
Le monde n'était finalement pas si gris
Aujourd'hui il n'allait plus être aigri.
Aux forces maléfiques il fit la nique
On imagine pas le pouvoir d'un bic.
Il écrit toute sa vie et ses avis
Il décrit ses envies, une utopie
Même abattu faut pas le croire à terre
Il est soutenu par des soeurs, des frères
Qui n'ont aucun lien de sang mais font sans
Il les aime sans le dire suffisamment
C'est pourquoi il fait un texte sans contexte
Dans lequel il dévoile tout, sans prétextes.
Le texte écrit fut concis mais précis
Sans soucis je vous le montre, le voici :
Je ne sais pas écrire mais encore moins parler
Ce que je dis, je ne vais pas le regretter
J'ai un coeur qui saigne mais qui vit et aime encore
Sachez que selon moi vous valez tous de l'or
Je ne cite pas de noms, la liste est extensible
Ceci montre que même moi, je suis un peu sensible.
MERCI D'ETRE LA !!
WacsiM
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2477-Merci.htm
Le printemps a dit
Au merle et à la souris
Si pluvieux jeudi
Premier jour de mai
En chemin un jardinier
Apôtre du blé
Lilas au matin
Parfum du jour riverain
« Galarneau » divin
A cueilli la fleur au loin
C’est le présent pour demain
Labourant le champ
Pour chercher un peu d’argent
Vie a ses tourments
Un sentier gravier
Pleins de cailloux parsemés
Les gens vont à pied
Mon aimée m’envoie
Un écrit sous papier soie
L’amour est au doigt
C’est en juin que l’on se voit
Dans le treizième du mois
Vous voyez l’effort
Que la saison trouve encore
Signet pour le Nord
Et la loi est blanche
Elle aura plumé le vent
Foi de cerf-volant
Un parfum d’aurore
La rosée étend son corps
Le vers est à l’or
Le printemps se vit en terre
Il est le suivant d’hier
Marée de mon fleuve
Source du rêveur bohème
Auberge à mon cœur
Reposant passant d’ici
Voilant le miroir d’ennui
Piste sur la grève
Feu sous lune claire épie
Bois grisant l’ami
Atouthasard
« Galarneau » soleil : Jacques Godbout
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2475-Haiku-et-Tanka-de-printemps.htm
¤
Maintenant ...
Il pleut dehors et la nuit commence à tomber
C'est le moment où toutes les ombres peuvent effrayer
C'est l'moment où les tueurs en série sont d'sortie
Où quelqu'un meurt, où quelqu'un vit, où quelqu'un crie.
Je suis dans mon p'tit coin, sur mon lit et j'écris
J'écris ma vie, j'écris Thourie et mes amis
J'écris les autres, j'écris mes rêves et mes pensées
J'écris aussi pour ne pas être fatigué.
¤
Toi ...
Je suis là, devant toi donc regarde moi
Tu es là, devant moi donc écoute ça
J'suis venu pour te dire que je n't'aime pas
Que tu dois rester seule, t'as pas le choix
Tu trouv'ras sûr'ment quelqu'un qui te va
Du moins je l'espère pour toi, Inch'Allah
Comme on le dit, qui boira te trouvera
Et encore, faut vraiment qu'ce soit un cas.
¤
WacsiM
Jeudi 24 août 2006
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2474-Now-You.htm
Première et actuellement dernière nouvelle écrite par moi-même ... je posterai peut être des nouvelles de mon frère plus tard parce que je les trouve très bien écrites mais il faudra que je lui demande auparavant. Critiquez moi au possible, je désire progresser
Bonne lecture.
_____________________
Un matin d'octobre, dans la campagne d'Auxerre, une femme d'âge moyen se réveillait lentement. Elle releva avec peine la couette qui couvrait les trois quarts de son corps afin de s'en dégager pour pouvoir se lever. Elle fit quelques pas, rejoignant ainsi la salle à manger mais subitement, elle ne bougea plus. Bien malgré elle, un cri était sorti de sa bouche ce qui réveilla ses enfants à l'étage. Une chose dont elle n'avait jamais songé était arrivé : son mari, l'homme "parfait", s'était suicidé.
Revenons 27 ans en arrière.
C'était le 11 juillet 1979, Thomas Katard venait d'obtenir son bac avec la mention très bien. Très peu de Terminales parvenaient à obtenir une aussi bonne note mais lui l'avait réussi. c'est d'autant plus impressionnant lorsque l'on sut qu'il n'était âgé que de 14 ans. S'étant présenté à la prépa HEC de Paris, il allait bien évidemment être reçu car on ne refuse pas au plus jeune bachelier de France son établissement.
Autant le dire, tout allait bien.
Quelques années plus tard, cinq pour être exact, il sortit de l'école HEC dans laquelle il venait d'exceller. Les professeurs l'aimaient bien, les autres étudiants également, il était très populaire et d'après quelques filles, très charmant. Sur les cinq années, il n'avait jamais eu de notes inférieures à douze. Malheureusement pour lui, durant ce même laps de temps, ses parents étaient décédés l'un après l'autre. Cependant, cela ne l'affectait pas car il pensait que toute vie a une fin et que nous ne pouvons rien y changer.
Après les vacances d'été de 1984, une entreprise connue dans le monde entier lui proposa le poste de directeur adjoint afin de remplacer, un an plus tard, son supérieur hiérarchique et de reprendre la "boite" sous son nom. En plus de la maison de ses parents en Bourgogne, il acheta une grande villa à Los Angeles, la ville où se trouvaient les locaux de son entreprise. Sa maison était somptueuse, peut être un peu trop pour un seul homme. Avant même l'année promise, il fut promu au poste de directeur suite au décès de son prédécesseur, une crise cardiaque dit-on.
Quatre ans plus tard, il rencontra l'amour de sa vie. Sonia Savirez était une ravissante jeune femme de 28 ans qui en plus d'être belle était très intelligente. L'année suivante, les médias annoncèrent la naissance de Fabien et deux ans plus tard, d'une petite Hélène. Afin de profiter de la vie de famille, Thomas déléguait beaucoup. Aucun problème ne survenait, les produits qu'ils créaient puis vendaient étaient toujours de grands succès.
Les années passaient, les enfants grandissaient et les parents vieillissaient. Thomas occupait toujours le même poste mais il déléguait encore plus car il devait choisir entre l'éducation de ses enfants et la gestion de son entreprise. Il vivait heureux jusqu'au jour où, trois ans plus tard, un concurrent fit son apparition sur le marché, le pire étant que sa clientèle s'agrandissait de jour en jour au dépend de celle de la Katard's company. Mais si Thomas avait atteint ce poste si rapidement, c'était parce qu'il croyait en lui. Il s'inquiéta donc plus pour son "adversaire" que pour lui-même.
En octobre 2006, la famille décidé de passer des vacances dans ce beau pays qu'est la France. Ce fut la première fois depuis le décès de ses parents que Thomas retournait dans cette maison à la campagne. Ils étaient arrivés le 14 et devaient repartir le 22. Durant la nuit du 16, le portable posé sur la table de chevet vibra tout en faisant un bruit désagréable. Même lors de ses vacances, il arrivait fréquemment que Thomas devait s'occuper des affaires de son entreprise. Il prit le portable à l'aveuglette, sortit de son lit puis se dirigea vers la cuisine : son interlocuteur était le directeur adjoint.
Quelques minutes passèrent puis il raccrocha, toujours aussi serein. Il posa son portable sur la table de la cuisine, retourna dans sa chambre, prit sa ceinture puis alla dans la salle à manger. L'acte qu'il allait faire fut raisonné, quelques secondes, mais c'était bien suffisant pour Thomas. Il monta sur une chaise, mit sa ceinture autour de son cou, l'accrocha à une fine poutre puis fit tomber le siège. Il venait d'apprendre que son concurrent qui obtenait maintenant une très grande part du marché avait racheté son entreprise.
Ce fut son premier échec mais aussi le dernier.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2473-Une-vie-d-exception.htm
Ta voix
Absolument belle
Ta voix ruisselle
Comme une lyre
Aux pluies de touche
Des doigts de tes mots
Absolument plus belle
Que les rires frêles
De la nuit soûle
Des silhouettes qui font semblant
De passer
Comme ton sourire funambules
Jure le vent
Le vent jure
Qu’il t’entend
Il l’emmène violer mon oui
Tremblant de plaisir
Gémissant sans voix
Ta voix et ce mai
Fanent les parapluies
Et même s’il pleuvait
Il serait doux
De se laisser baigner
Par les sons du ciel
Bénis de ta voix
Ta voix
Quand je rentre
Pour rattraper les matins
Me guide jusqu’à l’épuisement
De ce que je ne te dis pas
A. Manseur.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2471-Ta-voix.htm
Ce soir je convoque les mots
Cette nuit, l’amour portera ton nom…
Je te fais roi …
Je suis ta reine…
Je convoque les mots…
Pour qu’ils se penchent tout bas….
Te déclarant maître et seigneur…
Désinvolte que tu es…
Vois …. Je te mets à l’honneur …
Ce soir, mes cavaliers de cœur s’en vont…
Je convoque les mots…
Que soit ma volonté …
Que soit la tienne en la mienne,
Que le monde se fasse valet…
Ce soir je convoque les mots…
Qui de sabre, qui de sable,
Qui de vent, qui de tourment,
Qui de sens, qui d’indécence
Ils seront tous là…
Asservis esclaves à tes pieds…
Désinvolte que tu es …
Vois…je te mets à l’honneur…
Ce soir …je convoque les mots…
La sérénité est ce soir de mise,
Ta vanité n’est que partie remise
Tu m’écouteras et je te conterai…
Les mots, les scandales de ton silence…
Les gestes, les taches de ton essence…
Ce soir je convoque les mots…
Qui accusateur qui te fend !!!
Qui te pleure qui te défend…
Qui amer qui compassion…
Ce soir je convoque les mots…
Que tes élans tartares se répriment et se taisent
Le ciel est témoin, qu’à cela ne plaise
Mes mots sont à mes lèvres régiment
Traqueurs, hostiles, insidieux, ensorcelants
Ce soir je convoque les mots…
Ceux de ma tourmente, de ta déraison,
Ceux de mon cœur, de ta dérision
L’ombre d’un consentement ?????
Tu ne trouveras point !!!!
L’ombre d’un ressentiment ????
Mais encore moins…
Ce soir je convoque les mots…
Vois Désinvolte…
Je te mets à l’honneur…
Crédule, vaniteux, tu ne partiras point
Tu m’écouteras jusqu’à la fin
Ce soir…
Il n y a que toi et moi …
Ma raison sans tes raisons
La première lumière, les autres déperdition…
Désinvolte… chancelle
L’orage tonne déjà...
Yasmina
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2470-Ce-soir-je-convoque-les-mots.htm
Instigateur
Un demi-TGV ça te fait voyager !
Les vapeurs de l'alcool véhiculent dans ta tête
Puis le sang se réchauffe et tu te sens glisser
Basculer d'un vertige tu te prends une gaufrette !
Titubant dans la cour, crois devenir adulte !
Délivrant les remous pesant sur l'estomac
Si tu as une migraine ! C'est le corps qui éructe !
Gentiment rechercher à tâtons le sofa
Boire un Irish coffee à quoi cela sert-il ?
Apparaître démodé devant copains, copines
Penser à soi d'abord ou se montrer viril ?
Ou user sa santé en aimant sa bibine ?
Un jour face au Psyché, face à sa solitude
Se trouver désarmé et pour une goutte de trop
Finir par s'isoler, empli par l'amertume
Puis sur Autrui jeter ce qui est ton fardeau !
Yseult
15/05/06
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2468-Instigateur.htm
La lune lui tire la langue
La nuit à Givet
l'âme d'Aloysius Bertrand
se promène avec
des gnomes, quant à la lune
elle lui tire la langue
Quelle affaire! dit
une tourterelle turque
on nous interdit
l'entrée dans l'Europe alors
que je n'ai ni khôl ni voile!
Le vanneau huppé
sur un plateau telle
la tête de Jean-Baptiste
Fagnolle un des beaux
villages de Wallonie
sourit à la vie
une connerie mon pote
car il a son cimetière
Ah dis donc qu'on est
bien dans les bras de son lit
le dimanche sans
messe obligatoire, libre
d'y paresser à l'envi
Dis Jésus toi qui
connais tout, depuis mes fautes
y a-t-il prescription?
Un merle pour son
bec jaune aime le soleil
la pluie pour ses vers
car c'est un compositeur
ce chanteur noir de Harlem
Sophie me sourit
en dégrafant savamment
son chemisier blanc
tabernacle d'un seul Dieu
en deux personnes, prions
Midi
le troglodyte mignon
me souhaite bon appétit
Qu'attends-je mon ange?
ni tes beaux appas en transe
ni la transhumance
en mai de belle-maman
j'attends le chant du coucou
José
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2467-La-lune-lui-tire-la-langue.htm
Poètes
Pour un forum discours devenons troubadour
Osons plein de ressource une frivole course
Unis jour après jour nous lisant sans détour
Recomposons la source en posant lettre douce
Nous tisserons rêveur sans cesse la ferveur
Observant partageuse une phrase songeuse
Un sonnet prometteur s’écrit pour cet auteur
Spontanément glaneuse une plume est semeuse.
Venez d’un geste ouvrir, offrir vos mots plaisirs,
Ouvrage point de mire inspire pour séduire.
Utile aux vers soupirs la rime à réussir
Soudain voit se construire un joli texte à lire.
Ensuite stupéfait, le poème bienfait,
Tactile trop abstraite une balade distraite
Essai plus-que-parfait un pamphlet contre-fait,
Se glissent à tue tête en une aubade en fête.
Marie-Ange
Le 4 Mai 2008
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2465-Poetes.htm
Ce pont qui soulève ses jupons
Laisse apparaître un immense océan
Point d’îles, des craintes utiles
Points de vagues, un silence fragile
Les mouchoirs se retournent
Saluer les rêves immobiles
Le vent, un instant
Libère sa torpeur
Mitraille le lieu
Les départs infinis des beautés suprêmes
Ressuscitent les belles laideurs
Le regard s’agenouille devant le vide
Sa prière est vaine
Ce pont miraculé, rejoint l’horizon
Les pensées blessées finissent le voyage
Se figent éternellement
L’orage signe l’évènement
Il pleut partout
Même dans les trous de mémoire
Folle lumière se dérobe
Jette sa robe
Le crépuscule s’en empare
La voie du silence gracieux s’éloigne
Tous les chants s’étranglent
La nuit revient
Je redeviens futile
La scène se vide
Les larmes tombent
Les plaisirs mort-nés succombent ; vivants
Sur le pont des Homère chinois
Va, va, tu seras toujours là
Du bas d’une falaise
Tel un oiseau, étalé
Mouillé de mort
Je me souviendrai toujours de toi.
A.Manseur.
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2464-Le-pont-des-ailleurs.htm
La vie... c'est comme ça...
Te revoilà…
Plus le même…
Travaillé par la vie…
Je ne te reconnais pas…
Mais quand même…
C’est bien toi…
Sans cet air…
Sans tes airs…
Pourris d’autrefois…
Tu reviens…
Mais éteint…
Sans vie, sans éclat…
Est-ce pour moi que tu reviens ???
Qu’ai-je réussi aussi loin,
Que je n’ai pu faire prés de toi... ?!
Vois !!!
Je ne suis plus la même…
Moi non plus…
Un peu travaillée par la vie…
Je ne me reconnais plus…
Mais quand même…
C’est bien moi…
Sans mon cœur…
Sans ma confiance,
Ni mes espoirs…
D’autrefois…
Tout s’est éteint…
De l’amour à la haine…
Du reproche à la peine…
Mais …
Pas de veine !!!
Parfois la vie c’est comme ça…
Tortueuse et vaine…
…
…
Adieu …
Pensée du jour : 
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2462-La-vie-c-est-comme-ca.htm
Trépané de la dernière pluie
A Capri sous des cieux capricieux
Mai arrosé tant il avait plu ;
Elle, était jeune, j’étais pluvieux
Est-ce la raison que je lui plus ?
Elle était bel et bien seins au vent
Chemin dans la main en Ford Capri ;
J’ai tout lâché même le volant
Sans vous dévoiler ce qui m’a pris.
Plus la pluie plut et plus nous nous plûmes
Puis plume par plume on se pluma
Sans plumard convolant dans les plumes
Deux, oiseux rares , sans pyjama.
Que fit donc que cette plaie ait plu ?
Elle a plu vu que la pluie ça pleut ;
Elle m’a plu car j’en fus repu
La pluie non plu cachant le ciel bleu.
Vous dire ce qui m’attire d’elle :
Force aimant son corps qui me remplume,
Me rend flou sans vice ni rondelle
Ses seins s’écrient au bout de ma plume.
M’épanchant je tombe sur un bec
Qui cloue le mien d’un baiser copieux,
L’esprit de corps bien trempé, avec,
Temps de chien un tantinet plus vieux.
L’amour à vau l’eau ce que vaut l’âge
Parfum si volatil s’évapore ;
une âme en pennes sur son nuage
saute par-dessus le garde-corps.
JCE
06/06/06
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2461-Trepane-de-la-derniere-pluie.htm
L'étoile de trop
Le corps dans la toile et la tête en étoiles
je me suis mis à compter:
Au début c'était pour du beurre:
j'avais compté la belle, celle des miséreux
et compté un peu trop sur ma bonne
étoile.
Alors j'ai recompté, pour de bon, il y en avait
toujours une de trop!
Je me suis réinstallé à mon compte, il y avait toujours
cette étoile filant vers un ciel de mauvais coton noir:
Quel est donc ce ciel ingrat, accouchant d'une étoile
sans le moindre faire-part, le moindre signe astral.
Avant d'incriminer un quelconque dieu,
j'ai compté, recompté et recompté, vérifié, revérifié
tous mes livres de contes,
j'ai décompté ma belle et celle des miséreux,
décompté les trois étoiles sur ma bouteille de cognac
décompté les toiles de maîtres que je voyais dans le ciel,
il y avait toujours une étoile de trop;
une comme un énorme oiseau avec deux ailes et un gros nez,
alors je me suis dis qu'il y avait des gens dans le ciel
qui agitaient des mouchoirs blancs comme pour se rendre,
peut-être même que là, à l'intérieur de cette étoile tout en clins d'oeil,
un homme est amoureux qui compte les minutes
trop impatient d'atterrir pour s'écraser sur la bouche de sa bien-aimée;
voilà, je l'aperçois, il est si impatient qu'il ouvre une lourde porte
et se jette dans le vide, descend en piqué sur son étoile, sa proie.
Peut-être même que dans cet oiseau au gros nez, le pilote est amoureux,
qu'il a plus d'un tour dans son manche et un peu trop de plomb dans l'aile,
si impatient de poser sa carcasse rutilante qu'il en oublie de sortir le train;
oubliant que la mort n'est pas comme un pneu: nul ne peut en réchapper!
Oui ,la certitude est mienne, il y a de l'amour zèlé volant dans le ciel
et de l'amour au sol aussi, là, dans cette aérogare bondé
parmi ce flot de gens pressés, il y en a au moins une amoureuse,
je la cherche, je l'épie, je la trouve, voilà elle est debout devant l'immense vitre
elle a les yeux accrochés aux étoiles, les deux mains sur la vitre et le coeur noué,
elle ne sait pas encore que son amour est tombé du ciel, elle est sur un nuage,
elle ne sait pas encore qu'elle va devoir remballer ses baisers
et déclencher le plan orsec des larmes.
Je renonce à compter en me disant
qu'en amour il ne faut pas compter.
22/03/2005
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2460-l-etoile-de-trop.htm
Vestiges
Je m'amuse ici en ce terreau fertile
Jouant avec les mots, partageant mon plaisir
La phrase libertaire, le verbe bien viril
Je me gausse des vers, écoutant mon délire !
J'imagine un instant que me donnant asile
Les voleurs, les brigands, le matin aux aurores
Auraient craint pour leur vie sauf le divin Achille
Pensant qu'une sorcière leur donnerait la Mort...
Depuis ma base ancrée au fin fond de l'espace
J'observe le ballet des hommes nonchalants
Je souffle dans un verre, regardant ainsi les traces
Que laissent les images, les visages conquérants
Je songe alors aussi au tragique roman
Que la plage me conte et le vent me chantonne
Cet amour de la Vie qui fit couler le sang !
Et cette victoire ici ou les nuages moutonnent
Yseult
27/05/2004
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2457-Vestiges.htm
Un soir sans pudeur
Même de loin j’entends le son de tes pensées
Qui glissent en moi, paroles susurrées,
Sous l’étang des rêves je m’en vais m’évanouir
Et succomber au charme de mes brûlants désirs…
Sous ton regard je suis au supplice des sens
Toi qui es, de mes fantasmes, l’essence
Qui hante mes nuits et mes plaisirs solitaires
Quand je ferme les yeux, je vois ton corps offert…
M'en délecter serait mon voeu mais tu m'arrêtes,
Et l’impatience monte, dis, quand seras-tu prête ?
Parcourant ton corps frémissant du bout des doigts,
Moment de silence et je m'allonge sur toi…
Dans l'étreinte de tes bras j'éteins la lumière,
Et de tes lèvres s’échappe un soupir pervers….
Miguaël - Lucy
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2454-Un-soir-sans-pudeur.htm
A la recherche de l'inspiration
L’inspiration me manque, et je cherche ma muse
Tapie dans mon cerveau, vaste nid de poussière
Dans les coins oubliés de mon âme, elle s’amuse
Sa magie nécessaire la rend peu cavalière.
Il me semble la voir, d’une façon diffuse
Mais s’enfuit brusquement, de sa démarche fière
Rapide comme le vent, elle file comme une buse
Qui repère sa proie, au fond de la clairière.
Mon cerveau épuisé, que mon égérie use
Commence à se lasser du jeu de cette dernière
Aidant la réflexion, je me sers une suze
Pour penser au moyen de coincer la guerrière.
Calé dans mon fauteuil, j’élabore une ruse
Pour dénicher la belle, enfouie dans sa tanière
La maîtresse de mes mots, consciente qu’elle abuse
Emerge timidement, ménageant ses arrières
Et soudain tout prend forme, la muse un peu confuse
Honteuse et apeurée, craignant pour sa carrière
Remonte sur la scène et les flots de mots fusent
Mélangeant tous les temps, aujourd’hui et hier.
Le troubadour
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2452-A-la-recherche-de-l-inspiration.htm
Aux dires du muguet
On m’a dit de l’été, qu’il était à l’oiseau
Comme un nid, un berceau, une vie, un cerceau
On a dit de l’aimé qu’il était un puceau
À l’automne on dira qu’il avait fait si beau
Jamais on ne dira qu’a été son chemin
Jamais on ne saura si c’était son destin
Avait surpris son pas l’avait mi à sa main
Avait son cœur en la et ses yeux au refrain
En était le parfum aux dires du muguet
Captura cet instant pour en faire un secret
Dévoilant le moment où le sable a regret
De vouloir peu de temps pour aimer son reflet
Parvenu à deux vers de s’écrire avenir
Quand mouvance au passé a dicté d’en finir
On choisit ce qu’on est on se prend à le dire
En un mot que l’on sait celui que l’on étire
Je promets à l’issue d’être au bas de la plaine
Au lointain y’a un chant à l’étoffe de laine
Qui s’entend à des lieues sans écho à la scène
J’irai le raconter sans papier pour ma peine
On m’a dit de l’été, qu’il était à l’oiseau
Comme un nid, un berceau, une vie, un cerceau
On a dit de l’aimé qu’il était un puceau
À l’automne on dira qu’il avait fait si beau
Atouthasard
Message: http://regards-poetiques.clicforum.fr/t2451-Aux-dires-du-muguet.htm
Dernière mise à jour le 12/05/2008 à 04:18:09 GMT+02:00. Mise à jour toutes les 24 heures.