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Forum sur les films d'horreurs de séries B, Z et de genre.
http://zombie.xooit.fr
VINYAN
de Fabrice du Weltz
Avec Emmanuelle Béart, Rufus Sewell, Julie Dreyfus
Incapables d’accepter la perte de leur fils dans le Tsunami de 2005, Jeanne et Paul sont restés vivre en Thaïlande. S’accrochant désespérément au fait que son corps n’a pas été retrouvé, Jeanne s’est persuadée que son enfant a été kidnappé, dans le chaos qui suivit la catastrophe… qu’il est encore vivant. Paul est sceptique, mais ne peut pas briser le dernier espoir de sa femme. Le couple va alors embarquer dans une quête qui les plongera au fin fond de la jungle tropicale, au sein d’un royaume surnaturel où les morts ne sont jamais vraiment morts…
Pour ceux qui ont apprécié Calvaire, ce nouveau film de Fabrice de Welz est forcement un évènement à na pas rater au cinéma le 01 octobre 2008
Bande-Annonce
http://www.youtube.com/v/vp2Q76kH7oU
ou en meilleure qualité sur le site de dvdrama :
http://www.dvdrama.com/news-27588-vinyan-enfin-la-bande-annonce-.php

Message: http://zombie.xooit.fr/t329-VINYAN.htm
Année : 2001
Film Canadien, Réalisé par Maurice Devereaux
Acteurs : Neil Napier, Christopher Piggins, Sarah Joslyn Crowder, Carolina Pla, Sofia de Medeiros, Tony-Curtis Blondell, Kieran Keller, Jerry Sprio, Miho Taguchi
Durée : 1h39
Synopsis : Un jeu diabolique importé du Japon où l'un des six participants aura la chance de gagner des millions...s'il parvient à rester en vie!
Photos :
Celles ci dévoilent la fin !!
Mon avis : Ce Slashers est un film complètement barge ! J'ai complètement accroché au délire... ça m'a donné une envie de créer Slashers Story pour le proposer à TF1
Un scénario en béton, des acteurs jamais vus jusqu'a présent (enfin je ne les connaissais pas) et je trouve qu'ils s'en sortent plutôt bien ! Quelques scènes gore avec bien sur les moyens du bord ! Des slashers pas vraiment effrayants mais originaux : Le depeceur, Charlie et sa tronçonneuse et Le reverand ! Amen ! Un film qui ne fait pas peur mais bien fun qui m'a fait passer un très bon moment et que je vous conseille grandement !!!
Ma note : 9/10 !!!
Message: http://zombie.xooit.fr/t328-SLASHERS.htm
Suite au tournage du film de Juraj Jakubisko (Bathory), Julie Delpy avait mis de côté son propre scenario inspiré de la Comtesse.
Il semble donc que le projet soit de nouveau sur les rails, puisqu'une rumeur veut que le tournage ait débuté en février dernier à Berlin.
On retrouverait dans les rôles William Hurt, Daniel Brühl, Anamaria Marinca, Adriana Altaras, Sebastian Blomberg, Maria Simon, Katrin Pollitt, Anna Maria Mühe, Andre Hennkke, Nikolai Kinski... (soit tout plein d'inconnus).
On en apprend un peu plus ici :
http://www.intandemfilms.com/movies/the_countess.htm
... et ici :
http://www.hollywoodreporter.com/hr/content_display/film/news/e3i3877e2fce5…
Quelques photos (deux d'entres elles n'apparaissent pas, c'est pourquoi je vous renvoie sur ce site : http://www.celluloid-dreams.com/projects/post_production/countess/ ) - merci à Celtic de les avoir dénichées il y a quelques semaines :
Un petit trailer circule, mais rien de spécial pour qui a vu les photos ci-dessus, je vous le donne quand même :
http://www.youtube.com/v/JhUfUqvcNd8
Message: http://zombie.xooit.fr/t327-THE-COUNTESS.htm
The Spirit, très chouette comics du grand (que je considère personnellement comme un des maîtres du comics actuel et de la BD tout court) Will Eisner, crée en 1940 se voit adapté au cinéma pour une sortie en février 2009.
L'histoire est celle d'un jeune homme du nom de Denny Colt, détective privé et criminologue, présumé mort au tout début de la série. Bien évidemment, la chose est fausse (on apprendra ensuite que Colt a été maintenu en vie artificiellement par un Bad Guy du nom de Docteur Cobra). Peu après sa disparition, reprenant connaissance dans un cimetière, Colt profite de sa nouvelle vie et de son anonymat devenu obligatoire pour devenir le Spirit, justicier de Central City (mais pas que) aidé entre autres d'un policier sympa, Dolan - et sa fille, Ellen -, et d'un gamin noir et débrouillard du nom d'Ebony White. Les méchants le craignent, les femmes sont folles de lui, les chats l'adorent.
Dans cette oeuvre, toute une réminescence d'un pan de la littérature et des magazines pulp, avec savants fous, femmes fatales, histoires d'amour bizarres, flics complaisants, solitude et fantaisie à haute dose - les dessins de Eisner étant parfois - et volontairement - très drôles.
Un univers policier et presque caricatural, qui, même si elle n'est pas une de mes oeuvres essentielles, a marqué l'univers du Neuvième Art...
Un téléfilm avait été réalisée en je ne sais plus quelle année, qu'Eisner avait d'ailleurs détesté, et voilà qu'est annoncé que Frank Miller (LE Frank Miller et pas un autre) allait réaliser une nouvelle adaptation... même si Miller a réalisé quelques comics pour le héros de Eisner, au vu du style qu'il lui donne.... :
... Miller plie l'univers d'Eisner au sien (Sin City n'est pas loin), alors que ça devrait être le contraire. Même si dans le monde des comics, il est habituel de voir l'interchangeabilité des auteurs et illustrateurs, il est à noter que The Spirit ne "connut" qu'Eisner et Darwyn Cooke (dans un crossover avec Batman). Et même si Eisner considerait Miller comme son successeur potentiel après l'avoir pris sous son aile, et qu'il y a donc une légitimité professionnelle à voir Miller reprendre l'univers de Eisner, il est impossible de ne pas juger tout ceci un peu négativement.
Personnellement, je veux du Eisner, pas de Miller. Vraisemblablement, on aura du Miller.
Dans le rôle principal, Gabriel Macht, qui a Dieu merci un réel air de ressemblance avec celui qu'il incarne. Dans le rôle du méchant Octopus, Samuel L. Jackson (qu'on ne voyait jamais dans la BD, hormis ses gants), qui sera secondé par Scarlett Johansson dans le rôle de Silken Floss, sa pulpeuse secrétaire à l'intelligence acerée. Eva Mendes interpréte quant à elle Sand Saref, ancien amour du Spirit passé du mauvais côté de la barrière...
Quelques photos du tournage, où vous vous rendrez aisement compte de l'importance que le numérique aura :
Le site officiel :
http://www.mycityscreams.com/
Et le trailer :
http://www.youtube.com/v/j1F-97xJ33E
Message: http://zombie.xooit.fr/t326-THE-SPIRIT.htm
Année : 2002
Réalisateur : Brad Sykes
Acteurs : Lisa Jay, Karla Zamudio, Jeff Ryan, Tiffany Shepis, Ron Jeremy, Rhoda Jordan, David Kalamus
Durée : 81 minutes
VO sous titrée
Synopsis : Après avoir été contaminée par un dangereux virus alors qu'elle travaillé dans une usine de recherche médicale, une jemme femme se transforme en hideuse créature assoifée de sang... Plusieurs années plus tard, l'usine est totalement désaffectée. Un groupe de jeunes décident d'organiser une soirée à l'intérieur afin de fêter la fin de l'année scolaire. Mais la créature est toujours présente dans l'usine et elle a toujours soif de sang et de chair fraiche...La soirée se transforme rapidement en nuit de cauchemar...
Quelques photos :
Mon avis : Death factory est un film UNCUT MOVIES donc ce qui est synonyme de film bien gore /24/ J'avais un peu d'appréhension avant de visionner ce film car me suis dit que ça devait être une grosse série Z mais non pas du tout enfin... c'est quand même pas parfait loin de là ! Les acteurs ne sont pas top top mais bon j'ai déjà vu pire.... L'intrigue est facilement trouvable, j'avais deviné très vite le pourquoi du comment^^ Par contre ce qui m'a bien plu, le gore mais aussi la musique et l'angoisse qu'elle dégage... Par contre ils auraient pu faire un effort pour l'usine qui n'est pas très lugubre comme les jeunes le prétendent, on voit clairement que c'est un batiment aménagé pour le film -lol- enfin dans l'ensemble je n'ai pas été déçue en plus ça faisait longtemps que j'avais ce dvd tiré seulement en 1000 exemplaires .
Ma note : 6,5/10 !
Message: http://zombie.xooit.fr/t325-DEATH-FACTORY.htm
DEVIL GIRL FROM MARS
de David MacDonald (Grande-Bretagne 1954)
Avec : Patricia Laffan (the devil girl), Hugh McDermott, Hazel Court, Peter Reynolds, Adrienne Corri, Joseph Tomelty.
Une Martienne (Nyah), accompagnée d'un dangereux robot, arrive en soucoupe volante sur Terre. Elle investit une petite auberge, isolée au milieu de la lande écossaise, où se trouvent un journaliste, une jeune femme désillusionnée, un savant, un évadé de prison, et la propriétaire de l'établissement.

On connaît tous les gros classiques de SF de cette période (The thing from another world, War of the world, Forbidden Planète, La trilogie des Quatermass, etc...) mais il faut savoir que la période des années 50 a 70 a été très prolifique dans ce genre de films.....
Ainsi tout bon producteur se devait de faire son film de SF faisant appel a des réalisateurs peu connus voir même dénués de tout talent pour réaliser ces œuvres totalement improbables et rarement réussies.
Ainsi pour un classique comme Quatermass and the Pit, on eu droit a de formidables Robot Monster, Gog, Target Erth, Bowery Boys meet the Monster, Santa Claus Conquiert the Martiens et ce superbe Devil Girl from Mars.
Mais avant tout remettons les choses dans leur contexte. Les films de cette époques étaient traités sur un ton très sérieux créant parfois un décalage énorme entre le propos et les moyens mis a leur dispositions.
Traités de façon assez naïves ces histoires qui devaient provoquer le frisson dans l'audience, aujourd'hui parviennent a leur fin. Car face à ce film, on frissonne ...de plaisir.
Alors que les principales grosses productions US de SF mettant en avant une invasion venue de la planète rouge, Mars, était avant tout une parabole sur les risques d'une invasion communiste, ici ce film de part sa nationalité, Anglaise, s'aventure sur d'autres chemins.
Ici une Martienne toute de cuir vêtue (une sorte de Mme Marilyn Manson de face et de Dark Vador de dos !), représentante d'une société qui se meurt (car elle s'est débarrassée de tous ses mâles), accompagnée d'un dangereux robot (faut voir comment il s'en prend a un arbre pour s'en persuader !), arrive en soucoupe volante sur Terre armée de son pistolet laser pour emmener avec elle un homme de la Terre afin de servir d'étalon sur sa planète pour la repeupler en créant une race supérieure !
Nyah l'annonce dès la première rencontre avec les occupants de l'auberge sur un ton très solennel afin de dissiper le moindre doute ou interrogation !
Mais face au refus des quelques représentants masculins présents, elle encercle l'auberge d'un champ électrique invisible (c'est bien pratique ça quand le budget est minimal !) afin qu'ils ne puissent fuir !
Seul moyen pour nos héros de s'en sortir est qu'un des hommes accepte de partir vers Mars, se sacrifiant pour le bien de l'humanité (c'est pas moi qui l'ait inventé mais on nous le dit dans le film...).
Pour parvenir a ses fins la martienne possède de nombreux atouts (hormis son look de maîtresse SM, mais apparemment ça n'a aucun effet sur la gente masculine présente) tel le pouvoir d'invisibilité et un regard hypnotique pour tenter de subjuguer les humains mâles.
Mais sa plus belle arme est son robot destructeur Chanti au puissant rayon laser mortel (qui sort du sommet de sa tête ou trône un joli gyrophare).
Un formidable monstre, probable ancêtre extra-terrestre d'un distributeur de café (avec ses trois boutons sur la poitrine, café-chocolat- potage et une fente pour recueillir le breuvage sélectionné) dont sa démonstration de force (la fameuse scène de l'arbre désintégré !) terrifie nos prisonniers !
Evidemment un héros se décidera a accepter de suivre Nyah sur la planète rouge dans son vaisseau (très sympa comme vaisseau, bien, que très lent et dont la toute petite flammèche qui sort de celui-ci lors de son décollage annonce un voyage retour vraiment très très très long...) mais alors que l'on se dirige vers un final grandiose ou le véhicule interstellaire met un temps fou a s'éloigner...il explose ! (pourquoi ? probablement une surcharge de poids ou un court circuit du robot après que notre héros est désiré trop ardemment celui-ci plutôt que Nyah....).
Cela provoque la liesse de nos survivants qui, étant trop occupés a....ne rien faire, ne s'en rendent même pas compte et fort heureusement sont avertis par un coup de téléphone de dernière minute (juste avant le générique en fait !).
Voilà donc une production fauchée ayant deux décors (une auberge et un champ avec un arbre), quelques acteurs absolument incroyables par tant d'approximation et un scénario pas crédible une seule seconde !
Les effets spéciaux sont superbement kitch et bien foireux, malgré la présence d'un vaisseau original et d'un robot assez grotesque.
La réalisation est quasi-inexistante et la musique soit absente, soit répétitive.
Voila de vraies qualités donnant un bon petit nanar, drôle de bout en bout si on est sensible à ce genre de production !!!
Un petit extrait très violent presque insoutenable :
http://www.badmovies.org/multimedia/moviesl/devilgirl1.mpg

Message: http://zombie.xooit.fr/t324-DEVIL-GIRL-FROM-MARS.htm
BUG
de William Friedkin 2007
avec Ashley Judd, Harry Connick Jr, Lynn Collins, Michael Shannon, Brian F. O'Byrne, Luca Foggiano.
Agnès vit seule dans un motel désert. Elle est hantée par le souvenir de son enfant, kidnappé plusieurs années auparavant, et redoute la visite de son ex-mari, Jerry, un homme violent récemment sorti de prison. Dans cet univers coupé du monde, Agnès s'attache peu à peu à un vagabond excentrique, Peter. Leur relation tourne au cauchemar lorsqu'ils découvrent de mystérieux insectes capables de s'introduire sous la peau.
Ensemble, ils vont devoir découvrir s'il s'agit d'une folie partagée ou d'un secret d'Etat...
Bug est un film particulier (adaptation de la pièce « Bug » de Tracy Letts, jouée « off-Broadway » depuis 2004) qui nous parle de l'être humain dans ces nombreux doutes, craintes et déceptions. Mais de bien d'autres choses également....
Car avec ce film William Friedkin va loin, très loin dans sa démonstration de la déchéance humaine, impressionnant par instants, mais terriblement touchant finalement face à ces êtres perdus en quête de reconnaissance et d'affection.
Ici les personnages principaux ont tous un problème qui conditionne leur actions face à leur existence : une lesbienne voulant adopter, un ex-mari violent sortant de prison, un homme en cavale et une femme terrorisée par la nuit et sa solitude lui rappelant son enfant perdu.
Mais plutôt que d'en faire de simple victimes, détruites par la vie, le scénario nous offre le portrait de personnes en proie aux doutes et aux peurs de façon totalement réaliste et sans porter le moindre jugement sur leurs actes et leurs éventuelles conséquences....
Bien que Bug soit pour le moins un film singulier, mais parfaitement logique, tant la psychologie des personnages est développée.
D'ailleurs les 40 premières minutes du film ressemblent à un drame, exposant les personnages de façon plus que brillante. Mais doucement le film, grace à quelques détails disséminés au fil des dialogues, excellents également, semble prendre une nouvelle direction.
Dans cette première partie, les êtres sont confrontés à une certaine solitude, mais apprenant à s'accepter avec une certaine retenue.
Le premier instant du film qui viendra bouleverser l'ordre des choses est l'arrivée de l'ex-mari violent qui sera l'un des éléments déclencheur de la folie qui va s'emparer du film....
Car au départ on assiste à la rencontre de deux êtres méfiants et blessés par leur passé. Instant vraiment touchant, tant les acteurs et le
réalisateur réussissent à rester loin des clichés habituels, laissant le naturel agir. Ici chaque mot, regard ou geste à son importance.
Quand survient le moment du premier (et unique !) rapport sexuel entre nos deux personnages principaux, le film commence sa lente mutation.
L'acte en lui même est filmé de façon très intense et incroyablement troublant.
Ici le désir, le plaisir et la jouissance sont montrés par de très gros plans (poils des avant-bras bougeant sous le souffle d'un baiser, sueur aux bords des tétons des partenaires, salive entre deux bouches avides et affamées se séparant, etc...).
D'ailleurs cette optique pour le moins originale, nous offre le point de vue au plus près des corps, de l'épiderme de la peau, telle la vision de l'acte par un être très petit, un insecte....
Dès cet instant le film s'enfonce un peu plus profondément dans la paranoïa de son acteur principal, parfaitement et implacablement montrée, qui non seulement semble contaminer sa partenaire, mais nous aussi.
Les insectes semblent envahir progressivement la chambre bien que jamais on ne puisse en apercevoir un seul.
Mais là où le film est une bien belle réussite est la liberté que nous laisse le scénario quand à la réalité de cette invasion : tant que l'homme est le seul plongé dans cet enfer, le doute nous est encore permis. Mais quand la femme semble à son tour plonger vers cette folie, le doute reste tout de même présent dans nos esprit au travers d'une question : ses visions sont-elles réelles ou s'en persuade-t-elle seulement pour garder auprès d'elle cet homme dont la seule présence et ses attentions lui permettent de se sentir vivante ?
Un question qui ne nous lâche jamais grace a l'interprétation prodigieuse du couple.....
Car les acteurs sont tout simplement exceptionnels !
Si Harry Connick Jr et Lynn Collins sont vraiment très bons dans leurs rôles secondaires que dire de l'interprétation de Ashley Judd et Michael Shannon !
Ils sont incroyablement crédibles nous offrant un jeu tout en intensité, puissance, folie et finalement empli d'une solitude touchante.
Grace à eux le film ne dérape jamais dans la simplicité ou le ridicule mais gagne en crédibilité. Ils alignent une palette vraiment diversifiée de sentiments humains et nous impressionnent par leur justesse.
Etant donné le sujet, tout simplement un véritable exploit !
De plus on notera une grande liberté laissée aux acteurs dans leurs nombreux dialogues, car, ici où là, on note plusieurs hésitations et répétitions (en v.o. évidemment !) qui renforcent l'aspect "réel" du film....
La réalisation de Friedkin est parfaite en tout point : choix de ses cadres, temps accordé aux dialogues quasi incessant, lumières adaptée aux émotions exprimées, refus de la facilité en ne nous montrant jamais un seul insecte, libre choix qu'il nous laisse malgré les apparences parfois trompeuses et final d'une implacable logique.
Un tel film au sujet si intime aurait pu être mis en scène par un David Lynch ou un David Cronenberg, mais pour un résultat qui n'aurait pu atteindre un tel paroxysme.
La raison : l'obstination dont fait preuve William Friedkin à vouloir coller au plus près de la réalité quitte à choquer ou indisposer mais en n'employant aucun artifice, ni aucune métaphore, si ce n'est concernant la politique.
Car de façon latente on peut percevoir au travers de cette paranoïa extrême, le mal être américain depuis les terribles évènements du 11 septembre 2001. La méfiance d'un peuple pour son gouvernement et face à un ennemi invisible mais qui peut s'introduire en son sein afin d'administrer des blessures physiques mais également mentales....
Bug n'est certainement pas un film grand public mais pour ceux qui se laisseront entraîner dans cette paranoïa extrêmement contagieuse, le
plaisir sera au rendez-vous.
Si Cronenberg nous montre implacablement que notre ennemi le plus dangereux est dans l'intimité de notre corps, Friedkin lui nous prouve avec brio qu'il se trouve également dans nos esprits....


Message: http://zombie.xooit.fr/t323-BUG-2007.htm
HATCHET
De Adam Green (2006)
Avec Joel David Moore, Joleigh Fioreavanti, Kane Hodder, Tony Todd, Robert Englund
La légende raconte que Victor Crowley était un enfant difforme. Un soir d’halloween, d’autres bambins sont venus jeter des pétards devant sa maison. Par malheur le feu a pris. Le père de Victor qui était sorti, pris une hache et décida d’abattre la porte d’entrée… sans savoir que son fils était derrière.
Le père ne se remit jamais de la mort de son enfant. Il vécu reclus dans sa cabane durant les dix années suivantes, jusqu’à son trépas.
C’est à ce moment que l’histoire commence vraiment… car des gens disparaissent et si l’on s’approche assez de la fameuse maison, on peut entendre en pleine nuit Victor Crowley pleurant après la disparition de son père.
Bon voilà je viens de voir ce fameux HATCHET en version "uncut" et en V.O. sur un site de streaming.
Donc alléché par les divers avis trouvés sur le net et la petite phrase accolée a l'affiche, je m'attendais à un slasher digne successeur des THE BURNING, MY BLOODY VALENTINE, FRIDAY THE 13th et consort....avec en plus une grosse dose de gore.
Finalement, je suis très déçu par ce film qui malgré ses apparences de gros slashers bourrin est très éloigné de ce qui faisait la particularité de ses aînés des 80".
Pour ce qui est du gore, aucun doute la-dessus, ce film possède des meurtres très très gores. Le tueur est vraiment brutal mais sa seule originalité est qu'il n'est pas masqué ! Parce que si Jason où le tueur de The Burning (Carnage) se baladaient a visage découvert, ils ressembleraient sûrement a ce Victor Crowley mais ne seraient probablement pas des icônes du genre !
L'humour est très présent et totalement assumé...pourquoi pas, mais où est le rapport avec les vieux slashers ?
Car une des particularité des vieux slashers était justement la quasi absence d'humour (volontaire et non à une réaction au ridicule découlant du jeu des acteurs ou de certaines situations), car ces films avaient pour but d'effrayer ou tout du moins d'inquiéter.
Le fait que le tueur portait un masque le rendait vraiment terrifiant et laissait planer le doute sur son identité ou du moins sur son faciès (évidemment les suites ne pouvaient plus produire le même effet !).
Ici le tueur est impressionnant par sa corpulence (normal c'est Kane Holder notre vieux Jason qui s'y colle !) et par sa bestialité. Mais le fait d'agir à visage découvert (une fois l'effet de surprise passé) le rapproche plus des mutants de La Colline a des Yeux ou Détour Mortel que d'un vrai personnage d'un slasher classique.
Du coup entre des meurtres terriblement gore et de nombreux gags qui sont vraiment drôles, on se rapproche nettement plus d'un RE-ANIMATOR que d'un THE PROWLER (Rosemary's Killer) par l'ambiance!
Ici pas vraiment de tension car dès qu'elle parvient a s'installer, elle est rapidement désamorcée par, soit un bon gag (à ce sujet l'acteur noir dont je ne connais pas le nom est excellent !!!) soit par les meurtres tellement gore et exagérés qu'on finit par en rire....
Le seul rapprochement entre ce film et ses glorieux prédécesseurs est tout simplement le fait qu'il s'inspire (voir copie littéralement par instant) Friday the 13th ou The Burning.
Mais ces ressemblances ne suffisent pas à en faire un film "old school" mais tout simplement un mix entre slasher/gore et comédie.
La réalisation est plutôt correcte sans non plus révolutionner quoi que ce soit et la mise en scène des meurtres est plutôt réussie. On notera que l'arrivée du tueur est souvent précédé d'une longue plainte inquiétante qui lui donne un côté fantomatique assez réussi.
Les décors de la Nouvelle-Orléans et du Bayou sont ici assez bien exploités mais ne parviennent pas a être réellement inquiétant faute aux gags émis par nos personnages perdus sur le terrain de chasse de Victor Crowley.
Un très bon point par contre pour le film, ce sont ses jeunes acteurs qui n'en font pas des tonnes et sont très crédibles voir même attachants. Ce qui est rare pour un slasher mais comme HATCHET n'en n'est pas vraiment un, cela explique cette performance. A noter que Tony Todd et Robert Englund ne font qu'une très brève apparition au début du film.
Le film contient de nombreux moments drôles fort réussis qui, malgré le fait qu'ils enlèvent souvent le climat oppressant qui se préparait, apportent une réelle originalité au métrage.
Evidemment les meurtres terriblement gore sont les gros points fort du film. Victor Crowley ne tue pas ses victimes d'un simple coup de hache mais tant qu'a faire en assène une bonne dizaine. De même quand il tue une victime avec une pelle, il ne se contente pas de le décapiter, mais au préalable il lui sectionne un pied afin de se faciliter le travail. Il massacre, broie, dépèce littéralement ses victimes !
Les effets sont très réussis et plutôt nombreux. Mais encore une fois, le fait d'insister lourdement sur ces mises a mort (gros plans, longueur des scènes, etc...) enlèvent en grande partie la tension qui pointait son nez, provoquant plutôt le rire et l'amusement.
Ce qui n'est jamais le cas dans les slashers dont ce film se veut le digne successeur !
Au final HATCHET est un film qui ravira probablement les amateurs de gore et de films d'horreur en général sans aucune difficulté mais ne contentera sûrement pas les fans des slashers des années "80.

Message: http://zombie.xooit.fr/t322-HATCHET.htm
LA MAISON AUX FENETRES QUI RIENT
(La Casa dalle Finestre che Ridono / The House with Laughing Windows)
de Pupi Avati 1976
avec Lino Capolicchio, Francesca Marciano, Gianni Cavina, Giulio Pizzirani, Vanna Busoni, Andrea Mateuzzi, Bob Tonelli, Pietro Brambilla, Ferdinando Orlandi, Ines Ciaschetti
Stefano, un jeune artiste peintre, arrive à Palerme, une petite ville du sud de l’Italie, afin de restaurer une fresque ornant l’intérieur d’une église. Dès son arrivée, il se voit détourné de son travail par des coups de fils anonymes, le prêtre ou encore un ami qui lui raconte l’histoire horrible de Bouno Legnani, l’auteur de cette peinture murale, une représentation très réaliste des souffrances de Saint Sébastien.
Lorsqu’il sera mis à la porte de son auberge pour cause d’un manque de place, Stefano se voit installé dans une étrange demeure habitée par une vieille femme paralysée et des bruits inexplicables.
Dès le début le ton du film est donné.
Un homme suspendu par ses poignets est lacéré sur tout son corps par deux tortionnaires sans nous dévoiler leur identité.
Une scène intense, filmée simplement comme une peinture mais avec brio et où les cris de la victime se mêlent à une petit musique inappropriée à l'horreur et l'intensité de la scène.....
En quelques minutes Pupi Avati sans aucun artifice autre que la colométrie particulière nous place dans un contexte particulier où la souffrance semble être une des composantes de la création artistique.
D'ailleurs une voix off vient renforcer cet étrange sentiment de malaise et de contemplation :
" I colori, colano delle mie vene. Sono così morbide, i miei colori, così morbide..." (Les couleurs, elles coulent de mes veines. Elles sont si douces, mes couleurs, si douces…)
Le film de Pupi Avati ensuite dévie étrangement de ce départ marquant mais sans jamais nous ôter les sensations ressenties
En suivant l'enquête de cet homme découvrant peu à peu l'origine de ce tableau peint par Legnani, surnommé "le peintre de l'agonie" et l'histoire qui y est rattachée, il nous plonge dans le monde de ses paysans italiens, vivant presque en totale autarcie et dont les mœurs peuvent parfois sembler suspectes. Ils semblent tous connaître un secret douloureux qu'ils protègent quitte à se débarrasser des brebis galeuses ayant la langue trop pendue...
Un vrai film atmosphérique, s'approchant parfois de certains Bava (Opération Peur) ou de Fulci (La Longue Nuit de l'Exorcisme), ou l'impression dérangeante du début ne nous quitte pas, sans pour autant que le film regorge de scènes sanglantes (même si d'autres meurtres sont bien présents mais très peu démonstratifs).
Ici les images, les sons, les lieux semblent être emprunts d'un sentiment de mélancolie et de mort. L'univers macabre des meilleurs films italiens est de mise jusqu'à son final où enfin on découvre la vérité. Mais pourtant par la maîtrise et le talent du réalisateur, on ne s'ennuie jamais, tant l'enquête est amenée de façon intelligente et malgré le fait qu'elle se rattache terriblement à celles présentes dans de nombreux giallo.
Mais le climat oppressant et très prenant le distingue de bon nombre de ses confrères....
Pupi Avati semble filmer ces scènes comme dans un rêve ou en tout cas dans un univers quelque peu différent. Les décors, la lumière et une fois encore les sons renforcent considérablement cette impression !
Il réussit à créer une tension palpable grace à un formidable jeu de lumière et d'obscurité ou l'homme partiellement éclairé affronte une pénombre menaçante d'où émane d'étranges bruits....
D'ailleurs avec la justesse et l'agencement de ces décors, le film semble composé de nombreux tableaux (souvent baroques ou des natures mortes) contrastant avec ceux du peintre Legnani (viscéraux, charnels et dérangeants).
De plus dans l'ensemble les acteurs sont plutôt bons, en tout cas assez convaincants pour ne pas gâcher certaines révélations et scènes cruciales pour le développement de l'histoire, bien que certains dialogues ne sont pas franchement réussis.
Lino Capolicchio dans son rôle de jeune artiste réparant les œuvres abîmées par le temps menant cette enquête macabre est parfait mêlant candeur et profondeur jusqu'au final vraiment très surprenant.
La Maison aux Fenêtres qui Rient est un film précieux et particulier, qui mérite à mes yeux de figurer aux côtés des plus belles réussites des Bava, Fulci et Argento.
Un film, dont le réalisateur, Pupi Avati, a su magnifiquement créer une atmosphère oppressante et macabre, aux confins des giallos et des films plus traditionnel de fantôme, mais non pas au niveau des codes mais dans le visuel et le ressenti que nous offre son œuvre !
Une horreur sensitive et psychologique qui ne peut laisser indifférent les amateurs de ce genre cinéma !

Message: http://zombie.xooit.fr/t321-LA-MAISON-AUX-FENETRES-QUI-RIENT.htm
EDMOND
de Stuart Gordon 2005
Avec: William H. Macy, Julia Stiles, Joe Mantegna, Rebecca Pidgeon, Bai Ling, Jeffrey Combs, Denise Richards, Mena Suvari, Jack Wallace, Michael Calder.
Edmond (William H. Macy) est un homme sans envergure menant une vie banale et qui n’a jamais contesté l’autorité. Un soir, en revenant du travail, il décide de s’arrêter pour voir une diseuse de bonne aventure. Cette dernière lui répond qu’il n’est pas à sa place.
Cette simple phrase résonne dans l'esprit d'Edmond comme une terrible prise de conscience : et si c'était vrai ? et si une vie nouvelle l'attendait loin de son confort bourgeois ?
Edmond décide de faire le grand saut et quitte sa femme en lui déclarant froidement qu'il ne l'aime plus. Se sentant enfin libre, il plonge dans l'inconnu : il erre dans les quartiers mal famés de la ville et découvre le marché du sexe…
Mais il n'a pas compris qu'il s'aventurait dans un monde dont il ignore les règles - un monde brutal dont on ressort pas indemne. Edmond n'a toujours pas trouvé sa place - si ce n'est une place en enfer…
Edmond est un film brutal. Tant par son aspect artistique que par le message qu'il nous assène sans la moindre finesse. Une œuvre très différente de ce que Stuart Gordon avait pour habitude de nous offrir !
Ici pas de monstre, de scène outrageusement gores et encore moins de second degrés. Juste une implacable réalité, froide et imparable qui décompose un a un les espoirs que les chimères de la vie quotidienne érigent en forteresse pour protéger nos esprits trop formatés, souvent malgré nos plus profondes aspirations.
Quand tous les repères s'effacent, que l'étroite frontière de la moralité s'estompe, il ne reste plus rien, on se retrouve absolument seul face a ses craintes, ses peurs et ses tabous !
Stuart Gordon, grace a une mise en scène terriblement efficace, colle au corps de son personnage et nous plonge a ses cotés dans un univers glacé ou les sentiments non plus la moindre valeur, ou chaque minute passée dans un NY insalubre et inquiétant nous rapproche d'un final inéluctable.
Le film possède une certaine élégance et une tension indéniable surtout après la rencontre de Edmond et de la jeune serveuse.
La musique discrète colle parfaitement a l'ambiance nocturne et presque irréelle, contraste bien maîtrisé en réaction au monde ultra-réaliste que nous dépeint le réalisateur.
La photographie rend crédible et renforce le sentiment de mal être que nous communique le personnage principal.
William H. Macy réussit haut la main a rendre parfaitement crédible son rôle de désabusé qui peu a peu s'enfonce dans une logique, très bien décrite par sa philosophie totalement décalée mais intéressante, d'où aucun échappatoire n'est possible. Il joue brillamment sans jamais tomber dans la surenchère ni dans une certaine outrance qui aurait décrédibilisé le film. Un bel exploit d'équilibriste qui éclipse quelques peu les autres acteurs, bon au demeurant.
"Lorsque nous craignons quelque chose, c'est que, selon moi, nous le désirons. Que ce soit la mort ou un cambriolage." telle est la leçon implacable que sa nuit particulière a inculquée a Edmond...
Nous pouvons facilement nous identifier à Edmond car nous partageons ses peurs. Meme si les nôtres peuvent sembler différentes, elles agissent de la même manière sur nos vies et nos choix.
Edmond décide de faire face à sa peur (des Noirs, des homosexuels et des femmes) jusqu'à ce que ses angoisses se changent en désir pour donner un sens ou tout du moins une logique a sa nouvelle existence...
Le film s'achève brutalement sur une image dérangeante ou tout du moins troublante....
Derrière chaque peur se cache un désir ?
Message: http://zombie.xooit.fr/t320-EDMOND.htm
SCREAM
de Wes Craven 1996
avec Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox, Rose McGowan, Skeet Ulrich, Drew Barrymore, Matthew Lillard, Liev Schreiber, W. Earl Brown, Jamie Kennedy.
Casey Becker, une adolescente, est seule dans la maison familiale. Elle s'apprête à regarder un film d'horreur, mais le téléphone sonne. Au bout du fil, un serial killer la malmène, et la force à jouer à un jeu terrible : si elle répond mal à ses questions portant sur les films d'horreur, celui-ci tuera son copain...
Sidney Prescott sait qu'elle est l'une des victimes potentielles du tueur de Woodsboro. Celle-ci ne sait plus à qui faire confiance. Entre Billy, son petit ami, sa meilleure amie Tatum et son frère Dewey, ses copains de classe Stuart et Randy, la journaliste arriviste Gale Weathers et son cameraman Kenny qui traînent tout le temps dans les parages et son père toujours absent, qui se cache derrière le masque du tueur ?
On peut comprendre que lors du premier visionnement le film accroche. Le suspens est bien mené, certaines scènes très bien ficelées et diablement efficaces (le coup du décalage vidéo entre la camionnette et ce qui se passe dans la maison).
Wes Craven sait tenir une caméra et raconter efficacement une histoire et le twist final plutôt bien amené et surprenant (mais qui part sa durée et ses rebondissements me fait penser à une fin Scoobidoo !). Aucun doute notre bonhomme n'est pas un novice et cela se sent indéniablement.
Sur la forme on peut se laisser convaincre par le film et sa lecture très simpliste du slasher apparaissant assez clairement......mais en revisionnant le métrage et en tentant une analyse concernant le fond, le résultat est très différent.
Non Scream n'est pas un film hommage, certainement pas un film qui impose de nouveaux codes au genre et encore moins une analyse "honnête" sur le "Slasher".......loin de là !
Quand Wes Craven lance son Scream sur les écrans du monde entier, le genre auquel il s'apparente, le slasher"urbain" est mort depuis une décennie. Lancé par le Black Christmas de Bob Clark en 1974, élevé au rang de chef d'œuvre par le Halloween de Carpenter (même si ce dernier transgresse allègrement les codes du genre), en ces années 90, sur les écrans le slasher est porté disparu !
Arrive donc le tandem Craven/Williamson pour relancer ce phénomène ayant eu un grand succès aux Etats-Unis principalement dans les années 80. Mais pourtant son film n'est pas à proprement parler un vrai "slasher" mais plus une analyse de ce genre.....
Mais pour que ce point de vue soit recevable, surtout lorsqu'il s'agit d'analyser de la sorte, il faut au moins réunir certaines conditions que manifestement Wes Craven n'a pas : aimer le genre et connaître son sujet.
Craven, a l'inverse d'un Carpenter, d'un Romero ou d'un Cronenberg, n'aime pas le genre qui a pourtant fait sa popularité. Il fait des films fantastiques pour gagner de l'argent en espérant avoir droit de réaliser de vrais films (2 depuis sa période Scream), et ne s'en est jamais caché, surtout aujourd'hui avec son nouveau rôle de producteur sur les remakes de ses propres films, ce qui correspond finalement mieux à sa véritable personnalité.
De plus Wes Craven n'hésite pas à faire de nombreux clins d'œil à sa propre filmographie (dès le début nous avons droit a une discussion téléphonique parlant du premier Freddy et de son personnage avec pour conclusion que le tueur aime ce film et que les suites sont nulles !!!) démontrant le manque de modestie de ce monsieur et pire, sous couvert d'hommage, nous parle du Halloween de Carpenter en réduisant Michael Myers à un tueur avec un masque blanc pourchassant des baby-sitters ! En deux minutes le vrai visage de Craven apparaît. Celui d'un homme aigri par ses déconvenues durant les années 80 et son incapacité à sortir d'un genre où il est enfermé et qu'il n'aime absolument pas.....
Un réalisateur n'hésitant pas à rabaisser certains de ses collègues et avec un cynisme plus qu'évident à ridiculiser le genre, en détournant les codes et surtout en ne relevant que les aspects négatifs, réduisant le slasher à celui de simple distraction amusante, n'ayant aucun fond et encore moins d'originalité.
Mais Craven n'est pas idiot, il connaît parfaitement le milieu et de façon adroite évite d'affronter la critique. Pour ce faire il va réussir à faire adhérer à son point de vue la masse d'adolescents américains, friands de films d'horreur mais n'ayant pas connu la vague des slashers des années 80 sauf par le biais de la vidéo ou de la télévision, et hors du contexte de l'époque !
Pour ce faire, il va réunir un casting quasi-exclusivement choisi dans le vivier des séries TV dont les jeunes suivent assidûment le déroulement quotidiennement et va adopter le regard, non pas celui du vrai fan de genre, capable de prendre un certain recul et d'analyse, mais celui des ces jeunes se marrant devant les meurtres des slashers ! (le rôle du jeune protagoniste connaissant tout sur le genre est sur ce point révélateur).
D'ailleurs Scream est un produit formaté pour les adolescents, ne leur parlant que d'eux (mais de façon superficielle), jamais transgressif et le plus regrettable se moquant des films qui ont compté dans l'histoire de ce genre. Wes Craven devient l'ami des "jeuns" et plus généralement de la bonne morale conservatrice américaine, reniant tout un pan de son histoire où en rebelle il réussissait à traumatiser le grand public avec ses premiers films......
Du coup l'adhésion se fait aisément, prenant au premier degré la mise en abîme du genre orchestrée par le duo Craven/Williamson, redéfinissant le genre avec un cynisme et un irrespect total, ne pouvant qu'écœurer tout fan du genre, surtout ceux qui ont connu la période des vrais slashers !
N'en déplaise à certains, mais Scream n'est pas un vrai slasher, car contrairement à ce que nous montre le duo C/W, ce genre est très codifié mais pas seulement sur l'aspect simpliste de ces futures victimes. Deux choses sont primordiales pour réussir un vrai slasher : les scènes de mise à mort et le meurtre en lui-même et surtout un tueur crédible et effrayant ayant subi un traumatisme grave lui donnant une raison pour commettre ses meurtres. Et sur ces deux points Scream est un échec total ! Son tueur n'est absolument pas impressionnant, d'une maladresse désespérante et pire ses meurtres ne sont dictés que par vengeance mais de façon réfléchie bien que totalement illogique. Ces meurtres sont l'accomplissement de deux imbéciles voulant jouer à "tuer" avec pour motif une simple vengeance pour l'un et une apparente débilité pour l'autre!Comment ne pas trouver le final de ce film totalement en contradiction avec ce que veut nous imposer son réalisateur. Non seulement son tueur n'effraie pas, mais en plus il n'agit pas seul, mais avec un complice ! Totalement à l'opposé de ce que nous offre n'importe quel slasher même de mauvaise qualité !
De plus les meurtres, même sanglants, ne sont jamais précédés de véritable moment de tension et encore moins d'une ambiance malsaine. Tout est très propre, très programmé et tellement illogique par moment.
Rien que concernant le premier meurtre du film, on se demande quand la victime va débrancher le téléphone ou appeler de l'aide (la police par exemple). L'apparition du tueur avec son masque amusant est terriblement mal orchestrée et le fait de le voir courir partout avec son déguisement d'Halloween dans la maison nous donne vraiment l'impression qu'il s'agit d'un simple jeu, d'une farce !
Scream est un film totalement intégré dans le système Hollywoodien. Il a été produit par les frères Weinstein, dans un but clairement pécunier (comme la majorité des films) et sur ce coup on peut tranquillement dire que l'offre et la demande ont été intelligemment estimées, faisant de Scream un formidable travail de marketing avant tout. Car contrairement à, beaucoup de films, ici les producteurs et le réalisateur sont sur la même longueur d'onde au détriment de l'œuvre elle même dont la sincérité "artistique" fait cruellement défaut.
Car au final Wes Craven se pose ici en donneur de leçon, prenant à parti toute une page de l'histoire du genre et ses fans, s'appuyant sur les connaissances (ou non-connaissances pour être plus juste !) d'un nouveau public friand de films horrifiques, n'hésitant pas à faire preuve d'une suffisance gerbante jusqu'à se donner une importance qu'il n'a pas et surtout en voulant clairement nous expliquer que "son" cinéma est tellement mieux et bien plus "intelligent" que celui de certains de ses collègues.
A vouloir paraître intelligent pour obtenir une légitimité cinématographique, il oublie l'expérience viscérale que doit être le cinéma horrifique, et qu'il n'a jamais réussi à retranscrire sur pellicule depuis son premier Freddy......Cursed viendra confirmer le talent actuel de ce monsieur !

Message: http://zombie.xooit.fr/t319-Scream.htm
(Willard)
De Glen Morgan (2003)
Avec : Crispin Glover (Willard Styles), R. Lee Ermey (Frank Martin), Laura Harring (Cathryn), Jackie Burrhougs (Henrietta Stiles)...
Pays : Etats-Unis.
Scénario : Glen Morgan, d'après le livre Ratman's notebook de Stephen Gilbert.
Willard Stiles, jeune homme solitaire et asocial, se découvre un soir une étrange connection avec les rats qui habitent sa cave. Il les utilise bientôt pour se venger de ceux qui l'entourent.
(Pardon, mais certaines images ne s'affichent pas correctement, j'ai donc été obligée d'en ôter quelques unes.)
Willard est un film de Glen Morgan, réalisé en 2003, un film que l'on qualifie trop hâtivement de série B. Basé sur le roman de Stephen Gilbert, Ratman's Notebook, ce conte noir a déjà été adapté au cinéma en 1971. Une suite, Ben fut réalisée en 1972.
Willard, donc. Willard est un jeune homme qui vit dans une petite ville canadienne, dans une grande maison de style victorien.
Dans cette belle maison sombre, des fantômes. Celui de son père, decedé. Celui de sa mère, diminuée, qui entretient plus de ressemblances avec une momie qu'avec une mère aimante.
Parmi ces ombres trop grandes, trop présentes, Willard erre.
Willard est timide, voire timoré. Willard semble impermeable à tout ce qui l'entoure. Jamais un mot de trop. Même devant sa mère, dont il subit les cris, les moqueries, les crises terrifiantes de cette femme qui plonge peu à peu dans la folie.
Willard n'a aucun ami.
En sortant de sa demeure, tout de noir vêtu, comme issu d'une autre époque, il change de bourreau, en devenant le souffre-douleur de son patron, Frank Martin, ami de son père dont il a repris l'entreprise. D'ailleurs, si il le garde, c'est uniquement en sa mémoire, car Willard est, lui, un incompetent, un faible, sans aucune des qualités de son defunt père.
Ainsi se resume la vie monotone de Willard. Un aller-retour entre l'Enfer du travail et l'Enfer familial. Et Willard se tait, Willard se couche seul, Willard regarde le sol, Willard ne fait même pas attention aux gens qui l'entoure, pas même à la ravissante Cathryn, qui lui tend la main. Mais de toutes façons, Willard a oublié comment on faisait. Ce monde n'est plus le sien depuis longtemps.
Dans sa grande maison, Willard entend souvent des bruits. C'est peut-être le bois qui craque, cette maison est si vieille. C'est lorsqu'un soir, il entend les hurlements de sa mère, qu'il comprend que la cave, qu'il ne visite jamais, est infestée de rats. C'est toujours aussi apathique qu'il se rend en ville pour acheter de quoi tuer les petites bêtes.
Le soir suivant, Willard attend. Il a deposé, partout dans la cave, des papiers collants. A la lueur d'une bougie, il s'y rend pour voir si ses pièges ont fonctioné. Un petit couinement deseperé lui fait comprendre que oui, et Willard esquisse un sourire. Enfin, quelque chose, aussi infime soit-elle, s'est soldée par sa reussite. Mais le sourire s'efface quand il voit qu'à la place du rat se trouve une minuscule souris blanche.
Willard l'observe. Quelque chose qui nous sera inconnu l'émeut. Il sort de sa torpeur et ammène la petite souris avec lui pour la liberer, à l'abri dans la salle de bains. Willard est doux, Willard lui parle pour la rassurer. Puis la laisse libre dans la cave. Mais la petite souris le suit, grimpe sur son bras et se poste fièrement sur son épaule.
Ce tout petit geste est un detonateur. Pour la première fois de sa vie, un être, même si ce n'est qu'une souris, ne le fuit pas. Recherche sa compagnie. Willard l'emmène dans sa chambre, son antre que nul à part ses parents n'a visitée. Parce que ce petit animal l'a choisi, Willard lui promet, sanglotant, qu'il sera son ami, son meilleur ami, et qu'il ne laissera personne lui faire du mal. Alors qu'elle s'endort au creux de sa main, Willard lui donne un nom. Elle s'appellera désormais Socrate.
Bientôt, le jeune homme retourne à la cave, en compagnie de Socrate. Etrangement, à son arrivée, les rats sortent. Des rats dont le regard semble unique, un regard entièrement tourné vers lui. Willard prend l'habitude de s'y rendre. Là, il laisse pour la première fois libre cours à sa colère, à ses ressentiments. Mais quelque chose a changé : il se rend compte que les rats l'ecoutent, mais surtout lui obeissent. Il le sait desormais : à leurs yeux, il est important. Il existe. Il est quelqu'un. Et ce pouvoir particulier, Willard va desormais s'en servir.
Des petites vengeances anodines, comme crever les pneus de la voiture de son patron, la prunelle de ses yeux, son signe exterieur de richesse. Tout serait si merveilleux, si il n'y avait pas cet énorme rat aux yeux rouges, qui inquiète Willard. Un rat qu'il surnomme Ben. Et Ben, lui, veut être ami avec Willard. Peut-être même veut-il prendre la place du tranquille Socrate. Et le rat s'immisce de plus en plus dans l'espace dejà réduit de Willard.
Willard est d'abord un film de 1971 - et dont je peux moins parler, ne l'ayant pas revu depuis longtemps. Basé sur le roman Ratman's notebook de Stephen Gilbert, ce film, que l'on ne peut pas vraiment qualifier de remake, beneficie de la présence hallucinée du génial Crispin Glover (dont les propres névroses sont réelles). Bruce Davison, le Willard de la première version, comme un leg, devient le père absent, dont le portrait figure à l'entrée de la maison, en forme de clin d'oeil.
Si la version de 1971 est clairement ancrée dans les années 70, le remake se veut plus intemporel, avec une ambiance morbide. Ces films sont malheureusements designés comme de simples petits films de série B, sympathiques en soi, mais déconsiderés.
D'ailleurs, rares sont ceux à pouvoir les classer. Films d'horreur ? Film psychologique? Tragi-comédie ?
Pourtant, Willard est un vrai conte noir et déviant. Mais aussi jubilatoire. Willard, le personnage, n'est rien. Les gens agissent avec lui comme s'il etait inodore, sans réelle presence. Son manque de volonté, sa façon d'attirer la pitié lorsqu'il se retrouve en état de faiblesse, n'arrange evidemment rien à l'affaire. Le monde entier semble lui pointer du doigt son père, idéal masculin, dont la peinture trône à l'entrée de la maison. Idéal, le jeune homme le sait parfaitement, qu'il ne pourra jamais atteindre. Willard donne des noms aux rats qui l'accompagnent, car son nom est la seule identité qu'il possède. Ce prenom, si important, il est pourtant aisé de l'en deposseder, et de ne faire de lui qu'une presence fantômatique, amputé de tout libre-arbitres , comme sa mère, qui réduit la vie minable de son fils à ce prénom, qu'elle a pourtant choisi à sa naissance, et decide soudain de l'appeler Clark. C'est un prénom tellement plus viril...
Le jeune homme ne peut échapper à son passé, à sa famille, à cette mère castratrice.
L'Amour n'est nulle part dans cette maison impersonnelle en dépit de sa grande beauté. Le tragique l'accompagne... quand sa mère l'appelle la première fois, Willard sourit timidement, comme un petit garçon. Quand elle lui tend les bras, ce sourire s'illumine : il a toujours la naiveté de croire, à trente ans, que sa mère lui ouvre les bras pour l'etreindre. Et quand ce sont des mots durs qu'il recoit, Willard ne peut que pleurer, en silence.
Aussi, cet être sans avis, malmené, trouvera quelque chose de beau , de solide, dans la présence de cette petite boule blanche qu'est Socrate. Ce petit animal va lui manifester de l'amour, de l'intêret. Une relation quasi fusionelle s'instaure entre ces deux êtres.
A son contact, Willard reapprend. Il réapprend le contact physique, il apprend l'amour, il apprend l'amitié. Et comme dans tous contes, cette relation est chargée de metaphores : Socrate est le coté doux, aimant de Willard. Son bon coté.
Quand Willard pense pour la première fois à l'idée de vengeance, à se dire qu'il est quelqu'un, qu'il a un amour propre, Ben fait son apparition.
Ben est le Diable. Caché,difficilement visible tant sa fourrure sombre le fond dans l'ombre. Dans cette ombre, deux grands yeux rouges sanguins. Ben, pour Big Ben, mais aussi le nom du père de Willard, est le côté negatif du jeune homme. Celui qui n'hésite pas à desobeir. Celui qui n'hésite pas à jeter un chat vivant dans une "meute" vengeresse de rats. Celui qui sait qu'il n'y a pas de chemin de retour, quand le pire est atteint.
Quand Willard imagine des plans, c'est Ben qu'il regarde. Et quand Willard hésite, c'est Ben qui agit à sa place. Ben sent que la mère est un poids ? Il la fait tomber dans l'escalier, grignote un bout de chair, et s'enfuit.
Ben est un envahisseur, dont les actions sont catastophiques : en perdant sa mère, Willard perd sa maison... mais egalement son travail. Dans l'esprit fragile du jeune homme, ce sont des épreuves dont il ne peut se remettre. Le point culminant de sa folie est atteint quand son patron assassine - car il faut bien parler de meurtre - le petit Socrate, dechainant la rage tapie sous l'apathie, les instincts meurtriers voilés sous un faux vernis social.
Le film tout entier est un portrait du jeune homme. Un portrait kafkaien. Une toile peinte qui se meut. Un film à trois facettes, sans concession, sur la vie et le destin cruel d'un jeune homme asocial, qui n'a pas trouvé sa place dans le monde, à qui on n'a pas laissé le choix. Il y a Willard, et Ben (le mal) et Socrate (le bien). Cette metaphore de la schyzophrenie n'est evidemment pas le seul enjeu du film. La maison est l'âme de Willard, le champ de bataille de sa névrose. Les rats sont Willard. Ils sont la representation physique de sa rage, de l' incomprehension de ce qui l'entoure. A mesure que cette rage grandit, les rats grandissent en nombre. Il n'y a pas une pièce, pas un meuble qui ne soit noirci par la presence de ces bêtes.
L'erreur de Willard sera d'imposer Socrate comme chef de la meute de rat... alors que Ben est vu, par ces mêmes rats, comme le leader incontesté. Willard vengera le meurtre de Socrate, en amenant, tel un général, son armée de rongeurs sur son ancien lieu de travail, et y mettre à mort son patron. Willard, devenu meurtrier, est enfin arrivé à l'ultime chapitre, celui où il ne peut plus faire marche arrière. Et quand bien même il le voudrait, les rats refusent. Quand Ben comprend qu'il a l'intention de les exterminer, pour en finir avec ce cauchemar où il se perd, Ben ne voit pas d'autres solutions que de se débarrasser du jeune homme.
C'est aussi une histoire d'amour. Si Willard ignore (presque) jusqu'à la fin Cathryn, Socrate est l'être pour lequel il se damnera. Avec Ben, c'est une lutte à mort. Dans la version de 1971, il n'y a pas d'echappatoire possible. Willard, submergé par sa colère, sa haine, ne peut que hurler à Ben qu'il l'a aimé, qu'il lui a tout donné. Il l'a nourrit de ses ressentiments, de sa haine, là où l'animal ne cherchait qu'amour. Au dernier chapitre, il ne peut y avoir d'autres sorties que la mise à mort du jeune homme sous les crocs de l'animal.
La sortie du Willard 2003 n'est guère mieux. Si Willard reussit à tuer Ben à coups de couteaux, lors d'un face à face brutal et dement, la folie l'a deja englouti, ne lui permettant que de rêver, prisonnier des murs gris d'un asile, à son hypothetique sortie et au retour d'une souris blanche qu'il prendra pour Socrate. Un restant d'amour et d'affection qui n'est qu'illusion.
A mon sens, ces oeuvres méritent mieux que le simple label "film horrifique de série B".
Willard n'est horrifique que dans sa propension à montrer la réalité d'un être qui se dissous, un être seul, un incompris, prisonnier de cette apathie et de ses craintes. Un conte cruel et intimiste, une intropsection qui vire à l'alienation, une ville ou ne semble regner que la noirceur des âmes et la nuit eternelle. Un monde, un microcosme à l'image de son protaganiste, vivant dans le passé, avec des fantômes, ne voyant le monde qu'à travers sa propre névrose, frustré jusqu'à la douleur, condamné d'office.
Message: http://zombie.xooit.fr/t318-WILLARD.htm
LE SECRET DE TERABITHIA
(Bridge to Terabithia)
de Gabor Csupo 2007
Avec Josh Hutcherson (Jesse Aarons), Annasophia Robb (Leslie Burke), Zooey Deschanel (Miss Edmunds), Robert Patrick (Jack Aarons), Kate Butler (Nancy Aarons), Bailee Madison (May Belle), Devon Wood (Brenda Aarons), Erin Annis (Ellie Aarons), Grace Brannigan (Joyce), Latham Gaines (Bill Burke), Judy McIntosh (Judy Burke), Patricia Aldersley (Grand-Mère Burke), Lauren Clinton (Janice Avery), Rose Kircher (Carla Isabelle), Cameron Wakefield (Scott Hoager), Elliot Lawless (Gary Fulcher), Carly Owen (Madison), Jen Wolfe (Mrs Meyers), James Gaylan (le principal Turner), Ian Harcourt (Kenny, le chauffeur de bus), Hudson Mills (Willard Hugues), Philip Grieve (Mr Bailey).
Issu d'une famille socialement défavorisée, Joss, 13 ans, ne parvient ni à trouver sa place au sein de sa famille ni à se faire accepter à l'école. Doué en dessin, il se réfugie dans son imaginaire. Mais un jour, une nouvelle du nom de Leslie Burke arrive dans sa classe. Très vite, Leslie cherche à gagner l'amitié de Joss dont elle est aussi la voisine. D'abord réticent à se lier avec la fille qui parvient à battre tous les garçons au sprint, il finit par se prendre de sympathie pour Leslie. Un jour, les deux enfants découvrent une corde pendue à un arbre au-dessus de la rivière. Entraîné par Leslie, Joss se risque à s'y suspendre pour passer de l'autre côté. Et s'il s'agissait de l'entrée d'un monde fantastique peuplé de créatures inimaginables ?
Le Secret de Terabithia est avant tout un roman de Katherine Paterson intitulé Bridge to Terabithia qu'elle a écrit pour son fils alors agé de 8 ans dans de douloureuses circonstances. Juste un livre d'une mère pour son enfant afin d'aborder certains thèmes comme la mort et son cortège d'interrogations.....
Le film plutôt que de s'orienter vers un conte enfantin et aseptisé, comme Disney (car il s'agit bien d'une production Disney !) en produit en masse depuis des années, reste le plus fidèle possible au matériau de base.
Grace à une réalisation tout en finesse et qui capte parfaitement les nombreuses émotions distillées tout le long de l'intrigue, le film réussit à nous émouvoir, à nous toucher par la justesse de son propos et l'incroyable interprétation de nos deux jeunes héros.
Car soyons clair, ce film n'est pas une bleuet et noyée sous des tonnes d'effets spéciaux (bien que présents et fort bien réussis), mais un hymne à l'enfance, à ses joies, ses rêves, ses amitiés pures et si parfaites, mais aussi à ses douleurs, ses incompréhensions et ses interrogations parfois sans réponses !
Sur un plan purement cinématographique, Le Secret de Terabithia est un petit joyau, d'une maîtrise visuelle et d'une linéarité scénaristique exemplaire. De plus le passage du monde réel à celui de Terabithia est très finement amené, progressivement et de façon aussi crédible que possible. Quand Leslie et Jesse entrent dans leur monde secret, nous n'en doutons pas un seul instant, même mieux, nous traversons la grande forêt du royaume de Terabithia en courant a perdre haleine à leur côté. Une réussite totale, soutenue par de sublimes effets spéciaux, qui nous rappelle combien le monde de l'enfance contient de magie et de moments simples magnifiquement décrits par un réalisateur plus qu'inspiré !
Mais l'autre force vient également de la justesse de la description du monde réel, où les deux enfants, issus de deux monde différents (citadin et aisé pour elle, rural et pauvre pour lui), doivent quotidiennement faire face aux désagrément de leurs vies (problèmes d'intégration scolaire, contraintes familiales, sentiment d'abandon affectif paternel, etc...). Le film ne plonge jamais dans le gros mélo, mais décrit de façon simple et directe, misant sur des interprétations parfaites des différents acteurs, ces instants communs à tous, où la vie d'un enfant paraît bien compliquée face aux obligations et règles des adultes.
D'ailleurs le film aborde de façon discrète mais encore une fois avec justesse, de nombreux aspect de l'enfance et de la vie en général. Que ce soit l'amitié, l'amour, la famille et ces rapports particuliers (du manque d'affection à la maltraitance), les premiers émois amoureux, l'acceptation à la différence et la force que peut procurer cette différence, la séparation ou la mort, etc....
Une gamme incroyablement diverse de sentiments et d'émotions qui ne peuvent vous laisser indifférent, non pas simplement par la réussite du film, mais tout simplement parce que nous avons tous été des enfants et qui, un jour ou l'autre, avons été confrontés à ce genre de situations où tout du moins à ce genre de sentiments.
La musique vraiment superbe, restant discrète même si très présente, soulignant certaines émotions sans pour autant donner le sentiment de vouloir imposer quoi que ce soit. Une belle réussite qui s'inscrit dans la droite lignée de ce qui semble être le mot d'ordre de ce film : subtilité, discrétion et justesse.
Les effets spéciaux réalisés par la désormais célèbre WETA Digital (Le Seigneur des Anneaux) sont tout simplement magnifiques. Incorporant progressivement le film au fur et à mesure que nos jeunes héros inventent et découvrent le monde de Térabithia, jamais ils ne prennent le pas sur les émotions et les propos du film. Ils sont là pour renforcer le sentiment féerique, tout en conservant une part de réalisme bien venu (les personnages de Terabithia sont la réplique fantasmagorique des "méchants" de la vie de Jees et Leslie), que distillent les escapades dans le royaume secret. Ils ne prendront d'ailleurs que leur véritable ampleur dans la merveilleuse scène finale où Terabithia apparaît à perte de vue.
Côté interprétation, rarement un film de la maison Disney n'aura été aussi parfait !
Que ce soit les deux personnages principaux (Annasophia Robb et Josh Hutcherson) tout simplement extraordinaire dans la palette d'émotions qu'ils réussissent à nous offrir, aux rôles secondaires, aussi bien Robert Patrick en père tellement criant de vérité que l'on oublie qu'il n'est qu'un acteur, les professeurs du Lycée (la scène douloureuse où Jen Wolfe - Mrs Meyers- parle de la mort de son époux), les élèves, bien qu'en apparence très clichés (apparence trompeuse révélée par la fille de 4ème et ses problèmes familiaux) et les familles respectives de Jesse (sa petite sœur est un amour !) et Leslie (dont la liberté et l'aisance contraste avec ceux de Jesse justement !).
Vraiment un casting plus que brillant, où encore une fois la justesse et la simplicité (en apparence !) ne dépareille pas avec le ton du métrage.
Au final Le Secret de Terabithia est une véritable perle, un joyau qui brille par la justesse de son propos mais dont l'éclat est trouble et sombre, tant les sujets abordés dans le film sont traités de façon directes et sans faux semblants. L'amitié et l'amour côtoient la mort et la douleur sans jamais être totalement dissociés, ni complètement enlacés.
Un film qui est tout simplement l'un des meilleurs (le meilleur ?) consacré à l'enfance que j'ai eu l'occasion de voir......un véritable chef d'œuvre (c'est ma conviction !).
Mais ce n'est pas tout, car ce film peut également s'immiscer en vous de façon anodine, allant jusqu'à rouvrir certaines plaies que l'on croyait cicatrisées dans nos cœurs, faisant resurgir de vieux souvenirs que l'on croyait perdus à jamais, mais pourtant encore bien présent, quelque part dans la partie la plus intimes de notre âme ou de nos cœurs......
Mais voilà, Le Secret de Terabithia n'est pas seulement un film magnifique mais bien plus, en tout cas pour moi, tellement plus, que pour en parler, hors contexte purement cinématographique, je ne peux le faire simplement à l'aide de mes doigts parcourant mon clavier, mais avec mon cœur et certains sentiments profonds et intimes.
Car ce film m'a d'abord parlé de moi, pas de celui que vous côtoyez sur le forum, mais d'un Celtic enfoui quelque part au fond de mon regard. Un Celtic enfant, courant à travers les bois avec ses chemises ridicules, son short trop grand et ses genoux écorchés. Un Celtic que longtemps j'ai essayé de dissimuler aux yeux inquisiteurs de notre société adulte et d'un entourage devenu tellement sérieux avec le temps.
Mais au final un Celtic si peu différent de celui que je suis à présent, même si la vie n'a jamais hésité à venir briser ces rêves fabuleux, jamais réalisés, mais pourtant maintes fois vécues........
Cette justesse dans le film dont je parlais précédemment, est telle qu'il m'a été facile d'établir un pont (plus intime encore que celui reliant Terabithia et la réalité) entre l'enfance de Jesse et la mienne. Ces rapports d'amitié purs où semblent miroiter la promesse d'un amour parfait avec Leslie sa voisine (encore une fois ces deux jeunes acteurs sont d'une justesse et d'une sensibilité incroyable), les rapports douloureux avec un père trop peu démonstratif mais qui au dernier moment enlace son fils (c'est exactement ce que j'ai connu avec mon père...) et ce monde imaginaire pour échapper à certaines contraintes et sources de déception de la vie "réelle", tout est étroitement lié avec mon vécu......
Comment d'ailleurs ne pas ressentir ce sentiment de déjà vu, tant le film reste simple et direct sans jamais exagérer dans son propos, tant et si bien qu'au final, ce n'est plus qu'un déferlement d'émotions parfois contradictoires mais tellement complémentaires....
Comment ne pas se souvenir de ces premières amitiés et de ses premiers émois amoureux (la prof de musique et évidemment Leslie !) quand dans le regard de Jesse se mêlent le trouble crée par ces émois.
Comment ne pas se souvenir devant ces images magnifiques de nos jeux et de nos rêves d'enfants......
Rare ont été les films qui ont eu un tel impact sur moi et qui ont fait autant couler de larmes sur mes joues. Des larmes de joie, de tristesse et de nostalgie comme si ces images avaient réussi a franchir tous les obstacles et embûches menant à mon cœur abîmé....
Un film qui restera à jamais gravé en moi comme un fabuleux retour vers mon passé, vers mon Terabithia à moi, pays que je croyais à jamais perdu, n'apercevant que trop rarement ses océans et ses îles dans des moments de solitude au milieu de la nuit. Un film qui me conforte encore plus dans la certitude que le petit Celtic jamais ne disparaîtra de mon regard.
Juste préserver ce Celtic enfant pour croiser une dernière fois le regard de ma Leslie, peut importe où elle se trouve, ici où dans mon Terabithia, car dans ce regard, la vie et toute sa magie semblent pouvoir vivre éternellement !
Ne laissez jamais personne vous faire croire que votre Terabithia n'existe pas.................

Message: http://zombie.xooit.fr/t317-LE-SECRET-DE-TERABITHIA.htm
Japon / 2000 / 1H38
Réalisateur TAKEUCHI Tetsuro
Avec : Guitar WOLF (lui-même), Drum WOLF (lui-même), Bass WOLF (lui-même), ENDO Masashi (Ace), MORISHITA Yoshiyuki
Sypnosis :
Ace est complétement fou du groupe Guitar Wolf. Il voudrait devenir aussi cool que le chanteur de son groupe préféré. Il va à chacun de leurs concerts et suit leur carrière avec passion. Après un concert, il décide enfin d'aller se présenter devant le groupe, qui doit régler un léger différent avec un manager pas très net dans sa tête. En entrant dans le bureau du manager, Ace aide sans le vouloir le groupe à se sortir d'affaire et Guitar Wolf lui remet en signe de remerciement un sifflet qu'il devra utiliser s'il est en danger. Sur la route, Ace vient en aide à Tobio, une ravissante jeune fille et tombe sous son charme. C'est alors que la situation se complique pour Ace, qui va devoir lutter contre des zombies ! En effet, des extraterrestres redonnent vie aux morts et ceux-ci se mettent à massacrer toutes les personnes vivantes. Ace va retourner secourir Tobio et va bientôt avoir recours au sifflet afin de bénéficier de l'aide de Guitar Wolf, car la nuit va lui reserver bien d'autre surprise...
Sorti en 2000 au Japon, Wild zero met en scène un groupe de rock "Guitar wolf"dans leur propre rôle confronté à des zombies.
Nous avons donc dans le désordre un groupe de rock, des extraterrestres, des zombies, un travesti et un fan du groupe qui va se trouver au milieu de tout ce petit monde.
Le ton donné à l'humour ici est léger et ne fait pas dans le trash mais se révèle sympathique finalement.
Les effets spéciaux ne sont pas mauvais, on a le droit à quelques décapitations en bonne et due forme et quelques autres plans sanglants fort bienvenus.
Le scénario à défaut d'être brillant apporte une touche d'originalité au métrage et suffit à nous divertir.
Le maquillage des zombies fait penser à ceux de Romero et son célèbre "Zombie" ou bien encore au lac des morts vivants de l'illustre Rollin avec leur peau bleutée.
Quelques scènes valent également le coup d'oeil comme le passage où le leader des Guitar wolf se sert de ces médiators pour exterminer une horde de zombies ou bien encore lorsque Ace, le fameux héros de l'histoire malgré lui tombe amoureux d'un travelo...
Et puis il y a ce passage énorme quand même où les principaux protagonistes du film se retrouvent enfermés dans un entrepôt à chercher une méthode pour s'en sortir et se rappele soudain du film de Romero, le cultissime "La nuit des morts vivants". Malheureusement pour eux, aucun ne l'a vu. Cette scène étonnante m'a esquissé un large sourire.
Le film est entrecoupé par quelques intermèdes, lorsque les Guitar wolf interprètent quelques courts morceaux de musique aux sonorités bien rock avec des textes pas vraiment recherchés.
Wild zero est un bon petit film de zombies sans être excellent, il nous offre un spectacle divertissant le tout sur une durée de plus de 1H30. Pour vous donner une idée, dans la lignée de Sars war pour ceux qui connaissent.

Message: http://zombie.xooit.fr/t315-WILD-ZERO.htm